Face à la pénurie de main-d'œuvre en été, certaines entreprises n'hésitent pas à embaucher des retraités.
S'ils sont généralement heureux de reprendre un peu de service, ces salariés ont aussi d'autres motivations.
L'une de nos équipes en a rencontré quelques-uns.

C'est l'une des conséquences de la réforme des retraites mais aussi une réponse à la pénurie de saisonniers. Alors que de nombreux professionnels reconnaissent avoir, à l'approche de l'été, des difficultés à recruter de la main d'œuvre pour la saison, certaines entreprises ont trouvé la solution : embaucher des retraités. Dans un contexte où la crise sanitaire semble avoir rendu les salariés plus exigeants sur les emplois proposés, la hausse du coût de la vie pousse en effet les retraités à occuper les postes laissés vacants.

"On tombe sur des super personnes mais ce sont des gens qui viennent à nous", explique dans le reportage en tête de cet article Catherine Remy, responsable de l'hébergement à la station de La Bresse-Hohneck, dans les Vosges. Elle se dit d'autant plus heureuse de leur présence que les "difficultés de recrutement" sont devenues un vrai problème.

"Un retraité actif"

Le retour d'expérience est le même pour Michèle Wernert, directrice du parc d'attractions Didi'Land dans le Bas-Rhin. "Ils sont très bons, ils sont excellents, ils sont satisfaisants, ils ont toujours le sourire, ils sont toujours présents", énumère cette dernière qui en a recruté plusieurs pour l'été.

Si les motivations des concernés à reprendre du service sont différentes, le salaire reste bien souvent l'élément déclencheur. "La retraite c'est plus ce que c'était dans le temps, il faut y mettre du sien pour survivre, ça permet de finir l'année", confirme Jean-Marc, employé à Didi'Land pour l'été. Aux commandes d'un manège, Claude, 61 ans, voulait, lui, renouer avec le monde professionnel, pour se sentir utile. Être "un retraité actif" et "voir sourire les enfants", résume-t-il. C'est aussi ce qui a motivé Christian, 71 ans, à retourner au travail. "Ça me permet de faire quelque chose de mes journées, ça me fait peut-être vieillir un peu moins vite", estime celui qui ce jour-là promène les visiteurs dans les allées de ce parc d'attractions.

Danièle, 71 ans également, entend pour sa part financer grâce à ses revenus estivaux, un voyage au Népal avec ses petits-enfants. 


La rédaction de TF1info TF1 | Reportage Philippe Vogel et Eric Schings

Tout
TF1 Info