À quelques semaines des grandes vacances, les hôteliers, restaurateurs, ou encore propriétaires de gîte et de camping sont toujours à la recherche de milliers de saisonniers.
Et alors que le logement constitue souvent le principal critère des candidats à l'embauche, certains patrons ont trouvé des solutions.
Exemple à Saint-Tropez, où le 20H de TF1 s'est rendu.

Avec son port, ses terrasses et ses ruelles authentiques, Saint-Tropez (Var) a tout de la carte postale. En juillet et en août, près de 70.000 touristes s'y pressent chaque jour, choyés par une armée de travailleurs saisonniers qui doivent se loger. 

Julien Migret est l'un d'entre eux. Saisonnier à la capitainerie de Saint-Tropez, il s'est déjà installé dans l'un des préfabriqués proposés par la mairie, pour un loyer de 100 euros par mois. "C'est ma première année à Saint-Tropez, ç'a été décisif. J'avais d'autres propositions, mais c'était soit le logement à trouver, soit d'être logé jusqu'à parfois quatre dans la même chambre", explique-t-il au 20H de TF1, dans le reportage visible en tête de cet article.

Saint-Tropez a investi 150.000 euros

La mairie a besoin de 80 travailleurs supplémentaires l'été, dont 47 peuvent loger dans les préfabriqués présentés dans notre reportage. Le coût pour la ville s'élève à 150.000 euros. "La fidélisation est importante. C'est effectivement un enjeu. Ça évite de recruter tout le temps des personnes chaque année, de reprendre à zéro le recrutement", détaille Thierry Usunier, directeur de la Cohésion sociale et du Logement à Saint-Tropez. 

Quel que soit le secteur, avec la pénurie de logements, trouver des saisonniers est, en effet, un casse-tête. Ce que confirme Sonia Mezouar, directrice d'un café à Saint-Tropez. "On a quasiment une personne sur deux qui souhaite être logée et on n'a pas assez de logements pour notre personnel", précise-t-elle.

Au Pays basque, Peio Etxeleku, dirigeant de la fromagerie Agour et fabricant de glaces à Hélette (Pyrénées-Atlantiques), peine également à trouver du personnel en haute saison. Alors, il a décidé de mettre la main au portefeuille et de rénover une ancienne ferme. Cela lui permet de proposer des locations 25 à 30% moins chères que les prix du marché. 

Ce projet à plus d'un million d'euros implique un budget colossal mais indispensable, selon lui, pour recruter. "C'est un investissement très conséquent. On ne peut se le permettre que parce que nous sommes une entreprise familiale, donc on raisonne sur plusieurs décennies à l'avance. Ce n'est pas un investissement sur lequel on va gagner de l'argent. Le but, c'est d'attirer, de fidéliser", affirme-t-il. 

En France, en plein été, près de 800.000 postes sont occupés par des saisonniers.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : H. Villatte, J. Demory, J. Garrel

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