École : #NousToutes manifeste à Paris ce samedi pour une éducation affective et sexuelle "de qualité"

Publié le 8 octobre 2022 à 10h40, mis à jour le 1 mars 2023 à 11h06

Source : Sujet TF1 Info

L'association féministe #NousToutes appelle à un rassemblement ce samedi 8 octobre à Paris.
Cet appel vise à mobiliser sur la question des cours d'éducation à la vie affective et sexuelle.
Si ces cours sont obligatoires depuis 2001, ils seraient très peu mis en place dans les établissements.

Appel à la mobilisation. L'association féministe #NousToutes, qui lutte contre les violences de genre, a appelé à un rassemblement à Paris, ce samedi 8 octobre à 14h, afin de mobiliser sur la question des cours d'éducation à la vie affective et sexuelle. Depuis 2001, au moins trois séances doivent être dispensées chaque année, de l'école primaire au lycée. Pourtant, un rapport de l'Inspection générale a souligné que "moins de 15% des élèves" bénéficiaient effectivement de ces cours, les situations étaient très disparates d'un établissement à un autre.

Une loi qui n'est pas respectée depuis plus de 20 ans

Un rapport publié en début d'année et réalisé par #NousToutes estimait qu'en moyenne, seulement 13% du nombre requis de séances étaient effectivement réalisées. Au niveau du contenu, l'association regrettait que les séances se concentrent généralement sur des thématiques biologiques, "au détriment des questions d’estime de soi, de consentement ou de lutte contre les violences".

"À l’approche de la Journée Internationale des Filles, nous nous rassemblerons pour faire valoir nos droits", appelait #NousToutes, sur Twitter. Cette éducation à la vie affective et sexuelle serait le meilleur moyen de prévenir les violences sexistes et sexuelles. "Qu’attendent les pouvoirs publics pour éduquer la jeunesse à l’égalité afin de préparer une société meilleure pour demain ?", interpelle encore l'association qui a lancé une pétition pour appeler l'Éducation nationale à appliquer sa réglementation.

Dans une interview à Franceinfo mi-septembre, le ministre de l'Éducation nationale, Pap Ndiaye avait affirmé sa volonté de "respecter la loi" et de remettre ce sujet sur la table. "La loi de 2001 nous enjoint de façon très claire de parler d'éducation à la sexualité", avait-il expliqué, reconnaissant "qu'il y a de grandes variations selon les écoles, selon les classes, selon les territoires".


Aurélie LOEK

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