Fini les épreuves du bac en mars ? Pap Ndiaye veut "corriger" le calendrier de l'examen

par B.L.
Publié le 14 juillet 2023 à 16h48

Source : TF1 Info

Pour la première fois depuis la réforme du bac de 2019, les épreuves finales se sont déroulées en mars dernier.
Un changement de calendrier qui a entraîné une démobilisation des élèves sur le dernier trimestre.
Dans les colonnes de "Ouest-France", le ministre de l'Éducation nationale dit réfléchir à une "solution dès l'année prochaine".

Appliquée pour la première fois depuis 2019, la réforme Blanquer déjà menacée ? Ce vendredi 14 juillet, le ministre de l'Éducation nationale Pap Ndiaye ouvre la voie à un nouveau changement du calendrier du baccalauréat... ou plutôt une "correction". Interrogé par nos confrères d'Ouest-France, le locataire de la rue de Grenelle a indiqué qu'il étudiait "des hypothèses" dans le cadre d'un "changement de dates des épreuves de spécialité" du bac.

"La programmation des épreuves de spécialité fin mars contribue à une démobilisation des élèves au troisième trimestre, on l’a bien vu cette année", reconnait le ministre de l'Éducation. Sans détailler davantage, Pap Ndiaye explique que "plusieurs hypothèses" sont sur la table, dont celle d'un changement de calendrier. "Nous perdons des semaines et des semaines de programmes, ce qui n’est pas un service à rendre à l’enseignement supérieur", juge le ministre face à nos confrères.

Pap Ndiaye explique qu'une "décision sera bientôt annoncée". "Les étudiants qui arrivent en septembre dans leur spécialité ont relâché leurs efforts depuis cinq mois. Nous devons trouver une solution applicable dès l’année prochaine", martèle-t-il. 

Des syndicats toujours opposés à cette réforme

Depuis plusieurs semaines, les syndicats d'enseignants se sont fait entendre pour évoquer ce manque d'investissement de la part des élèves alors qu'il ne restait, pour le bac, plus que le grand oral l'épreuve de philosophie à passer. Cette dernière portait un coefficient 4 pour les candidats au bac technologique et 8 pour les candidats au bac général... sur un total de 100.

Le 6 juillet dernier, le SNES-FSU (le plus important du second degré) voyait dans cette démobilisation "une preuve incontestable de l’échec des réformes Blanquer". "L’organisation du bac et des enseignements est illisible, l’absentéisme a explosé au troisième trimestre", jugeait-il dans un communiqué.


B.L.

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