La flambée des prix de l'énergie

Prix du gaz : la crise ukrainienne va-t-elle le faire flamber ?

Publié le 23 février 2022 à 20h13, mis à jour le 24 février 2022 à 0h23
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Les sanctions économiques et financières annoncées contre la Russie auront des conséquences sur notre économie et peut-être même sur notre pouvoir d'achat.
On pense en premier lieu au gaz dont le cours mondial pourrait grimper en cas de conflit prolongé.

Pour Jean-Louis, sa chaudière au gaz est l'objet de tous les tourments. Elle lui coule désormais beaucoup d'argent. "En janvier et février 2022, j'ai dû payer 280 euros par mois, alors que l'an dernier, au pire, on m'a prélevé 146 euros. La différence est donc de 134 euros par mois. Ce qui est énorme", déplore-t-il.

Et c'est encore pire pour les entreprises. Dans cette usine du groupe Thermi Lyon, le métal est chauffé à 900°C pour être solidifié. Et la consommation de gaz est astronomique. La dernière facture du patron tourne autour des 250 000 euros. Et si la crise en Ukraine s'éternise, la prochaine sera trois fois plus élevée, soit 750 000 euros.

Mais les entreprises et les particuliers français sont un peu moins à la merci des sanctions russes que nos voisins européens. Nous importons 17% de notre gaz de Russie. C'est peu par rapport aux Allemands dont plus de la moitié de leur gaz est russe. Cela nous protège donc un peu plus des variations de prix. D'autant que nous avons des stocks de gaz en France.

C'est la règle, les fournisseurs ont l'obligation de faire des réserves pour plusieurs mois comme l'explique Nicolas Goldberg, expert en énergie chez Colombus Consulting, au micro du 20H de TF1. Les stocks ont notamment permis de geler les tarifs pour les particuliers jusqu'au 30 juin prochain. Le gouvernement envisage désormais de prolonger le blocage des prix.

TF1 | Reportage A. De Précigout, C. Buisine, P. Vogel


La rédaction TF1 Info

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