Les restaurants Courtepaille seront fixés sur leur sort ce vendredi.
Les difficultés de l’enseigne montrent la fin d’un modèle qui a été très populaire.
Mais comment en est-on arrivé là ?

Sur la route des vacances, c’est l’assurance d’un repas à la bonne franquette : viande grillée, frites servies généreusement. Un peu plus de 60 ans après sa création, la recette de Courtepaille, c’est avant tout des souvenirs. "Ils offraient des gadgets, on allait manger avec les grands-parents, c'était festif", se remémore une passante. Une sorte de madeleine de Proust actuellement tombée en désuétude. Symbole de ce changement : le toit de chaume reconnaissable entre tous, immortalisé dans le film Les Visiteurs, remplacé par de la tôle en cas de rénovation. Fini, aussi, la salade gratuite en entrée.

Manque d'investissements

Des choix qui déplaisent. La chaîne de restaurants n’attire plus : en deux ans, la fréquentation a baissé de 25%. Pour renouer avec le public, la marque tente de jouer sur la nostalgie de certains. À l’image d'un pot de glace qui fait son grand retour. Pas suffisant pour pallier le manque d’investissements. À croire que le modèle, un temps très populaire, n’a pas résisté à la concurrence. 

Le repreneur de la marque, placée en redressement judiciaire, aura du travail pour redonner à Courtepaille ses lettres de noblesse.


La rédaction de TF1 | Reportage Charles Diwo, Nicolas Hesse

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