Dans une tribune publiée ce mardi, des eurodéputés de gauche et des économistes appellent à la création d'un impôt sur les ultra-riches.
Ils veulent que celle-ci serve à financer "la transition écologique et sociale".

Il n'y a pas qu'en France que ce sujet fait parler. Plus de 130 eurodéputés ont signé une pétition ce mardi en faveur de la création d'un impôt sur la fortune des "ultra-riches" à l'échelle internationale afin de participer à "la transition écologique et sociale". "Ce que nous avons réussi à accomplir pour les multinationales, nous devons désormais le faire pour les grandes fortunes", écrivent, dans une tribune publiée dans Le Monde, Aurore Lalucq (groupe Socialistes et démocrates, gauche) et l'économiste Gabriel Zucman, à l'initiative de cette campagne.

"Notre proposition est simple : instaurer un impôt progressif sur la fortune des ultra-riches à l'échelle internationale afin de réduire les inégalités tout en participant au financement des investissements nécessaires à la transition écologique et sociale", expliquent l'eurodéputée et l'économiste, expert reconnu sur l'évasion fiscale et la taxation des hauts revenus. Les auteurs mentionnent l'idée d'une taxation à 1,5% à partir d'un patrimoine de 50 millions d'euros, tout en affirmant que le niveau exact de l'impôt devra être décidé "collectivement et démocratiquement".

"Elon Musk n’a pas payé un centime en impôts fédéraux"

Aurore Lalucq et Gabriel Zucman appellent l'OCDE et l'ONU à lancer des négociations sur cet impôt, et pressent l'Union européenne à agir vite. "Elon Musk, alors deuxième homme le plus riche du monde, n’a pas payé un centime en impôts fédéraux. Jeff Bezos, non plus, n’a pas payé d’impôts en 2007, ni en 2011. En France, pays pourtant réputé pour son niveau élevé de taxation, les 370 plus riches familles ne sont effectivement taxées qu’autour de 2 % à 3 %", dénoncent les signataires.

Leur pétition a été signée essentiellement par des députés européens écologistes et de gauche, par une dizaine d'économistes et par des ONG internationales dont Oxfam. 

Pour appuyer leurs propositions, Aurore Lalucq et Gabriel Zucman citent en exemple l'impôt minimum de 15% sur les bénéfices des multinationales, auquel près de 140 pays ont adhéré "quand tout le monde répétait que c'était impossible".


Antoine LLORCA avec l'AFP

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