La France a enregistré 677 000 naissances en 2023, soit 49 000 naissances de moins qu’en 2022.
Lorsqu’un bébé naît par voie basse, sans complication et sans une intervention médicale supplémentaire, il s’agit d’un accouchement eutocique.
À l’inverse, un accouchement dystocique désigne tout ce qui empêche un accouchement de se passer normalement.

D’après les dernières données partagées par l’Insee, on compte 677 000 naissances sur l’ensemble de l’année 2023, soit 49 000 naissances de moins qu’en 2022 (- 6,7 %). Depuis 2011, le nombre de naissances n’a fait que diminuer en France, à l’exception d’un léger rebond en 2021, "année affectée par les confinements et les déconfinements dus à la crise sanitaire", précise l’Institut national de la statistique. Parmi tous ces accouchements, certains sont d’ordre eutociques, tandis que d’autres sont dystociques. S’il est difficile d’estimer leur nombre, voici comment les différencier. 

Comment distinguer un accouchement eutocique d’un accouchement dystocique ?

Un accouchement eutocique est un accouchement par voie naturelle, qui se déroule sans encombre, sans nécessité d’une intervention médicale supplémentaire. L’Organisation mondiale de la Santé précise que le bébé se présente la tête en bas entre les 37ᵉ et 42ᵉ semaines de gestation ou de grossesse. Le déclenchement est spontané et après la naissance, le nouveau-né et la maman se portent bien. Il s’agit donc d’un accouchement sans complication qui se déroule selon le processus physiologique normal.

A contrario, le terme dystocie puise son origine du grec ancien : "dys", pour difficulté, et "tokos", pour accouchement. L’enfantement dystocique englobe toutes les raisons empêchant la naissance de se dérouler simplement et "normalement". 

Accouchement : quelles sont les différentes formes de dystocie ?

S’il en existe davantage, les spécialistes de santé distinguent deux grandes catégories de dystocie : celle d’origine mécanique et celle d’origine dynamique. Dans les deux cas, elles rendent l’accouchement compliqué et nécessitent un suivi particulier. Lorsque la dystocie est dynamique, elle concerne les contractions utérines. La plupart du temps, elles ne sont pas assez intenses pour permettre au col de se dilater correctement et ainsi permettre au bébé de sortir. Il se peut aussi qu’elles soient à l’inverse trop fortes et trop rapprochées, ce qui complique l’accouchement.

Des dystocies mécaniques multiples

Une dystocie mécanique peut se présenter sous trois formes. Elle peut être osseuse, lorsque le bassin de la maman est trop étroit et empêche la sortie du bébé, d’origine fœtale lorsque la position du nourrisson est inhabituelle (en siège, transversale ou oblique), ou quand sa taille, son poids ou une malformation rendent impossible la naissance par voie basse. La dernière dystocie est celle des tissus mous : le placenta se trouve sur ou à proximité de l'orifice interne du col, ou la future maman souffre de kystes ovariens ou de problèmes utérins.

Les gynécologues obstétriciens et les sages-femmes sont aussi confrontés à la dystocie des épaules : mal positionnées dans l’utérus, les épaules du bébé compliquent la naissance par voie basse. Un phénomène qui représente quatre à cinq accouchements sur 1000. Enfin, on évoque la dystocie d’engagement lorsque toutes les bonnes conditions sont réunies pour faciliter la sortie du bébé par voie naturelle, mais que le fœtus peine à s’engager correctement.


Marjorie RAYNAUD pour TF1 INFO

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