Eric Ciotti a appelé de ses vœux un accord entre Les Républicains et le Rassemblement national lors des législatives.
Une annonce très largement dénoncée par sa famille politique, mais qu'applaudissent les cadres du RN.
Marine Le Pen évoque notamment "le choix courageux" d'Eric Ciotti et son "sens des responsabilités".

Invité au journal de 13 heures de TF1 ce mardi, le patron des Républicains Eric Ciotti a estimé que la droite avait "besoin d'une alliance" avec le Rassemblement national pour les législatives du 30 juin. "Nous avons besoin d'une alliance, en restant nous-mêmes, (...) avec le Rassemblement national et avec ses candidats", a affirmé l'élu des Alpes maritimes, expliquant qu'il avait échangé à ce sujet avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. 

Un "pseudo-cordon sanitaire" en train de "disparaître"

Marine Le Pen a réagi à cette main tendue et salué à la mi-journée "le choix courageux" et "le sens des responsabilités" d'Eric Ciotti. Elle a ajouté qu'elle espérait "qu'un nombre conséquent de cadres LR le suivent" dans sa proposition. "Quarante ans d'un pseudo-cordon sanitaire, qui a fait perdre beaucoup d'élections, est en train de disparaître", a indiqué la patronne des députés Rassemblement national à l'Assemblée nationale.

Si les déclarations d'Eric Ciotti sont saluées dans les rangs du RN, elles provoquent de très vives réactions et une large opposition au sein de sa propre famille politique. Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau estime que le président de son parti défend "une ligne personnelle" en prônant une alliance avec le RN aux législatives. Une position qui fait écho à celle du chef de file des députés Les Républicains. Le projet d'Eric Ciotti "n'engage que lui", assure Olivier Marleix, appelant à sa démission.

Sur les réseaux sociaux, de multiples élus LR ont également pris leurs distances et rejeté l'idée d'un accord avec Jordan Bardella et sa famille politique. "Nous savons désormais qu’en juin 1940, Eric Ciotti n’aurait jamais traversé la Manche", a lancé le député de l'Aisne Julien Dive. Son collègue de la Manche Philippe Gosselin assure pour sa part que "personne n'a validé le choix de Ciotti". Ce dernier "a perdu toute crédibilité" à ses yeux. Député du Haut-Rhin, Raphaël Schellenberger

entend bien refuser une alliance de son parti avec celui de Marine Le Pen. "Jamais je ne renierai mes valeurs et mes convictions. Je serai candidat sans aucune tambouille de parti", a-t-il réagi.


TD

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