Les producteurs d'artichauts de Bretagne n'arrivent plus à écouler leurs stocks.
Toute la filière est en danger, notamment parce que les consommateurs achètent de moins en moins ce légume.
TF1 se penche sur leurs difficultés.

Une filière agricole en crise. Plusieurs producteurs des Côtes-d'Armor ont déversé près de 70 tonnes d'artichauts invendus sur la chaussée de Lannion en Bretagne, comme le montre la vidéo du JT de TF1 ci-dessus. Un geste fort pour faire entendre leur colère : le prix de l'artichaut est au plus bas. En cause : une moindre demande, car peu de Français consomment régulièrement des artichauts. Ce faible intérêt pour ce légume met désormais en danger le secteur des artichauts de Bretagne.

 

Dans le reportage en tête de cet article, notre équipe part à la rencontre de Florian, un producteur des Côtes-d'Armor. Dans ses champs, la récolte bat son plein. Mais Florian nous l'explique : "Un artichaut, on le vend 40 centimes, voire un peu en dessous. Il faudrait le vendre 55 centimes pour commencer à gagner quelque chose. À l'heure actuelle, on vend à pertes".

L'artichaut attire moins les consommateurs

Pour chaque tête d'artichaut, cet agriculteur perd quinze centimes. Un travail à perte qu'il explique par la marge prise par les grandes surfaces, mais aussi par la concurrence étrangère et des autres régions de France. "Dans les magasins en Bretagne, on retrouve des artichauts du sud de la France. Alors qu'ici, nous avons du bel artichaut breton, et pas cher en plus", ajoute-t-il.

Une concurrence associée en plus à un désamour pour l'artichaut. Ce légume ne séduit plus les jeunes actifs sur les étals de marchés. "La clientèle de l'artichaut, c'est plus une clientèle autour de la soixantaine. Ça prend du temps à préparer. La diversité des recettes accessibles à partir de ce produit est limitée aussi. Mais il est super bon !", assure un maraîcher breton dans la vidéo en tête de l'article.

Pour redorer le blason de ce légume breton, 200 affiches mettant en avant les artichauts et leurs producteurs vont être collées dans le métro parisien.


Laetitia ASGARALI DUMONT | Reportage Chloé Ebrel, Robin Cann

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