Être l’aîné, le cadet ou le petit dernier d’une famille n’est pas sans incidence sur votre personnalité.
Il n’existe pas de profil type, mais des traits communs se dessinent chez les individus qui occupent une même place au sein d’une fratrie.
Même si on peut idéaliser une place, c’est surtout l’investissement des parents auprès de l’enfant qui compte.

Comparer l’aîné et le cadet, tel est le nouveau challenge de TikTok. De nombreuses vidéos, qui présentent l’aîné en enfant modèle et le cadet comme un démon, fleurissent sur ce réseau social. Il s’agit d’une illustration par l’image du syndrome de la fille aînée (ou de la grande sœur), cette théorie selon laquelle les premières-nées auraient un comportement exemplaire et donc une charge mentale plus élevée que leurs petits frères et petites sœurs. Mais est-ce que l’ordre de naissance impacte vraiment le caractère de l’individu ? 

L’aîné, le plus intelligent de la famille ?

Sa place dans la fratrie implique davantage de responsabilités. En assumant le rôle de parent intermédiaire, l’aîné développe son intelligence. L’éducation y est également pour quelque chose. Avant la naissance de frères et sœurs, le premier-né profite de toute l’attention de la famille au sens large, qui les stimulerait bien plus intellectuellement. 

Généralement en lutte pour conserver sa place de favori auprès de sa mère et de son père, l’aîné fait preuve de perfectionnisme, à la maison comme à l’école. Interrogée par nos confrères de 20 minutes, Bernard Golse, pédopsychiatre, psychanalyste et professeur à l’Université Paris Cité, affirme que les parents se montrent plus exigeants et attentifs avec leur premier enfant.

Pour Nina Bataille, coach professionnelle et auteur de "Frères et sœurs, de la rivalité à la complicité", l’autoritarisme et la rigidité de l’aîné s'expliquent de manière logique. Inexpérimentés, les jeunes parents se montrent particulièrement stressés. Ils mettent sous pression leur progéniture pour marcher, parler, avoir de bons résultats à l’école, etc. 

La place du milieu, un défi pour le cadet

Parfois considéré comme le grand oublié au sein d’une fratrie, le cadet peut souffrir du manque d’attention de ses parents. Néanmoins, cette place dans le rang lui permet de gagner en autonomie et en adaptation. Généralement maître dans l’art de la médiation, l’enfant du milieu fait office d'intermédiaire et de conciliateur entre l’aîné et le benjamin, souvent en conflit en raison d’une différence d’âge importante. Pour Nina Bataille, le cadet se montre flexible, mais il ressent aussi le besoin de se démarquer du reste de la fratrie. Ainsi, il attire l’attention sur lui, en bien comme en mal. 

Le petit dernier, un explorateur né

En tant que petit dernier, le benjamin a tendance à cristalliser l’attention de ses parents. Chouchouté par les membres de la famille, il développe une certaine désinvolture. Plutôt facile à vivre et décontracté, le petit dernier n’a pas l’habitude qu’on lui résiste. Et il apprécie qu’on fasse les choses à sa place. 

Peu autonome, le benjamin n’en reste pas moins explorateur. Des parents plus indulgents renforcent chez l’enfant le goût du risque, comme l’explique le psychologue et auteur américain Frank Sulloway dans "Les enfants rebelles".  


Emilie CARTIER pour TF1 INFO

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