Elections présidentielles

Attaqué par son camp, Lagarde justifie son appel du pied à Macron

Vincent Michelon
Publié le 5 septembre 2016 à 8h17, mis à jour le 5 septembre 2016 à 8h59
Attaqué par son camp, Lagarde justifie son appel du pied à Macron

Source : ALAIN JOCARD / AFP

FAMILLE DECHIREE - Attaqué par Hervé Morin pour avoir tendu la main à Emmanuel Macron, Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, a justifié sa stratégie lundi matin sur France 2.

Voilà quelque mois que la famille des centristes n'avait pas trouver une bonne occasion de se déchirer. C'est désormais chose faite, après l'appel du pied lancé à Emmanuel Macron par le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde. Ce dernier, estimant que le ministre démissionnaire partageait les idées de sa famille, lui a proposé de le rejoindre. Chantal Jouanno, dont il est proche, a fait de même. Ce qui a fait bondir Hervé Morin, président du Nouveau Centre, composante du mouvement centriste.

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L'ancien ministre de la Défense a tancé Jean-Christophe Lagarde, estimant "qu'avant de s’exprimer, la moindre des choses aurait été d’en parler d’abord devant les instances de l’UDI" et que cet appel du pied est "un renversement d’alliance puisque nos partenaires naturels sont Les Républicains".

Lagarde se justifie

D'où la réponse, lundi matin, de Jean-Christophe Lagarde, interrogé sur France 2. Pour le patron de l'UDI, rien de honteux à tendre la main à l'ex- ministre en marche vers la présidentielle. Message adressé à Hervé Morin : 

Quand des gens expriment des idées qu’on peut partager sur le plan économique, je ne vois pas pourquoi on ne dialoguerait pas

Jean-Christophe Lagarde

Et de tancer "ceux qui disaient qu'il était plus intelligent que les autres quand il était au pouvoir", et qui maintenant tombent sur le jeune ex-ministre. L'occasion pour le président du mouvement centriste de rappeler que, contrairement à ce qu'affirme Hervé Morin, "on a négocié des accords avec Nicolas Sarkozy pour les élections départementales et régionales, pas pour les élections nationales". Les centristes ou l'éternelle question des alliances politique : gauche ou droite ?


Vincent Michelon

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