Gabriel Attal a annoncé plusieurs mesures ce jeudi pour "juguler la violence" chez les jeunes.
Il a notamment appelé à "la responsabilisation des parents démissionnaires".
Parmi les propositions du Premier ministre, l'idée de travaux d'intérêt général pour les parents défaillants a de nouveau été avancée.

"Responsabiliser les parents démissionnaires" coûte que coûte. Ce jeudi, à l'occasion de ses 100 jours à Matignon, échéance qu'il avait lui-même revêtit d'une importance particulière au moment de sa promotion en tant que Premier ministre, Gabriel Attal a centré son discours sur "le sursaut d'autorité" à trouver ces prochaines semaines pour "juguler la violence" chez les jeunes. Le responsable a choisi de s'exprimer depuis Viry-Châtillon (Essonne), ville marquée par la mort de Shemseddine, 15 ans, passé à tabac il y a deux semaines près de son collège.

"Les convocations du juge, on s'y rend !"

Parmi d'autres propositions, comme l'hypothèse de sanctions sur le bac ou le brevet pour les élèves les plus perturbateurs, Gabriel Attal s'est adressé directement aux parents. "Si certains [d'entre eux] se battent et refusent à se résigner, d'autres renoncent et se dérobent à leur devoir, a lancé l'éphémère ministre de l'Éducation nationale. L'éducation, cela commence d'abord à la maison."

Le chef du gouvernement a formulé plusieurs propositions pour remettre les parents au centre de l'éducation de certains jeunes difficiles. Gabriel Attal entend ainsi instaurer des amendes pour les parents qui ne se rendent pas à la convocation du juge pour enfants. "Les convocations du juge, on s'y rend !", a-t-il objecté. Il entend aussi sévir contre les parents défaillants en ouvrant la porte à de possibles travaux d'intérêt général à leur encontre, comme il l'avait déjà évoqué lors de déclaration de politique générale, fin janvier.

Dédommagements à payer et placements en internat

Autre souhait affiché par le Premier ministre : "ne pas rajouter de la misère à la misère". "Nous savons bien que dans certaines circonstances, ce sont des femmes seules qui se démènent pour garder leur enfant dans le droit chemin, tandis que le père a totalement démissionné", regrette Gabriel Attal. Pour éviter l'écueil d'une sanction focalisée uniquement sur l'adulte toujours présent pour son enfant, il propose donc de rendre les deux parents responsables, solidairement, de la réparation financière quand un enfant a causé des dégâts. "Ce n'est pas parce qu'un des deux parents a quitté le foyer qu'il doit se laver les mains des actes de son enfant et de ses conséquences", a-t-il souligné.

Enfin, Gabriel Attal a aussi enjoint les parents à placer à l'internat les enfants qui "commencent à avoir de mauvaises fréquentations". L'objectif ? Leur faire "retrouver un cadre" au sein du système scolaire, "loin de leur quartier". "Des dizaines de milliers de places" en internat "sont désespérément vides" en France, selon le Premier ministre. "Ces internats, nous les mettons d'ores et déjà en place", a-t-il assuré, cette idée ayant déjà été, elle aussi, proposée il y a quelques semaines.

Le Premier ministre a annoncé se donner "huit semaines" pour faire aboutir ce "travail collectif" autour de cette problématique de violences chez les jeunes, avec "un point d'étape central dans quatre semaines".


T.A.

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