Le 20h

VIDÉO - Les prix des carburants restent chers : la faute aux marges des pétroliers ?

par La rédaction de TF1 | Reportage Pierre Gallaccio, Laura Baquet
Publié le 9 mai 2023 à 10h51
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Les prix des carburants en France restent parmi les plus élevés d'Europe.
Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a annoncé qu'il allait saisir la répression des fraudes.
Il soupçonne les distributeurs d'avoir indûment augmenté leurs marges.

Tous les jours à la pompe, face aux prix, le même sentiment : le prix du baril est revenu au même niveau qu’il y a un an et demi, mais pas les prix à la pompe. Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, veut saisir la répression des fraudes pour vérifier si les pétroliers n'en ont pas profité pour augmenter leurs marges. Est-ce réellement ce qui rend le diesel et l'essence si chers en France ?

Quelles marges se font les distributeurs ?

Regardons d’abord du côté des indépendants, qui gèrent la moitié des 10.000 stations-service françaises, avec une particularité : des contrats de long terme, aux marges fixées, des années à l’avance. Francis Pousse, président national des distributeurs de carburants et d’énergies nouvelles au syndicat Mobilians, affirme que la marge en station-service est en moyenne de un à deux centimes nets. Raison pour laquelle ils ont perdu une centaine de stations-service traditionnelles entre 2021 et 2022.

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Qu’en est-il ailleurs, dans les stations-service de la grande distribution et des pétroliers ? Ces marges augmentent-elles ? Du côté des géants du secteur, TotalEnergies assure que ses marges restent globalement toujours autour d'un centime par litre. Même son de cloche du côté des magasins U : "Notre politique de prix n’a pas changé (...) Nos marges sont faibles." 

Une chose est sûre : les récents blocages des raffineries ont fait grimper les prix, parce qu'il a fallu importer davantage d'essence de l'étranger, plus chère.

Le gouvernement peut-il agir ?

Les taxes représentent la majorité du prix d'un litre d'essence, 53%. Le reste, ce sont les coûts de distribution et le prix du baril. Selon Myriam Maestroni, présidente du think tank sur la transition énergétique "E5T", l'État n'a qu'une seule marge de manœuvre : baisser les taxes : "L'État n'a pas le pouvoir à proprement parler de faire évoluer les marges des distributeurs puisqu'ils sont libres de leurs politiques". Le gouvernement se refuse à toucher aux taxes qui servent, dit-il, à financer la transition écologique. 


La rédaction de TF1 | Reportage Pierre Gallaccio, Laura Baquet

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