Le président français a accordé un entretien à TF1 et France 2, depuis Nouméa où il est en déplacement.
Il a évoqué "une série de petites révolutions" dans l'Éducation nationale, pour pallier le manque de professeurs.

Emmanuel Macron a réaffirmé, lundi 24 juillet, qu'il y aurait "un professeur devant chaque classe" à la rentrée, grâce à "une série de petites révolutions", qui passent par la réforme de la formation et une meilleure rémunération. Le chef de l'État, en visite à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), s'exprimait simultanément sur TF1 et sur France 2, au cours des JT de 13H des deux chaînes.

Il a notamment mis en avant le "pacte enseignant", une promesse du candidat Macron en vue de son second mandat, lancé durant les "100 jours d'apaisement et d'action", qu'il avait décrétés après le passage douloureux de la réforme des retraites, et dont il dressait le bilan ce lundi. Un pacte qui prévoit le remplacement de professeurs absents par leurs collègues, en échange d'une meilleure rémunération, et suivant un principe de volontariat. Par ailleurs, l'Éducation nationale "continue à recruter" des contractuels pour assurer la rentrée, a-t-il assuré.

"Un système de remplacement plus efficace"

"Nous mettons en place pour la rentrée un système qui permettra de ne plus perdre d'heures" d'enseignement, notamment "en ayant un système de remplacement plus efficace grâce au pacte", a souligné le président. Au cours de cet entretien mené conjointement par Jacques Legros et Nathanaël de Rincquesen, le chef de l'État a détaillé une série de "petites révolutions" dans l'Éducation nationale, selon son expression. 

Ainsi, l'accueil des élèves sera assuré dès l'âge de deux ans dans les quartiers en difficulté, la réduction du nombre d'élèves se poursuivra, cette fois en moyenne section de maternelle dans les réseaux d'éducation prioritaire, des heures de soutien en classe de 6ᵉ seront garanties aux élèves en difficulté, et les collèges auront la possibilité d'ouvrir dès 8h et jusqu'à 18h dans les quartiers sensibles. 

Emmanuel Macron a par ailleurs demandé à la Première ministre Elisabeth Borne, et au tout nouveau ministre de l'Éducation, Gabriel Attal, d'apporter des réponses aux "limites" et aux "difficultés" apparues cette année avec la mise en œuvre du nouveau baccalauréat. Parmi les critiques les plus nombreuses adressées à ce nouveau bac : des épreuves de spécialité passées en mars, qui entraînent une forte baisse de la motivation et de la présence en classe des élèves de Terminale dès le début du printemps.


F.Se

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