En augmentation, le nombre de candidats aux postes d'enseignants reste insuffisant

TD avec AFP
Publié le 4 décembre 2022 à 17h57
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Le ministre de l'Éducation nationale a indiqué que les candidats souhaitant devenir enseignants sont plus nombreux que l'an passé.
Ce n'est pour autant pas suffisant pour répondre aux besoins, estime Pap Ndiaye.
Le recours aux contractuels se révèle désormais obligatoire pour compenser les manques.

Au cours d'une interview donnée ce dimanche, le ministre de l'Éducation nationale a expliqué que le nombre de candidats qui se sont présentés aux concours enseignants sera cette année en légère hausse par rapport à l'an passé. Et ce alors que les inscriptions se sont clôturées vendredi. Pour autant, cette progression ne permet pas de résoudre les manques observés sur le terrain, Pap Ndiaye expliquant qu'il faudrait parvenir à susciter l'intérêt de davantage de candidats.

"On n'a pas encore les chiffres, mais on sera légèrement au-dessus de l'année dernière sans pour autant que cela suffise", a-t-il détaillé au micro de Radio J. Il faut d'ailleurs noter que face au manque de candidats, le ministère a pris la décision de prolonger la durée possible inscriptions dans le premier et le second degré (enseignement primaire et secondaire). Une rallonge de deux semaines par rapport au calendrier initial.

Des milliers de postes à pourvoir

Malgré les revalorisations salariales annoncées ces dernières années, les concours enseignants sont loin de faire le plein et traduisent un manque d'attractivité de la profession. À l'issue des sessions de juillet, plus de 4.000 postes n'avaient pas été pourvus. Pour éviter que des classes entières se retrouvent dépourvues d'enseignants, le ministère de l'Éducation à fait le choix de recourir à un nombre accru de personnels contractuels, souvent moins formés que les titulaires. Une situation que dénoncent régulièrement les syndicats.

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Le ministre demande du temps : "On ne va pas changer les choses d'un coup de baguette magique, ça va prendre du temps", a-t-il lancé. Ajoutant qu'il "est clair que la rentrée 2023 ne sera pas spectaculairement différente de la rentrée 2022." Selon Pap Ndiaye, "C'est un effort de longue haleine" qui est mené. "Pour revaloriser, d'abord par les salaires, mais pas seulement." 

Le successeur de Jean-Michel Blanquer confie qu'au-delà des questions liées aux rémunérations, il planche sur les conditions d'exercice du métier, mais également sur les modes de formation et de recrutement des enseignants.


TD avec AFP

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