Emmanuel Macron a annoncé dimanche la dissolution de l'Assemblée nationale et la tenue d'élections législatives anticipées.
Deux recours ont été déposés mardi devant le Conseil Constitutionnel contre le décret organisant ce scrutin.
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CIOTTI A REÇU "DES MILLIERS DE MESSAGES DE SOUTIEN"

C'est son premier tweet depuis son annonce choc au 13H et le big bang qui a suivi chez les Républicains. "J'ai reçu des milliers de messages de soutien au rassemblement des droites. Merci pour votre confiance !", écrit-il sur X. "Les Républicains seront au rendez-vous pour éviter l’arrivée au pouvoir de la NUPES, mettre fin au chaos migratoire, sécuritaire et budgétaire et remettre nos idées au pouvoir après 12 ans d’absence", dit-il.

LES MINISTRES VENUS DE LA DROITE MOBILISÉS

Six ministres issus de la droite, dont Gérald Darmanin, Rachida Dati et Bruno Le Maire, se posent en "héritiers du Général de Gaulle" dans une tribune pour Le Figaro à l’attention des électeurs.

DEUX RECOURS DÉPOSÉS DEVANT LES SAGES

Deux recours ont été déposés mardi devant le Conseil Constitutionnel contre le décret organisant le scrutin des élections législatives. La France Insoumise a annoncé en déposer prochainement un troisième, protestant "contre le gel des listes électorales". "Ce qui est reproché, ce sont des problématiques de délai qui vont rendre les élections trop courtes", explique Jean-Baptiste Soufron, membre de l'Association de défense des libertés constitutionnelles (Adelico), portant le premier recours. 


La loi dispose que la dissolution de l'Assemblée nationale et le premier tour du scrutin doivent être séparés de 20 jours minimum. En l’état, le premier tour doit se tenir le 30 juin en France métropolitaine. La dissolution, elle, a été effective le 9 juin. Or, un vote anticipé est prévu dans certaines circonscriptions, notamment en Outre-Mer et à l'étranger. Ces scrutins ne respecteraient donc pas les 20 jours de délai.

PAS D'ACCORD AVEC RECONQUÊTE

Le président du Rassemblement national a confirmé sur France 2 que "les discussions n'avaient pas abouti" avec le parti d'Eric Zemmour, Reconquête. Alors qu'une rencontre avait eu lieu hier entre Marion Maréchal, tête de liste de Reconquête aux Européennes, et Jordan Bardella et Marine Le Pen. L'accord entrevu n'a finalement pas été atteint, avait finalement annoncé la nièce de Marine Le Pen ce matin. En cause, selon les deux parties, les attaques d'Eric Zemmour répétées contre le Rassemblement national.

XAVIER BERTRAND SUR TF1

Suivez l'interview du président LR de la région Hauts-de-France au JT de 20H.

LES PATRONS INQUIETS, MAIS SILENCIEUX

"Risque d'instabilité financière", "propositions folles" : les organisations patronales s'inquiètent que le Rassemblement national, s'il remporte les législatives, ne détricote une politique économique qui a permis aux entreprises et à l'emploi de mieux se porter depuis 2017, mais évitent de l'attaquer trop frontalement. 


Ce matin, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait appelé "le monde économique" à "se mouiller" contre le RN, et notamment les deux plus grosses organisations patronales, le Medef et la CPME, à "dire clairement ce qu'elles pensent des programmes économiques des uns et des autres" et à alerter sur "la facture du programme marxiste de Marine Le Pen". 


La veille, les trois organisations représentatives, le Medef, la CPME et l'U2P avaient envisagé de publier une position commune, avant d'y renoncer. Ce mardi, dans un communiqué qui ne cite aucun parti, tout en visant clairement des projets du RN et, pour faire bonne mesure, de LFI, le Medef a dit redouter les propositions de "certains", "allant du retour de la retraite à 60 ans à l'indexation automatique des salaires sur l'inflation, en passant par la sortie du nucléaire ou de l'énergie éolienne". 

LE MAIRE PAS CANDIDAT

Le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a confirmé qu'il ne serait pas candidat aux élections législatives anticipées organisées après la dissolution de l'Assemblée nationale par le président Emmanuel Macron. "J'ai dit depuis le premier jour de mon implantation dans l'Eure (où il a été élu député pour la première fois en 2007, NDLR), que je ne ferais que trois mandats de député", a-t-il insisté lors d'une réunion de lancement de la campagne électorale à Pacy-sur-Eure, une ville située dans son ancien fief électoral. 


"Il faut savoir passer la main à une nouvelle génération. Je ne serai donc pas candidat aux élections législatives" des 30 juin et 7 juillet, a-t-il indiqué, confirmant ce qu'il avait laissé entendre quelques heures plus tôt.

UNE ALTERNATIVE CHEZ LR ?

Sur France 2, le maire (LR) de Cannes David Lisnard a estimé que la décision d'Eric Ciotti de s'allier au RN lui était "personnelle", et a appelé à une "transformation" de LR, pour laquelle il propose son propre courant, le micro-parti "Nouvelle Energie".

QUID DES DIVERGENCES ?

"Nous reviendrons sur la réforme Macron, qui est catastrophique", a expliqué Jordan Bardella, éludant les divergences entre son programme et celui de LR sur la question des retraites.


Quant à la réforme de l'assurance-chômage, le chef de file RN a regretté "qu'on demande toujours des efforts aux mêmes", sans préciser non plus comment cette approche s'accorderait avec celle des Républicains, très opposés sur ce point.

GABRIEL ATTAL SUR TF1

Ces élections législatives "sont probablement les plus importantes pour les Français, on parle de leur vie quotidienne, de l’avenir du pays dans les années, les décennies prochaines". Il qualifie le programme du RN de "ruine complète du pays", l'estimant à 100 milliards comme Gérald Darmanin la veille. "Le bloc de l'extrême-gauche, c'est le chaos et la violence", ajoute-t-il, partant du principe que l'ensemble de la gauche est désormais unie. Le programme de Renaissance ? "Rétablir l'autorité".

>> Suivez l'interview du Premier ministre au JT de 20H

ACCORD RN-LR

Plusieurs dizaines de candidats Les Républicains seront soutenus par le Rassemblement national, a affirmé Jordan Bardella sur France 2, au terme de "discussions avec le président Ciotti". "J'ai lancé un appel à toutes les formations politiques patriotes autour du Rassemblement national qui veulent venir contribuer à cette majorité de redressement" et "je me félicite qu'Eric Ciotti ait répondu favorablement". 


Le président du RN a confirmé un accord, au terme duquel des candidats LR seront soit "investis", soit "soutenus" par son parti. Moins de dix députés sortants sont actuellement favorables à une alliance avec le RN, selon les informations TF1-LCI.

BARDELLA À MATIGNON EN CAS DE VICTOIRE ?

Le Rassemblement national promet déjà que Jordan Bardella sera Premier ministre en cas de victoire aux Législatives. Pourtant, c'est le président de la République qui nomme théoriquement le chef du gouvernement. ⬇️

"PAS UN REFERENDUM"

Les élections législatives anticipées ne sont "pas un référendum sur le président de la République" mais doivent permettre de "faire barrage aux extrémismes qui menacent des deux côtés", a estimé le président du MoDem François Bayrou. 


"Cette campagne n'est pas organisée pour faire un jugement ou un référendum sur le président de la République. Ça a joué dans les européennes, j'entends bien. Mais cette fois, ce n'est pas la question. La question, c'est : est-ce que nous acceptons de voir l'idée de France dévoyée ?", a déclaré François Bayrou sur BFMTV. 

GABRIEL ATTAL SUR TF1

Suivez l'interview du Premier ministre au JT de 20H.

DARMANIN "TRISTE" POUR LR

Gérald Darmanin a fait part de sa "tristesse pour son ancienne famille politique", "trahie" par Éric Ciotti qui "n'aurait pas traversé la Manche en 1940". "Je ne le confonds pas avec les élus LR et les électeurs LR", insiste-t-il, affirmant que son devoir est "de tendre la main". "On doit aider" les candidats LR qui feront face au RN en ne présentant personne face à eux, ajoute-t-il. "On espère pouvoir travailler avec eux", dit-il. 

MODE D'EMPLOI

"Pour la seule journée du 10 juin, 16 044 procurations ont été validées dont 15 707 procurations ont été établies via la télé-procédure Maprocuration", selon le ministère de l'Intérieur. Un dispositif dématérialisé qui fonctionne sous certaines conditions. Explications.

LA MISE EN GARDE DE LE MAIRE

Le ministre de l'Economie et des Finances a mardi "possible" une crise de la dette en France si le Rassemblement national. "Jamais" depuis 2017, date de l'arrivée de Bruno Le Maire à son poste, hormis pendant la pandémie de Covid-19, "nous n'avions vu bondir l'écart de taux (d'emprunt, ndlr) entre la France et l'Allemagne aussi brutalement. Si le RN applique son programme, une crise de la dette est possible en France", a estimé le ministre lors d'une réunion de lancement de la campagne électorale à Pacy-sur-Eure, dans son ancien fief électoral de l'Eure.

PHILIPPE PAS CONVAINCU PAR UNE CAMPAGNE MENÉE PAR MACRON

Édouard Philippe s'est dit mardi "pas sûr qu'il soit complètement sain que le président de la République fasse une campagne législative", alors qu'Emmanuel Macron doit lancer celle de la majorité lors d'une conférence de presse mercredi. 


Le chef de l'État est "un acteur de la vie politique. Mais il est aussi président de la République", "dans un moment où, de toute évidence, les institutions vont être soumises à des turbulences, ce qui me paraît donc justifier qu'il soit totalement, complètement, sereinement président de la République", a déclaré l'ancien Premier ministre sur BFMTV. "Le président fera comme il l'entend" mais "je pense que compte tenu de la période où nous serons, il faut que le président de la République soit au-dessus, complètement au-dessus", a-t-il insisté.

"IL FAUT L'UNION" DES DROITES SELON ZEMMOUR

"Il faut l'union", a répété trois fois Eric Zemmour sur CNEWS.  "J'en appelle à LR de Monsieur Ciotti, au RN de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Il faut un magnifique rassemblement de nos trois partis pour que nous puissns gagner les élections législatives ", dit-il, rappelant qu'il a "des profonds désaccords" avec les deux partis. "On ne s'allie pas avec des clones, on s'allie avec des gens différents", dit-il.

INFO LCI - FACE À LA TENTATION RN, LR RECENSE SES TROUPES

D'après nos informations, la direction du groupe LR a envoyé à tous les députés un communiqué à signer dans lequel ils s'engagent à ne faire aucune alliance avec le RN . Au dernier comptage, les élus qui pourraient suivre Éric Ciotti seraient un peu moins d'une dizaine.

L'APPEL D'EDOUARD PHILIPPE AUX DÉPUTÉS LR

Interrogé sur BFMTV, Édouard Philippe annonce "tendre la main" aux Républicains opposés à l'alliance avec le RN qu'il qualifie de "consternante" et "contre-nature". "Il est assez évident que tous ceux qui veulent me rejoindre sont les bienvenus", a-t-il déclaré. Il a martelé son souhait de bâtir une "nouvelle majorité", qui selon lui ne doit pas être "la reproduction de l'architecture de la majorité telle qu'elle a été conçue en 2022".

MÉLENCHON DÉFEND "L'UNITÉ POPULAIRE" DES INSOUMIS

"Reste-t-il une droite de résistance ? Il faut l'espérer", s'interroge Jean-Luc Mélenchon après l'alliance annoncée entre LR et le RN." Les insoumis assument leurs responsabilités. Une nouvelle fois, ils jettent les rancunes à la rivière et construisent l'unité populaire. La France n'est pas condamnée à la peine de Bardella. Le Nouveau Front populaire sait gouverner", écrit-il sur X.

LE CRIF S'OPPOSE À UNE ALLIANCE LR-RN

Ils se sont réunis devant le siège des Républicains en milieu d'après-midi, munis de pancartes. Plusieurs membres de l'UEJF, l'Union des étudiants juifs de France, ont exprimé leur mécontentement après l'annonce d'un accord entre les LR d'Eric Ciotti et le RN de Marine Le Pen.


Le Crif, Conseil représentatif des institutions juives de France,  appelle de son côté "les responsables de LR à rejeter fermement tout accord électoral avec le RN", a déclaré mardi son président Yonathan Arfi. "Les Républicains n'auraient plus de républicain que le nom s'ils choisissaient de faire alliance avec le RN!", a-t-il fustigé  sur le réseau social X.  "Le Crif appelle les responsables de LR à rejeter fermement tout accord électoral avec le RN. Une telle alliance serait une trahison des valeurs fondamentales de la droite républicaine! Un choix indigne et dangereux", a-t-il poursuivi. 

LE POURQUOI DE L'ÉCHEC DES DISCUSSIONS RECONQUÊTE-RN

"Ça ne s’est pas bien passé hier. Les conditions politiques d’un accord n’étaient pas réunies", commente l’entourage de Jordan Bardella et Marine Le Pen à TF1-LCI après que Marion Maréchal a annoncé qu'il n'y aurait pas d'alliance entre Reconquête et le RN.

LE RN NE VEUT PAS DE ZEMMOUR

Malgré de premiers échanges encourageants la veille, Marion Maréchal annonce qu’il n’y aura pas d’alliance entre Reconquête et le Rassemblement national. "Alors que nous étions sur le point de finaliser un accord (…), Jordan Bardella m’a informée cet après-midi d’un changement de position et du refus du RN du principe même d’un accord. Malgré mes tentatives de négociation, le regrettable argument qui m’a été avancé étant qu’ils ne souhaitaient aucune association directe ou indirecte avec Eric Zemmour ", écrit-elle dans un communiqué.

QUI DERRIÈRE CIOTTI ?

Selon Olivier Marleix, président du groupe LR à l'Assemblée nationale,  "une dizaine de députés" de son groupe sont prêts à suivre Éric Ciotti aux côtés du RN. Une liste plus précise devrait être communiquée ce soir selon nos informations.

RETAILLEAU : "LA RÉSURRECTION DE LA NUPES" EST "AUSSI UNE FAUTE"

"Ce qui est en train d'arriver à gauche, la résurrection de la Nupes.. Parce qu'on a beau changé de nom...(...) C'est pour moi aussi une faute. Je n'oublierai jamais que LFI le 9 novembre 2019 a battu le pavé parisien aux côtés des islamistes. Je n'oublierai jamais un certain nombre de déclarations, y compris que "la police tue". Je n'oublierai jamais cette volonté de zadifier l'Assemblée nationale pour décrédibiliser nos institutions", déclare Bruno Retailleau. 

RETAILLEAU SUR CIOTTI : " IL A MENTI, IL NOUS A MENTI"

Bruno Retailleau a été "plusieurs fois en contact" avec Eric Ciotti ces derniers jours, dont la veille dans le bureau de Gérard Larcher. "Pensez-vous qu'à un seul moment, il nous ait confié quelques confidences que ce soit ? Rien du tout ! Jusqu'à ce matin, c'est à travers les dépêches que j'ai appris... Je ne voulais pas y croire dans un premier temps (...). Il a menti, il nous a menti. Dans un but sans doute personnel vis-à-vis de Nice", déclare-t-il, dénonçant un "manque de droiture" chez son camarade. "J'ai bien conscience que le spectacle que nous donnons attriste nos compatriotes, mais nous avons des convictions", insiste-t-il.

LES SÉNATEURS LR CONTRE CIOTTI

"À l'unanimité, les Sénateurs de mon groupe se sont prononcés pour cette ligne d'indépendance", poursuit Bruno Retailleau, rejetant toute alliance avec "la laxisme" du macronisme et "la démagogie" du lepenisme.  

RETAILLEAU TACLE "LA DOUBLE FAUTE" DE CIOTTI

Au sortir d’une "réunion exceptionnelle" au Sénat, Bruno Retailleau qualifie le paysage politique de "champ de ruines". Le président du groupe LR au Sénat lit une phrase prononcée le 16 janvier dernier : "Les Républicains ne feront jamais d’alliance avec le Rassemblement national. Nous avons des divergences idéologiques profondes et nous devons préserver notre indépendance t notre intégrité". Ce n’est pas moi qui l’ai prononcée (…), cette phrase a été prononcée par Eric Ciotti. C’est une double faute, à la fois sur le fond et dans la manière", déclare-t-il.

FRACTURE OUVERTE

L'immense majorité du parti appelle à la démission d'Eric Ciotti.

LE SÉNATEUR LR HUSSON DÉMISSIONNE : "JE ME METS AU CLAIR AVEC MOI-MÊME"

Sénateur LR démissionnaire de Meurthe-et-Moselle, Jean-François Husson explique sur LCI qu’il "se met au clair avec lui-même" après l’annonce d’une alliance décidée par Eric Ciotti avec le RN pour les législatives anticipées. "Je n’accepte pas la politique du fait accompli. Je suis grand, je décide en mon âme et conscience. On est dans des moments graves", insiste-t-il, dénonçant des "turbulences politiciennes qui fatiguent les Français". "Remettons-nous nous aussi en question. C’est mon cri du cœur. Je dis halte-là !", ajoute-t-il, affirmant ne pas savoir "si c’est la mort des Républicains".

Le sénateur Husson quitte LR après l'alliance Ciotti-RN : "Je me mets au clair avec moi-même"Source : TF1 Info

WAUQUIEZ NE "CROIT PAS" AUX "ALLIANCES"

Candidat aux législatives anticipées en Haute-Loire, Laurent Wauquiez a à son tour désavoué Éric Ciotti qui souhaite se rapprocher du RN pour le prochain scrutin. "Je crois à la politique qui est faite dans la clarté, en défendant ses idées: parfois on convainc, parfois on ne convainc pas, mais on ne trahit jamais", a-t-il déclaré. "Je vois tous ceux qui sont en train de s'agiter pour faire des coalitions, pour faire des alliances, pour faire des petites combinaisons. Je le dis tout de suite: je n'y crois pas", a ajouté l'ancien patron de LR lors d'une conférence de presse à Yssingeaux.

"IL DEMISSIONNE"

Florence Portelli, vice-présidente des LR, demande à son tour le départ d'Eric Ciotti de la présidence du parti : "Il démissionne et de toutes façons il s'exclut de fait. S'il n'a pas la décence, qui n'a  pas l'air d'être sa vertu première, de partir, nous le ferons partir" déclare l'élue sur franceinfo. 

"IL DOIT DEMISSIONNER IMMEDIATEMENT"

Sur X, Jean-François Copé tire à son tour à boulets rouges sur le patron des LR : "Eric Ciotti ne parle qu’en son nom personnel. Il doit démissionner immédiatement de la présidence des républicains, son éloge de l’extrême droite est inacceptable et contraire à toutes les valeurs que nous défendons.

GEOFFROY BOULARD

Le maire du 17e arrondissement de Paris et vice-président de la métropole prend lui aussi ses distances des LR.

DEUX GROS DEPARTS AU SEIN DES REPUBLICAINS

Premières défections aux Républicains : deux influents sénateurs, la vice-présidente Sophie Primas et le rapporteur général du Budget Jean-François Husson, ont annoncé mardi qu'ils quittaient le parti gaulliste après que le patron du parti Eric Ciotti a prôné "une alliance" avec le Rassemblement national.


"Une alliance avec le RN aux législatives, c'est bien sûr sans moi ! Je quitte Les Républicains et continue le combat avec le soutien unanime du groupe de Gérard Larcher (président du Sénat) et Bruno Retailleau (chef des sénateurs LR)", a écrit M. Husson sur X, tandis que Mme Primas, vice-présidente de la chambre haute, a affirmé sur le même réseau social qu'elle faisait ce choix "à contrecœur", appelant la droite à "se reconstruire".

"HONTE A VOUS"

Alors que le chef de file des Républicains répondait à la presse devant le siège de son parti, il a été pris à partie par la députée. "Honte à vous", lui a-t-elle lancé. Une séquence filmée par une caméra de LCI à la mi-journée.

YAËL BRAUN-PIVET : "JACQUES CHIRAC EST MORT UNE DEUXIÈME FOIS"

"Aujourd’hui, Jacques Chirac est mort une deuxième fois", réagit la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet après la volonté d'Éric Ciotti de nouer une alliance avec le RN. "Éric Ciotti vient d'assassiner la droite républicaine. À tous ceux qui refusent la compromission et le déshonneur, je lance un appel : unissons-nous pour la République et ses valeurs."

LAURENT WAUQUIEZ CANDIDAT AUX LÉGISLATIVES

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez (LR) annonce sa candidature aux législatives dans son fief de Haute-Loire où le RN est arrivé en tête dimanche. "Nous sommes dans un moment très important et difficile pour notre pays", "il faut assumer ses responsabilités [...] devant les Français", a-t-il déclaré lors d'un point-presse à Yssingeaux, la sous-préfecture.

ÉRIC CIOTTI REVENDIQUE "L'IMMENSE SOUTIEN DES MILITANTS"

"Nous avons pris nos responsabilités avec beaucoup d'amis de notre famille politique et l'immense soutien de nos militants", défend le président des Républicains Éric Ciotti devant le siège de son parti. "Aujourd'hui, le pays est en danger. Il est menacé par l'alliance honteuse des Insoumis avec les Socialistes. Il faut changer de méthode et penser à la France."


Éric Ciotti est interpellé par la députée écologiste sortante Sandrine Rousseau. "Honte à vous", lui a-t-elle lancé. "Vous ne méritez pas le nom qui est inscrit sur votre façade."

GÉRARD LARCHER RÉCLAME LE DÉPART D'ÉRIC CIOTTI DE LA PRÉSIDENCE LR

"À la suite des déclarations d'Eric Ciotti", qui a prôné sur TF1 une alliance LR avec le RN, "j'estime qu'il ne peut plus présider notre mouvement", indique le président du Sénat Gérard Larcher (LR) sur les réseaux sociaux. "Il doit se démettre de son mandat de président des Républicains."