VIDÉO - À l'école du virtuel : les élèves n'apprendront bientôt plus (seulement) dans les manuels

par M.B | Reportage TF1 Delphine Sitbon, Etienne Dubois
Publié le 1 septembre 2023 à 10h28

Source : JT 20h Semaine

Le 20H de TF1 vous donne, en réalité augmentée, un aperçu de l'école du futur.
Grâce aux casques de réalité virtuelle, les élèves pourront se projeter dans n'importe quelle époque.
L'intelligence artificielle leur offre déjà la possibilité de discuter avec des personnages illustres.

Dans l'école du futur, les élèves n'apprendront plus seulement l'histoire dans les manuels, ils la vivront. Grâce aux casques de réalité virtuelle, ils pourront se projeter dans n'importe quelle époque. Se retrouver nez à nez avec un brachiosaure, le sentir se rapprocher et même l'entendre crier... Voilà comment mieux retenir une leçon sur l'air jurassique. 

Au Moyen Âge, les élèves pourront escorter un chevalier qui part en guerre pour son suzerain, ou découvrir, quelques siècles plus tard, à quoi pouvait bien ressembler une soirée typique dans les années 1920.

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Les élèves pourront-ils mieux apprendre avec les casques de réalité virtuelle ? "J'ai envie de dire oui, à condition d'éviter l'effet waouh, c'est-à-dire l'utiliser une fois pour l'épater, étonner les élèves et puis on s'arrête là. Il faut absolument que ce type de casque virtuel soit utilisé plusieurs fois pour que l'élève s'y habitue", déclare Cécile Cathelin, professeure rencontrée par notre équipe dans la vidéo, en réalité augmentée, du 20H de TF1.

Ces casques ont déjà fait leur apparition dans quelques classes. Des élèves de Rouen sont par exemple immergés en pleine bataille d'Azincourt. Mais imaginez aller encore plus loin : discuter avec un personnage illustre, mort il y a plus d'un siècle. Pour ça, prenez un rétroprojecteur et de l'intelligence artificielle, vous obtiendrez ce jumeau virtuel de Vincent Van Gogh, développé par une entreprise française, que montre notre reportage.

L'intelligence artificielle ne remplace pas les professeurs

"Pourquoi vous vous êtes-coupés l'oreille gauche ?", lui demande un élève. "J'ai eu ce moment de grande détresse dans ma vie et j'ai pris la décision de me couper partiellement l'oreille gauche. C'était le résultat de mes luttes intérieures et de mes tourments émotionnels", répond l'artiste avec l'accent néerlandais. Grâce aux nombreuses lettres du peintre, et avec l'aide d'experts en histoire de l'art, ce Van Gogh 2.0 a été entraîné pour répondre à n'importe quelle question.

L'idée de cette nouvelle technologie n'est toutefois pas de remplacer les professeurs. "Non, c'est comme les manuels scolaires, finalement, on n'a jamais imaginé qu'ils allaient remplacer les professeurs, on a toujours compris qu'ils étaient des soutiens en appui des professeurs", explique Orianne Ledroit, directrice générale de l'association EdTech France. "Les solutions numériques sont imaginées de la même façon : elles visent à aider, appuyer les enseignants dans l'élaboration de leurs cours". 

Et aussi à les aider à repérer les difficultés ou les facilités d'un élève. Alia, Timothée et Redouane sont tous les trois dans la même classe de mathématiques, assis côte à côte et pourtant, ils ne vont pas avoir le même exercice à faire. L'intelligence artificielle contenue dans leurs tablettes va s'adapter à eux en temps réel.

Si Alia répond correctement à la première question, la deuxième question sera plus difficile. En revanche, si Timothée se trompe à la première question, la tablette va continuer de lui poser des questions similaires jusqu'à ce qu'il ait bien compris la notion. L'intelligence artificielle pourra aussi prendre en compte les résultats de l'élève aux précédentes interrogations, les questions sur lesquelles il bute le plus souvent, afin d'individualiser encore plus les exercices. 

Des lunettes de réalité augmentée à l'horizon 2030

À Dijon, Louis Jeannin, cofondateur de la start-up Foxar, a réussi à donner vie aux manuels scolaires. Ses maquettes à lui sont en 3D. Elles ont quitté les pages des livres pour rejoindre le sol des salles de classe. "On affiche ces objets, ces maquettes virtuelles dans la salle de classe comme si elles étaient vraiment là", explique-t-il.

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Aujourd'hui, cette technologie fonctionne avec une tablette, mais ce qu'il attend avec impatience, c'est l'arrivée des lunettes de réalité augmentée à l'horizon 2030. "L'intérêt des lunettes de réalité augmentée ça va être de pouvoir voir ces objets virtuels comme s'ils étaient réellement là posés devant nous dans la salle de classe."

Enfin, l'école du futur ressemblera peut-être physiquement à l'école que l'on peut voir dans le reportage ci-dessus. Avec ses 600 panneaux solaires sur le toit, cette école de Dijon produit plus d'électricité qu'elle n'en consomme, et alimente même une vingtaine de bâtiments dans son quartier. 


M.B | Reportage TF1 Delphine Sitbon, Etienne Dubois

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