Fini l'écologie "punitive" à la Duflot, Yannick Jadot veut passer à l'écologie "aimable"

Vincent Michelon
Publié le 21 octobre 2016 à 9h20, mis à jour le 21 octobre 2016 à 9h29
Fini l'écologie "punitive" à la Duflot, Yannick Jadot veut passer à l'écologie "aimable"

Source : BERTRAND GUAY / AFP

ECOLOS SYMPAS - Qualifié pour le second tour de la primaire EELV, Yannick Jadot a proposé vendredi matin d'en finir avec "l'écologie punitive", souvent associée à Cécile Duflot, au profit d'une écologie "aimable". Histoire de redorer un peu le blason de sa formation politique.

Après l'écologie menaçante, l'écologie bisounours. Sur Radio Classique, vendredi matin, Yannick Jadot, candidat qualifié pour le second tour de la primaire d'EELV (il affrontera Michèle Rivasi), a trouvé un drôle de slogan de campagne pour solder à sa manière avec l'ère Cécile Duflot, éliminée de la course dès le premier tour mercredi soir

Le député européen, en tête du scrutin interne, plaide pour une "écologie aimable". Sous-entendu : une écologie qui ne rebuterait pas les Français à force de leur donner des leçons de conduite dans leur vie quotidienne. 

Il ne faut pas que l’écologie soit culpabilisante, punitive, il faut qu’elle soit aimable

Yannick Jadot

Ecologie sympa

A tort ou à raison, l'ancienne ministre Cécile Duflot a souvent été associée par ses détracteurs à cette "écologie punitive", une expression qu'elle réfutait, la décrivant comme un "non-sens". "Ce n'est pas punitif de respirer les particules fines ? Aujourd'hui, ce qui est punitif, c'est la pollution", avait-elle rétorqué en mai 2015 en défendant le principe de l'écotaxe poids lourds. 

Mais pour Yannick Jadot, ce qui compte désormais, c'est de convertir les Français en douceur : en leur parlant de ces "centaines de milliers d'emplois" promis par la transition énergétique, et de "ces milliers de PME qui sont déjà dans l'écologie".  Politiquement, c'est aussi une manière d'en finir avec l'ère Cécile Duflot, qui a dirigé EELV avant de devenir ministre du Logement, puis députée. "Une partie de la direction nationale d'EELV était derrière Cécile Duflot. Je souhaiterais que la direction soit neutre dans l'organisation de cette primaire", a prévenu sans détour le député européen.


Vincent Michelon

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