Projet de loi sur le partage de la valeur : quels salariés vont gagner plus ?

par La rédaction de TF1info | Reportage Justine Corbillon, Erwan Braem
Publié le 24 mai 2023 à 15h33

Source : JT 13h Semaine

Un projet de loi a été présenté ce mercredi en Conseil des ministres sur le "partage de la valeur".
Il vise à étendre des dispositifs tels que l'intéressement, la participation ou les primes de partage de la valeur à toutes les entreprises de plus de 11 employés.
Le JT de TF1 revient sur les contours de ce texte et son impact sur les salariés concernés.

C'est une nouvelle bienvenue pour les 20 salariés de cette entreprise qui fabrique des structures en béton à Mérignac (Gironde). Dans un an et demi, ils devraient percevoir, pour la première fois, une participation ou un intéressement. "C'est la reconnaissance pour le travail qu'on fait toute l'année durement", salue Benoît Renat, soudeur au sein de cette entreprise.

À partir du 1er janvier 2025 en effet, selon le projet de loi sur "le partage de la valeur" présenté ce mercredi en conseil des ministres, toutes les entreprises entre 11 et 49 salariés, qui dégagent des bénéfices pendant trois années consécutives, devront proposer au moins l'un de ces dispositifs : intéressement, participation ou prime de partage de la valeur (anciennement appelée prime Macron).

Le patron des 20 salariés à Mérignac est pour cette redistribution, mais il aurait largement préféré qu'on baisse les charges sur les salaires, pour lui permettre d'augmenter ses employés. "Le quotidien du travailleur, c'est tous les jours, c'est chaque fin de mois", souligne Michel Marcenat. Il plaide pour une "revalorisation des salaires en priorité. Et ensuite la participation, là je suis d'accord. Mais cette participation, il faut l'encadrer, et si on peut l'externaliser, parce que le chef d'entreprise ne peut pas tout faire". Lui qui a du mal à recruter dans son secteur espère que cela permettra de fidéliser ses employés. C'est l'autre avantage de ces dispositifs. "Ça permet d'avoir une association des salariés aux résultats de l'entreprise, donc ça peut participer à la motivation", souligne Nathalie Janson, économiste et enseignante à Neoma Business School.

Dans ce cabinet de recrutement où une équipe de TF1 s'était rendue il y a deux mois, les douze employés sont regonflés à bloc. "La prime d'intéressement, elle est versée juste avant l'été. C'est plutôt intéressant, ça permet de pouvoir se faire plaisir", explique l'un d'eux. Comme eux, plus de 1,5 million de salariés supplémentaires devraient profiter de ces dispositifs en 2025.


La rédaction de TF1info | Reportage Justine Corbillon, Erwan Braem

Tout
TF1 Info