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Hausses de salaires, primes... Comment les entreprises peuvent augmenter le pouvoir d'achat de leurs salariés

La rédaction de TF1info | Reportage F. Chadeau, S. Hembert, L. D'Hallivilée
Publié le 8 juillet 2022 à 11h33
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Mercredi soir, la Première ministre, Élisabeth Borne a appelé toutes les entreprises qui le peuvent à augmenter leurs salariés.
Mais de quels moyens disposent les patrons pour augmenter le pouvoir d'achat de leurs employés ?
Le 20H de TF1 s'est penché sur la question.

Les deux charpentiers rencontrés par le 20H de TF1, dans le reportage en tête de cet article, confectionnent une pièce décorative pour le clocher d'une église. Leur entreprise tourne bien et les deux employés ont déjà touché deux fois la prime Macron, d'un total de 2000 euros. "On en a profité", apprécie César Letemplier.

Et comme le prévoit le projet de loi sur le pouvoir d'achat, il sera désormais possible de tripler la prime, soit 3000 euros. La patronne de l'entreprise y réfléchit d'ailleurs sérieusement. Car la mesure comporte un avantage non négligeable : pour tous les salaires inférieurs à trois fois le Smic, l'employeur ne paiera pas de charge et le salarié sera exonéré d'impôts. "Quand l'entreprise distribue 1000 euros, ça lui coute 1000 euros. Et le salarié perçoit 1000 euros net." Or, sans cette prime "ça sera de l'ordre de 750 euros dans sa poche avant impôts. Et pour l'entreprise, ça couterait de l'ordre de 1500 euros", détaille Anne Jacquier-Laforge, PDG de Bepox, à Wissous.

"Le cout de la vie est dur tous les mois, pas seulement ponctuellement"

Au contraire, dans une PME où nos journalistes se sont rendus, spécialisée dans la fabrication de moules pour pièces en plastique, plutôt qu'une prime, les salariés préféreraient une augmentation. Yves Demourches, ajusteur mouliste, évoque "6%, pour compenser l'inflation. (...) Une augmentation de salaire, vous l'avez tous les mois. Or, le cout de la vie est dur tous les mois, pas seulement ponctuellement".

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Le PDG de Rouxel Mold, à Saint-Arnoult-en-Yvelines, Frédéric Rouxel, nous précise "comprendre ses salariés. Parce qu'à un moment donné, il faut aussi que leurs salaires soient en adéquation avec le marché du travail. Et si on a des salaires trop en décalage par rapport au reste des entreprises, on ne va pas garder nos salariés, ils risquent de partir". En conséquence, le patron pourrait augmenter ses 50 employés de 2 à 3% dans le courant de cette année 2022.

Mais chez les artisans ou les commerçants, beaucoup ne peuvent pas augmenter les salaires, car leurs charges, disent-ils, sont trop lourdes. La seule solution, à leurs yeux, pour doper le pouvoir d'achat de leurs salariés, est de baisser les cotisations.


La rédaction de TF1info | Reportage F. Chadeau, S. Hembert, L. D'Hallivilée

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