En cette rentrée scolaire, plusieurs changements sont attendus dans les écoles, collèges et lycées.
Nouvelles dates pour certaines épreuves du bac, plan contre le harcèlement scolaire, maths pour tous les lycéens... Découvrez ce qui va évoluer à partir de cette année.

Les vacances sont bel et bien terminées. 6,4 millions d'écoliers, 3,4 millions de collégiens et 2,2 millions de lycéens font leur retour en classe ce lundi 4 septembre. Baccalauréat, ne rentrée 2023/2024 qui comporte son lot de changements.

Fin des épreuves décalées du bac, maths obligatoires en première

Au lycée, les épreuves de spécialité du baccalauréat en terminale sont décalées. La dernière réforme du bac, portée par Jean-Michel Blanquer, permettait aux élèves de passer, au mois de mars durant l'année de terminale, l'examen de ces matières bénéficiant d'un fort coefficient sur la note finale. Conséquence : avec seulement l'épreuve de philosophie et le grand oral à préparer avant l'été, beaucoup d'élèves se démobilisaient et multipliaient les absences en fin d'année scolaire. Mais dès 2024, ces épreuves de spécialité seront de nouveau organisées en juin.

Autre nouveauté importante pour les lycéens : comme annoncé l'automne dernier, les mathématiques font cette année leur grand retour en classe de première dans le tronc commun des matières examinées au baccalauréat. Dès septembre, ceux qui n'ont pas pris la spécialité mathématiques auront une heure et demie de cours en plus par semaine consacrée à cette discipline. 

Une heure de soutien scolaire obligatoire en 6e

L'organisation des cours au collège va elle aussi connaître quelques changements, notamment en classe de 6e. À leur entrée dans l'enseignement secondaire, les élèves bénéficieront désormais d'une heure de soutien scolaire obligatoire, en français ou en mathématiques. Une heure de technologie va être supprimée en parallèle pour permettre la mise en place de ce nouveau dispositif. Certains professeurs dans cette matière s'estiment d'ailleurs lésés avec la fin de leur enseignement en classe de 6e. Par ailleurs, le dispositif "Devoirs faits", qui permet aux élèves de faire leurs devoirs au collège, sera également rendu obligatoire à ce niveau.

Au primaire, un approfondissement des "savoirs fondamentaux"

Lire, écrire et compter : dès le CP, les instituteurs devront désormais mettre l'accent sur l'apprentissage des savoirs fondamentaux. Ainsi, dans ce niveau, "deux heures seront consacrées à l'apprentissage et à la pratique de la lecture", a précisé Gabriel Attal. 

En CM1, les élèves qui ont des difficultés en lecture suivront une pratique quotidienne renforcée, avec notamment la lecture de textes longs. En CM2, ils devront produire au moins un texte écrit chaque semaine. De nouvelles évaluations nationales en français et en mathématiques seront lancées en classe de CM1 – mais aussi en 4e – pour mieux analyser le niveau des élèves.

Un plan contre le harcèlement scolaire

Un plan interministériel contre le harcèlement scolaire doit bientôt être mis en place à l'école. Le sujet a d'ailleurs été érigé comme une priorité nationale par Gabriel Attal en cette nouvelle rentrée. De nouvelles mesures seront appliquées pour lutter contre ce fléau. Ainsi, un élève responsable de harcèlement scolaire pourra désormais être transféré dans une autre école, évitant d'imposer ce changement à celui qui en est victime. Un auteur de cyberharcèlement contre un élève d'un autre établissement pourra aussi être sanctionné.

Hausse des salaires des professeurs

Cette rentrée marque aussi l'entrée en vigueur du nouveau système de rémunérations présenté en avril par Emmanuel Macron. Cette mesure a pour objectif affiché de permettre à tous les enseignants de gagner plus de 2000 euros net par mois. Concrètement, pour y parvenir, les professeurs recevront leur salaire tous les mois, qualifié de "socle" de base. Ils pourront compléter cette rémunération par d'autres revenus, conditionnés à de nouvelles missions. Ce système est appelé le "pacte" par l'Éducation nationale.

Ce "pacte" doit permettre "le remplacement systématique des enseignants absents" pour de courtes durées dans les collèges et lycées, mission jugée prioritaire par le ministère. Gabriel Attal a réaffirmé lundi qu'il y aurait "un professeur devant chaque classe" à la rentrée, notamment grâce au pacte. 


Theodore AZOUZE avec AFP

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