Une opération journée morte était organisée dans de nombreux ports français jeudi 30 mars.
Des pêcheurs jusqu'aux industriels, toute la filière était à l'arrêt pour exprimer son inquiétude.

Une gerbe de fleurs à la mer, symbole de leur inquiétude et de leur colère. Comme partout dans le pays, des centaines de pêcheurs se sont donné rendez-vous à Brest (Finistère) ce jeudi 30 mars. Pour Jean-Marie Salaün, c’était une évidence de rejoindre le cortège et pourtant, il est cuisinier et traiteur : "Un pêcheur, ça fait vivre cinq personnes à terre, et on est dans ce cas-là".  

C’est toute la filière et ses 50.000 emplois directs et indirects qui sont concernés. Par solidarité, de nombreuses poissonneries ont baissé leur rideau pour la journée. "C’est essentiel, on ne s'est pas posé la question. On a suivi le mouvement", affirme Simon Gestin, responsable des poissonneries "Raguenes" à Brest.

Sur le port de Brest, Christian Riou, responsable de salle au restaurant "La maison de l’océan", soutient le mouvement. À sa carte, rien que du poisson, alors la grève des pêcheurs bouleverse les approvisionnements. "Depuis 37 ans que le restaurant existe, nous n’avons jamais rencontré ce souci-là. Or là, s’il n’y a pas de pêche du tout, nous ne pourrons pas fournir nos clients", dit-il. La situation n’est pas près de s’améliorer, les pêcheurs ont prévu de rester à quai et dans certaines poissonneries les étals sont déjà clairsemés.


La rédaction de TF1 | Reportage Chloé Ebrel, Tara Lagoutte

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