Après le coup de tonnerre de la dissolution de l'Assemblée nationale, PS, PCF, EELV et LFI annoncent "des candidatures uniques" dans "chaque circonscription" au premier tour des législatives anticipées.
La CFDT, la CGT, l'UNSA, la FSU et Solidaires appellent à "manifester le plus largement possible" ce week-end pour "porter la nécessité d’alternatives de progrès pour le monde du travail" avant ces élections.
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NUPES 2.0

Le Parti socialiste, le Parti communiste, les Ecologistes et La France insoumise on trouvé un accord en vue des législatives anticipées. Ils disent vouloir "soutenir des candidatures uniques dès le premier tour" dans un communiqué également signé par Place publique, ou Générations. "Nous appelons à la constitution d'un nouveau front populaire rassemblant dans une forme inédite toutes les forces de gauche humanistes, syndicales, associatives et citoyennes" afin de "construire une alternative à Emmanuel Macron et combattre le projet raciste de l'extrême droite", soulignent les partis signataires qui invitent à rejoindre les cortèges de ce week-end menés par l'intersyndicale.

L’INTERSYNDICALE VA MANIFESTER "CE WEEK-END"

Cinq syndicats, dont la CGT et la CFDT, appellent à "manifester le plus largement possible ce week-end pour porter la nécessité d’alternatives de progrès pour le monde du travail". "Notre République et notre démocratie sont en danger. Il faut répondre à l’urgence sociale et environnementale et entendre les aspirations des travailleuses et des travailleurs", écrivent-ils dans un communiqué commun. Ils demandent à ce que le gouvernement renonce "immédiatement" à la réforme de l'assurance-chômage.

GLUCKSMANN VEUT BERGER EN PREMIER MINISTRE

Invité du 20H de France 2, l'eurodéputé socialiste Raphaël Glucksmann a exclu de devenir chef du gouvernement après les législatives anticipées. "Ce ne sera clairement pas Jean-Luc Mélenchon" non plus, a-t-il également ajouté, réitérant les conditions posées par les socialistes et son parti, Place publique, pour conclure un accord avec la France insoumise. "Je pense qu'il y a une figure de la société civile qui est capable d'apaiser, qui est l'antithèse du président actuel, qui ne jouera pas avec les institutions, qui réconciliera les Français, qui portera un projet de justice sociale et d'écologie. Oui, je pense à Laurent Berger", a-t-il dit en parlant de l'ancien secrétaire général de la CFDT.

Replay

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin était l'invité du 20H de TF1 ce soir. L'occasion pour lui d'annoncer qu'il était candidat à sa réélection en tant que député du Nord, dans sa circonscription de Tourcoing.

Dissolution de l'Assemblée : Gérald Darmanin invité au 20H de TF1 ce lundiSource : JT 20h Semaine

LE PEN SUR TF1

Vers un nouveau débat avec Macron ? "S’il a vraiment besoin de parler et s’il souhaite faire l’élection présidentielle avec les législatives, grand bien lui fasse ! À chaque fois que les Français l’entendent, ils sont de plus en plus nombreux à souhaiter sanctionner sa politique. J’ai trouvé assez positif qu’il parlé avant les européennes, je pense que ça a contribué à notre score".

LE PEN SUR TF1

En cas de majorité RN à l'Assemblée nationale, c'est Jordan Bardella qui sera Premier ministre. Pourquoi pas elle ? "Je suis une femme de vérité. J’ai toujours dit aux Français que depuis des mois, nous travaillons avec Jordan Bardella dans le cadre d’un couple exécutif (…). Moi vers la présidence de la République, lui vers Matignon." De quoi préparer "l’accession à la présidence de la République" en 2027. Le programme économique du RN serait alors mis en place lors de cette cohabitation. "S'est ouvert dimanche le jour 1 de l'après-Macron".

LE PEN SUR TF1

Marine Le Pen sur la réunion avec Marion Maréchal cet après-midi : "Je n’ai pas rencontré ma nièce. Ma nièce, je la rencontre plutôt dans des réunions familiales. J’ai rencontré la tête de liste, comme j’ai rencontré un certain nombre d’autres responsables pour construire cette majorité. C’est ce que les Français attendent de nous (...). Nous leur disons "chiche !" (pour changer de direction)". "Nous avons gagné trois ans (...). Dimanche, c’est un vent d’espérance qui a soufflé sur le pays. Il ne faut pas qu’il retombe", dit-elle, appelant les Français à se "mobiliser". "Quand le peuple vote, le peuple gagne".

LE PEN SUR TF1

"Je pense qu’on a une chance historique de permettre au camp national de remettre la France sur les rails. Pour ça, il faut être capable de rassembler, de s’ouvrir à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui sont des patriotes en désaccord avec Emmanuel Macron, pour construire une majorité stable" autour de la "défense du pouvoir d’achat et la lutte contre l’insécurité et l’immigration".

LE PEN SUR TF1

"Bien évidemment que je serai candidate !", répond Marine Le Pen à Gilles Bouleau. Elle est actuellement la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale.

LE PEN SUR TF1

Marine Le Pen juge "pas très important" le calendrier des législatives alors que son parti réclamait depuis plusieurs semaines la dissolution de l’Assemblée nationale. Elle souhaite avant tout "remercier les Français (…) qui ont exprimé une volonté populaire absolument incroyable 

". "Ça m’a vraiment soulagée, rassurée sur leur capacité à défendre leur bien-être et leur avenir, mais qui ont aussi exprimé une adhésion à la direction que nous proposons et qui est très différente de celle d'Emmanuel Macron".

Urgent

MACRON S'EXPRIMERA DEMAIN

Emmanuel Macron prendra la parole ce mardi après-midi pour détailler les orientations de la campagne de la majorité pour les élections législatives, selon des sources concordantes à TF1/LCI. Il s'agira d'une conférence de presse.

DARMANIN SUR TF1

"Ce matin dans un café de ma circonscription, je prenais un café avec la mère de Neuville-en-Ferrain, quelqu’un est venu me dire : 'Faut pas déconner dimanche 30 juin !' Peut-être que c’est un peu populaire comme expression mais je pense que c’est ce que les Français comprennent de ce moment grave (…). Je me remets en cause, je prends ma part de responsabilité. Le 30 juin, il ne faut pas déconner en effet."

DARMANIN SUR TF1

"Le système médiatique est contre le président de la République. Nous représentons la seule force qui peut battre l’extrême droite. Nous avons des imperfections", déclare Gérald Darmanin, assurant qu'Emmanuel Macron fera les ajustements nécessaires après les législatives.

DARMANIN SUR TF1

"Ils nous racontent des garnesettes", dit-il à propos du Rassemblement national dont il dénonce la gestion des dépenses. "C’est 100 milliards de dépense sans aucune recette en face", note-t-il.

DARMANIN SUR TF1

Gérald Darmanin qu'il "se représentera" aux législatives dans la circonscription de Tourcoing où il est élu. "Je n’imagine pas ne pas aller voir les Français, me confronter à eux, entendre leurs récriminations comme je le fais tous les jours", dit-il.

DARMANIN SUR TF1

Gérald Darmanin se dit "en accord" avec le président de la République qui a fait un "acte gaulliste, gaullien" en optant pour la dissolution de l’Assemblée nationale. "La majorité présidentielle a perdu (…), on a sans doute à se poser des questions. Les Français nous ont envoyé un message. Il faudrait être sourd en démocratie pour ne pas entendre un peuple qui s’exprime", insiste-t-il.

DARMANIN SUR TF1

Le ministre de l'Intérieur indique qu'il y a déjà "beaucoup" de demandes de procuration pour les prochaines législatives. "On ne peut pas vous refuser ces procurations", assure-t-il, indiquant qu'il va rappeler aux officiers de police et de gendarmerie "d'accueillir le mieux possible" les Français qui le demanderont. Il évoque aussi la possibilité d'une "procuration dématérialisée" sans avoir à passer par la case commissariat.

TOUCHE PAS À MA RÉFORME

Malgré la dissolution de l’Assemblée nationale, la réforme de l’assurance-chômage "n’est pas suspendue". C’est ce qu’a affirmé ce lundi soir Agnès Pannier-Runacher. "Pendant les travaux, la vente continue", a déclaré la ministre déléguée sur BFM Business.

DARMANIN INVITÉ DU 20H

Le ministre de l'Intérieur répondra aux questions de Gilles Bouleau, ce lundi soir dans le JT. Marine Le Pen est également invitée au lendemain est élections européennes.

Marion Maréchal vers une alliance avec le RN : "Un choix s'offre à moi"Source : TF1 Info

QUEL FUTUR VISAGE POUR L'ASSEMBLÉE NATIONALE ?

Une vague bleue : voici à quoi ressemblerait les rangs du Palais Bourbon à l'issue des prochaines législatives d'après les intentions de vote recueillies par Toluna Harris Interactive pour Challenges, M6 et RTL. Le Rassemblement national recueille 34% d'intentions de vote pour les élections législatives du 30 juin et 7 juillet, soit plus de 15 points de plus que le score obtenu il y a deux ans, selon ce sondage paru lundi.


La gauche unie recueille 22% d'intentions de vote (25,7% des suffrages recueillis en 2022), le camp macroniste 19% (contre 25,8%), et LR 9% (contre 11,3%), à égalité avec les candidats "divers gauche", par exemple "dissident du Parti socialiste" (contre 6,4% il y a deux ans).

DR
Bardella : "Rien n'a été acté avec Marion Maréchal" au lendemain des européennesSource : TF1 Info

"UN MOMENT HISTORIQUE" POUR MARÉCHAL : "UN CHOIX S'OFFRE À MOI"

Marion Maréchal s'est félicitée d'un "moment historique". "Nous avons l’opportunité historique de construire demain une majorité", a déclaré la députée européenne Marion Maréchal. "Il me semble évident que le million d’électeurs de Reconquête doit participer" à cet élan autour du RN, dit-il après "une première étape de discussion" avec Jordan Bardella et sa tante Marine Le Pen. "Je prends acte de leur volonté de rassembler d’autres mouvements, d’autres courants autour du RN. Je prends aussi acte d’un certain nombre de conditions" imposées par le RN, à savoir notamment "travailler avec ceux chez Reconquête qui ont eu une attitude constructive avec le RN". "Il est temps d’aller en discuter avec Éric Zemmour, un choix s’offre à moi : trouver les moyens d'intégrer les idées de Reconquête au RN ou se contenter de laisser Reconquête partir seul", a-t-elle ajouté. Elle s'entretiendra ce mardi avec Nicolas Dupont-Aignan, le leader de Debout la République.

BARDELLA : "RIEN N'A ÉTÉ ACTÉ" AVEC MARION MARÉCHAL

À la sortie d'une réunion avec Marion Maréchal, le président du RN fraîchement élu député européen assure que "rien n'est acté" avec la nièce de Marine Le Pen. Il indique avoir aussi "eu des discussions avec des cadres des Républicains. Il est peut-être difficile de gagner seuls". "J’ai souhaité lancer un appel à toutes les formations politiques au sein desquelles il existe des patriotes sincères, d’où qu’ils viennent et quels que soient leurs choix passés", a-t-il déclaré. "Je suis parfaitement disposé à discuter avec des personnalités pas directement issues du RN (...). À la différence d’Eric Zemmour, Marion Maréchal a fait part d’une démarche constructive à l’égard du RN. Nous avons discuté et aurons sans doute l’occasion de rediscuter", a-t-il ajouté.

LE MAIRE DE L'HAŸ-LES-ROSES CANDIDAT

Vincent Jeanbrun annonce qu'il sera candidat aux prochaines législatives. Le maire LR de L'Haÿ-les-Roses avait fait les gros titres lors des émeutes l'an dernier, son domicile du Val-de-Marne avait été attaqué à la voiture-bélier en pleine nuit.

LE MICMAC AURÉLIEN TACHÉ

  1. Le député Écologiste-Nupes du Val-d'Oise s'est insurgé sur X de ne pas avoir pu voter ce dimanche. La faute à une radiation de son nom sur la liste électorale de Cergy où il assurait pourtant être inscrit. La commune lui a répondu sur la même réseau social, lui rappelant qu'il était inscrit dans la ville... de Vauréal. Auprès du Parisien, il glisse qu'il attendra les législatives pour procéder au changement administratif et qu'on ne l'y reprendra plus. Le 30 juin, il sera bien dans le bon bureau !

APPELS PARTOUT EN FRANCE

Plusieurs organisations de la jeunesse se mobilisent au lendemain des européennes largement remportées par la RN. Dans la capitale, le rendez-vous est fixé à 20h place de la République.

BARDELLA EN CAMPAGNE POUR MATIGNON

Le président du FN affiche ses ambitions pour le scrutin du 30 juin et du 7 juillet sur sa nouvelle affiche de campagne, lui qui ne sera pas candidat à un siège à l'Assemblée nationale.

EN LIGNE

La jeune femme de 26 ans, star des réseaux sociaux, utilise sa large plateforme pour inciter ses abonnés à se déplacer pour les législatives.

LA VÉRIF'

Jugé très court par certains, le délai jusqu'aux législatives a étonné plusieurs commentateurs, dont l'ex-garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas.

MARÉCHAL AU QG DU RN

Marion Maréchal vient d'arriver au QG du Rassemblement national, accueillie par une large foule de journalistes. "Je marche doucement pour qu'il n'y ait pas de blessés", dit-elle sans répondre à aucune des questions qui lui sont lancées. Voilà la seule prise de parole qu'elle fera avant sa réunion avec sa tante Marine Le Pen et le président du RN Jordan Bardella.

LES LÉGISLATIVES FIXENT LEUR CALENDRIER

Les candidatures pour les élections législatives anticipées devront être déposées entre le mercredi 12 juin et le dimanche 16 juin à 18h, selon le décret d'Emmanuel Macron publié lundi au Journal officiel. La campagne électorale pour le premier tour du 30 juin débutera le lundi 17 juin. Pour le second tour du 7 juillet, "les déclarations de candidatures seront déposées à partir de la proclamation des résultats" et "jusqu'au mardi 2 juillet" à 18h.

APPELS À MANIFESTER

Selon les informations du service police-justice de TF1-LCI, plusieurs manifestations contre l'extrême droite prévues ce lundi en fin de journée dans plusieurs grandes villes de France. Rendez-vous est donné à 18h à Lille, Marseille devant la préfecture, Rennes place de la mairie, Nantes devant la préfecture, place Darcy à Dijon, à 19h place Kléber à Strasbourg. Des rassemblements auront lieu à 20h place de la République à Lyon et Paris, et quartier Jean Jaurès à Toulouse.

ÉRIC ZEMMOUR PRÊT À LA PATIENCE

Alors que la tête de liste de Reconquête doit discuter avec le RN d'une éventuelle alliance pour les législatives, Éric Zemmour publie un long texte sur X dans lequel il remercie ses "merveilleux militants" et s'adresse à "la France de l’abstention, de la tristesse, de la résignation et parfois même du désespoir." "Je vous promets que vous allez les entendre. Je leur promets qu’ils seront compris", écrit-il, sans vouloir se projeter vers la présidentielle de 2027. "Rome ne s’est pas faite en un jour, la Reconquête ne se fera pas en un tour", ajoute-t-il. 

RÉUNIONS EN SÉRIE

Les discussions sont vives ce lundi après-midi, avec pas moins de trois rendez-vous à suivre. Les forces Nupes devaient commencer à échanger en vue des législatives dès 16h. À 17h30, Les Républicains seront reçus par le président du Sénat Gérard Larcher. Mais la réunion qui devrait être la plus agitée risque d'être celle entre le RN, représentés par Marine Le Pen et Jordan Bardella, et Marion Maréchal. Selon nos informations, cette dernière est à l'initiative de cette rencontre dont Eric Zemmour n'était au départ pas au courant. Des deux côtés, on se dit "ouverts à tout". Ça durera "le temps qu’il faut pour se mettre d’accord", nous glisse-t-on.

ERIC ZEMMOUR VERS UNE ALLIANCE AVEC LE RN ?

À l'instar de la tête de liste de son parti aux européennes, Marion Maréchal, le président de Reconquête Eric Zemmour semble vouloir se rapprocher lui aussi du RN. Sur son compte X, l'ex-candidat à la présidentielle exprime en tout cas sa volonté de voir "Reconquête prendre sa part au grand rassemblement pour la victoire".

UNE DISSOLUTION "RISQUÉE"

Le choix d'Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale divise les Français, comme le montre ce sujet du 13H de TF1.

MACRON POURRA-T-IL SE REPRÉSENTER S'IL DÉMISSIONNE ?

En cas de démission après les législatives, Emmanuel Macron pourrait-il se représenter en 2027 ? Réponse dans cet article de fact-checking des Vérificateurs.

LA POUSSÉE CHOC DU RN EN BRETAGNE

Terre traditionnellement de gauche, puis ralliée à Emmanuel Macron lors des derniers scrutins, la Bretagne a placé le Rassemblement national en tête du scrutin européen. Décryptage d'une poussée choc.

RÉUNION PRÉVUE ENTRE BARDELLA, LE PEN ET MARÉCHAL

Une réunion est prévue au siège du RN cet après-midi entre Marine Le Pen, Jordan Bardella et Marion Maréchal, eurodéputée Reconquête ! élue dimanche lors des élections européennes, a appris le service politique de TF1/LCI, confirmant une information du Figaro. "On attend de voir ce que Marion Maréchal veut" confie l'entourage de Marine Le Pen et Jordan Bardella.


Des discussions avec des élus LR ont aussi lieu, selon l'état-major du Rassemblement national.

Info TF1/LCI

GABRIEL ATTAL ÉTAIT CONTRE LA DISSOLUTION

D'après les informations du service politique de TF1/LCI, le Premier ministre Gabriel Attal était contre la dissolution décidée par le président de la République. Le locataire de Matignon juge, à l'instar de la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, que ce choix était trop prématuré.

MANON AUBRY (LFI)

"Est-ce qu'on est capable de présenter 577 candidatures communes dans 577 circonscriptions avec un programme commun ?, se questionne la tête de liste LFI Manon Aubry. (...) Nous repartons en campagne et j'espère de la manière la plus unie possible pour aller gagner." Réélue eurodéputée, l'insoumise prévoit de participer à "des discussions" afin de former l'unité avec le reste des formations de gauche.

UN MANDAT DE 5 ANS ?

Les 30 juin et 7 juillet prochains, les Français seront ainsi appelés aux urnes pour des élections législatives anticipées. Pour combien de temps ces députés seront-ils élus ?

LE SÉNAT CESSE DE SIÉGER

La dissolution de l'Assemblée nationale annoncée dimanche par Emmanuel Macron entraine l'arrêt du mandat des députés élus en 2022, mais n'impacte en rien celui des sénateurs. Toutefois, sur son site internet, l'institution a indiqué ce lundi qu'elle cesserait de siéger le temps de la campagne pour les élections législatives. "La coutume républicaine veut que le Sénat cesse de siéger, à partir de la dissolution et jusqu'à l'installation de la nouvelle Assemblée nationale", lit-on. "Toutefois, si les circonstances l'exigent, le Sénat peut être convoqué à tout moment et sans délai, y compris pour entendre le Gouvernement."

L'ANCIEN MINISTRE GIRAUD NE SE REPRÉSENTERA PAS

L'ancien ministre délégué à la Ruralité, Joël Giraud, ne se représentera pas sous la bannière Renaissance lors des prochaines législatives, alors qu'il était jusque-là redevenu député des Hautes-Alpes. En cause ? Un désaccord avec la décision du président de la République. 


"Ma carrière et mon engagement s’arrêtent donc le 30 juin, [au premier tour des législatives anticipées], a-t-il dit à l'AFP ce lundi. La dissolution de l’Assemblée nationale qui est l’annonce d’un gouvernement de cohabitation entre le président et l’extrême droite alliée sans doute à une partie de la droite, compte tenu des forces en présence, ne fait pas partie de mon ADN politique."

ANNE HIDALGO (PS)

La maire (PS) de Paris Anne Hidalgo a réagi à l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron. "Une dissolution juste avant les JO, c'est extrêmement troublant, mais comme tous les responsables politiques, je serai sur le terrain", assure l'édile, promettant que "rien ne viendra gâcher" les Jeux olympiques.

LA CGT APPELLE AU "FRONT POPULAIRE"

La CGT appelle ce lundi dans un communiqué à construire "un front populaire" contre le vote RN . "C’est avec une énorme colère que la CGT accueille ces résultats alors qu’elle alerte, en vain, depuis des années, s'insurge le syndicat. Emmanuel Macron en porte la première responsabilité. Il n’a cessé de banaliser le Rassemblement National, en reprenant ses thèses, et mène avec le patronat une politique sociale violente qui accrédite l’idée que la seule alternative serait l’extrême droite."


La CGT échangera ce soir avec les autres organisations syndicales "sur les possibilités d’actions communes et examinera toute proposition d’action unitaire".

THOMAS MÉNAGÉ (RN)

Le RN va-t-il s'allier avec certains députés LR ou certaines figures de Reconquête, le parti d'Éric Zemmour, pour présenter des candidats aux législatives ? "On ne va pas vous cacher qu'il y a des échanges, des personnes qui nous contactent", indique pour le moment Thomas Ménagé, député RN du Loiret ce lundi sur LCI. 

"AYEZ CONFIANCE DANS LE PEUPLE"

En déplacement à Tulle (Creuse) et Oradour-Sur-Glane (Haute-Vienne) pour commémorer les 80 ans du massacre dans le village, Emmanuel Macron doit prononcer un discours ce lundi pour le cadre de cet hommage. Les caméras de LCI ont capté un échange entre le président de la République et un homme, lui demandant de ne pas laisser "recommencer ce qui s'est passé" durant la Seconde Guerre mondiale. "Ayez confiance dans le peuple", lui a enjoint Emmanuel Macron. 

Dissolution : "ayez confiance dans le peuple", enjoint Emmanuel MacronSource : TF1 Info

LE RN BAT TOUS LES RECORDS

Le Rassemblement national, mené par Jordan Bardella, a battu tous les records durant ces élections européennes. Hors second tour, il s'agit du meilleur score à une élection nationale du RN de toute son histoire. 

Urgent

MARINE LE PEN INVITÉE DU 20H DE TF1 CE LUNDI SOIR

L'ex-candidate à la présidentielle RN Marine Le Pen sera l'invitée de Gilles Bouleau dans le journal de 20H de TF1 ce lundi soir. 

SANDRINE ROUSSEAU (ÉCOLOGISTE)

La députée écologiste de Paris estime ce lundi sur BFMTV qu'il n'y a que "quelques heures" pour faire une alliance avec les autres formations de la Nupes. La parlementaire souhaite que les différents partis de gauche se mettent d'accord sur le programme de l'union à gauche lors des précédentes élections législatives en 2022. "Il n'y a pas tant de moments dans l'histoire où nous une responsabilité aussi grande que celle-ci", dit Sandrine Rousseau.

FRANÇOIS HOLLANDE (PS)

Emmanuel Macron est en déplacement à Tulle (Corrèze) ce lundi, dans le fief de l'ancien président socialiste François Hollande. L'entourage de l'ex-chef d'État (2012-2017) confie que ce dernier "est très préoccupé par la situation". 


"On ne croit pas du tout, du côté de l'ancien président de la République, que le pari d'Emmanuel Macron de provoquer un sursaut contre le RN va forcément marcher, dit l'envoyé spécial de TF1 à Tulle, Bastien Augey. Et puis il y a aussi un regard critique sur le choix de faire cette dissolution très vite, de ne pas laisser le temps aux oppositions de droite et de gauche de se préparer."

LAURENT JACOBELLI (RN)

"Le RN vise la majorité avec le plus de députés possible pour que Jordan Bardella puisse être le Premier ministre de la France, avance le député RN de Moselle Laurent Jacobelli sur BFMTV. (...) On ne va pas forcément gouverner seul, Marine Le Pen l'a toujours dit : notre mouvement a vocation à travailler avec tous ceux qui aiment sincèrement la France." Le parlementaire évoque des "gens très bien chez LR" qui pourraient éventuellement participer à un gouvernement avec le RN en tête.

JEAN-LUC MÉLENCHON (LFI)

Sur le réseau social X, le leader insoumis réclame "l'union". LFI vient de proposer une réunion de la Nupes cet après-midi.

MACRON DANS LE LIMOUSIN

Au lendemain de son annonce choc de dissolution, Emmanuel Macron est en déplacement dans le Limousin pour des commémorations à Tulle et Oradour-sur-Glane. Le président de la République prendra la parole lors d'un discours, aux côtés du président allemand Frank-Walter Steinmeier. Selon l'envoyé spécial de LCI, Bastien Augey, le chef de l'État ne devrait pas prendre la parole au-delà du programme prévu pour les hommages.

LFI PROPOSE UNE RÉUNION CE LUNDI APRÈS-MIDI À LA NUPES

Sur son compte X, le coordinateur national de la France insoumise Manuel Bompard vient d'"adresser une proposition de rencontre" aux "formations politiques de la Nupes" ce lundi après-midi. "Aujourd’hui, la situation exige de travailler à l’unité et à la clarté pour battre le Rassemblement National et gouverner le pays", dit le député des Bouches-du-Rhône.

LES REGRETS DE BRAUN-PIVET

Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, semble déplorer le choix d'une dissolution décidé par Emmanuel Macron. Les détails dans cet article.

ROBERT MÉNARD (DIVERS DROITE)

"Le pays est dans une impasse parce que ça fait des années qu'on n'a pas pris à bras-le-corps un certain nombre de questions (...) Je me demande si Emmanuel Macron ne se dit pas 'on va trouver le RN pour faire le sale boulot et dans deux ans, on verra ce qu'il va se passer". Car aujourd'hui, il a quelles solutions ?", se questionne sur TF1 le maire (divers droite) de Béziers Robert Ménard.

FRANÇOIS RUFFIN (LFI)

Pour François Ruffin, député LFI de la Somme, "Emmanuel Macron joue notre pays à la roulette russe, sauf qu'il y a cinq balles dans le barillet", a-t-il taclé sur France inter ce matin. "On a un président de la République qui est frappé d'hubris", poursuit le parlementaire, après l'avoir traité de "taré", dimanche soir. "Moi je préfère gagner ensemble, que de perdre divisés", ajoute François Ruffin. 

CLÉMENT BEAUNE (RENAISSANCE)

Après la défaite de la majorité présidentielle dimanche soir aux élections européennes, le député Renaissance de Paris Clément Beaune met désormais la focale sur le prochain scrutin législatif. "On commence aujourd'hui une campagne, rien n'est joué, affirme l'ancien ministre des Transports sur franceinfo ce matin. Je pense que les 40 % de Français qui ont voté pour la liste du RN et pour la liste de Marion Maréchal ne sont pas des gens d’extrême droite. Je pense en revanche que le projet porté par ces deux partis est dangereux."

STÉPHANE SÉJOURNÉ (RENAISSANCE)

Stéphane Séjourné, ministre des Affaires étrangères, entretient toujours le flou ce lundi, après avoir déclaré après l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale dimanche que la majorité présidentielle ne présenterait pas de candidat face aux candidats faisant partie du "champ républicain". 


"Je ne veux pas qu'on soit dans une logique d'exclusion, dit Stéphane Séjourné sur France inter ce lundi matin. (...) Je souhaite que tous ceux qui veulent partager un projet républicain puissent s'allier.

LOUIS ALIOT (RN)

Le RN se réjouit de cette dissolution de l'Assemblée nationale annoncée par Emmanuel Macron. "C'est une alternance politique, souligne Louis Aliot, maire RN de Perpignan. On a vu ce que proposait  le système à gauche, à droite ; on a vu Monsieur Macron qui était le trait d'union entre la droite et la gauche et qui essayait de mener cette politique-là. Il faut maintenant radicalement changer de cap... pour permettre cette alternance politique à Matignon."

SONDAGE IFOP SUR LA DISSOLUTION

Selon un sondage IFOP réalisé pour TF1/LCI avant les annonces d'Emmanuel Macron lors de son allocution dimanche soir, 54% des Français se montraient favorables à une dissolution de l'Assemblée nationale par le président de la République dans les semaines suivant le scrutin. 

BARDELLA VEUT ÊTRE PREMIER MINISTRE

Sébastien Chenu, vice-président RN de l'Assemblée nationale, confirme les ambitions du président du RN, Jordan Bardella, pour accéder à Matignon. "Jordan Bardella a été élu député européen, donc il a déjà l'onction populaire. Il mènera la campagne des 577 candidats pour aller à Matignon (...) C'est notre candidat pour aller Matignon", assure le responsable sur RTL ce lundi.

MANON AUBRY (LFI)

La tête de liste LFI, Manon Aubry, était l'invitée de "Bonjour ! La Matinale TF1" ce lundi matin.

Élections européennes : Manon Aubry est l'invitée de Bonjour ! La Matinale TF1Source : TF1 Info

FABIEN ROUSSEL (PCF)

Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel appelle sur X à l'union de la gauche en vue des prochaines législatives. "Un pacte pour la France. Un front populaire pour une République sociale et écologique. Un.e seul.e candidat.e à gauche dans chaque circonscription le 30 juin prochain", dit le député du Nord sur X ce lundi matin.

BRUNO LE MAIRE (RENAISSANCE)

"Ce sont les élections législatives qui auront les conséquences seront les plus lourdes pour les Français dans l'histoire de la Vᵉ République", estime le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, ce lundi matin sur RTL, qui élude la question d'une potentielle nouvelle candidature de sa part pour un mandat de parlementaire. Le responsable réclame "plus d'autorité" à tous les niveaux de l'État pour enrayer le "mouvement de mauvaise humeur ou de mécontentement" des Français.

LE RN NE FERA "PAS D'ACCORD DE PARTIS", SELON CHENU

Le vice-président RN de l'Assemblée nationale, Sébastien Chenu, affirme ce lundi matin sur RTL qu'il n'y aura "pas d'accord de partis" pour les prochaines législatives les 30 juin et 7 juillet. La tête de liste Reconquête, Marion Maréchal, avait appelé dimanche soir à mener des discussions avec le RN en vue de ce nouveau scrutin. En revanche, le parti de Jordan Bardella proposera "une plateforme électorale" qui "s'adresse à tous" d'ici au premier tour.

MANON AUBRY (LFI)

Manon Aubry, tête de liste LFI ayant réuni 9,89% des suffrages dimanche soir, est invitée de "Bonjour ! La Matinale TF1" ce lundi. Une union de la gauche est-elle possible selon elle ? "Ce que je souhaite, c'est que l'on puisse se rassembler sur un programme qui nous a uni il y a deux ans, poursuit la candidate insoumise. Vous l'avez, vu, je l'ai brandi durant cette campagne. Nous sommes arrivés en tête des législatives de 2022, il faut pouvoir le reproduire en 2024."

FAURE (PS) VEUT UN "FRONT POPULAIRE"

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, appelle à un "front populaire" pour les prochaines élections législatives. "Ce n'est pas le nouveau nom de la Nupes, c'est ce que nous devons faire, estime le socialiste sur franceinfo ce lundi matin. Nous sommes dans une nouvelle séquence, ne cherchons pas à rééditer. (...) Il y a deux ans et demi devant nous durant lesquels nous pouvons légiférer." Olivier Faure appelle à un "programme de rupture".

PRISCA THÉVENOT (RENAISSANCE)

"Je suis devant vous en tant que fille d'immigrés et mère de famille, s'est exprimé ce lundi matin Prisca Thévenot sur TF1. J'ai une responsabilité immense à mon endroit. Nous avons un RN, une extrême droite extrêmement forte."

"IL Y AVAIT UN AUTRE CHEMIN", DIT BRAUN-PIVET

La présidente (Renaissance) de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, regrette le choix d'Emmanuel Macron de dissoudre la chambre basse en France. 


"Il y avait un autre chemin, celui d’une coalition, d’un pacte de gouvernement, dit la responsable ce lundi sur France 2. Le président de la République a estimé en conscience que ce chemin n’existait pas, il a pris ses responsabilités, j’en prends acte. (...) Je me suis engagée en pensant qu’on allait faire différemment, ça, c’est raté. On n’arrive pas en France à dépasser ces querelles partisanes, ces idéologies de parti, ça me rend triste."

LES COULISSES DU PARI DE MACRON

Le président de la République, Emmanuel Macron, a surpris dimanche en dissolvant contre toute attente l'Assemblée nationale. Ce scénario, réclamé par le RN après sa première place aux élections, "lui trotte en tête depuis au moins 15 jours", note Adrien Gindre, chef du service politique de TF1/LCI.

Dissolution : les coulisses d'un pariSource : Bonjour !

PRISCA THÉVENOT (RENAISSANCE)

Dimanche soir, le ministre des Affaires étrangères Stéphane Séjourné a déclaré que la majorité présidentielle ne présenterait pas lors des prochaines législatives de candidats face aux députés sortants "faisant partie du champ républicain". De quoi jeter le trouble sur la stratégie d'Emmanuel Macron et ses soutiens pour ce nouveau scrutin.


Le parti au pouvoir va-t-il s'empêcher de présenter un candidat face à des listes de gauche ? "On ne va pas commencer à dire qu'on va soutenir des candidats dans des circonscriptions qui n'ont pas le même projet que nous, souligne la porte-parole du gouvernement Prisca Thévenot sur TF1 ce lundi. C'est du bon sens." La responsable écarte par exemple l'idée de ne pas présenter de liste contre LFI.

PRISCA THÉVENOT (RENAISSANCE)

La porte-parole du gouvernement, Prisca Thévenot, fait part ce matin sur TF1 de la "responsabilité" qui incombe à la majorité présidentielle après l'annonce de nouvelles élections législatives les 30 juin et 7 juillet prochains. 


"Nous devons enclencher une nouvelle dynamique, un nouveau mouvement, on n'est pas sourds à ce qu'il s'est passé dimanche, poursuit la responsable. (...) Il faut prendre de respecter le temps politique. Bien évidemment, nous prendrons acte des décisions qui seront prises dans les urnes lors des élections."

LES RÉSULTATS DÉFINITIFS

Le ministère de l'Intérieur a communiqué les chiffres définitifs des résultats des élections européennes. Voici, dans le détail, le score des principales têtes de listes : 

- Jordan Bardella (Rassemblement National) : 31,36%

- Valérie Hayer (majorité présidentielle) : 14,60%

- Raphaël Glucksmann (PS-Place publique) : 13,83%

- Manon Aubry (La France insoumise) : 9,89%

- François-Xavier Bellamy (Les Républicains) : 7,24%

- Marie Toussaint (Les Écologistes) : 5,50%

- Marion Maréchal (Reconquête !) : 5,47%

- Léon Deffontaines (PCF) : 2,36%

MACRON VEUT "ÊTRE UTILE"

Sur X, le président Emmanuel Macron rappelle ce lundi matin la date des prochaines élections législatives, qui se tiendront les 30 juin et 7 juillet prochains. "J’ai confiance en la capacité du peuple français à faire le choix le plus juste pour lui-même et pour les générations futures, précise le dirigeant français. Ma seule ambition est d'être utile à notre pays que j'aime tant."

JEAN-NOËL BARROT (RENAISSANCE)

Le ministre délégué chargé de l'Europe, Jean-Noël Barrot (Renaissance), admet que les résultats de dimanche soir aux européennes constituent "une défaite". "C'est effectivement un choix de clarté et de légitimité à retrouver pour l'Assemblée nationale", assure le responsable sur LCI ce lundi matin. 

À SUIVRE SUR TF1

La porte-parole du gouvernement Prisca Thévenot sera l'invitée d'Adrien Gindre à 7h40 dans "Bonjour ! La Matinale TF1", qui consacre ce lundi une édition spéciale à la dissolution de l'Assemblée nationale et aux résultats des élections européennes. 

PHILIPPE BALLARD (RN)

Philippe Ballard, député RN de l'Oise, est invité de LCI ce lundi matin, promet "un vrai changement" après l'annonce du retour aux urnes des Français dans quelques jours. "Marine Le Pen se destine à l'Élysée, Jordan Bardella à Matignon, résume le parlementaire. (...) Au sein du parti, une cellule planchait depuis des mois sur une dissolution. On espère avoir une vraie majorité à l'Assemblé nationale." 

PIERRE JOUVET (PS)

La gauche va-t-elle s'unir pour les prochaines législatives ? Le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, invité sur LCI ce lundi matin, appelle au "compromis".

Dissolution : Pierre Jouvet, secrétaire général du PS est l'invité de LCISource : TF1 Info

LE RN S'EST RÉUNI LUNDI

Le RN l'a affirmé dimanche soir, après l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale : il veut accéder à Matignon. Les équipes du parti d'extrême-droite se sont ainsi réunies dans leur siège pour déjà commencer à préparer le scrutin législatif, prévu les 30 juin et 7 juillet prochains. "Ce n'est pas vertigineux, c'est historique, indiquait Marine Le Pen. Il est nécessaire d'unir tous ceux qui souhaitent l'après-Macron."

COMPOSITION DU PARLEMENT EUROPÉEN

Au niveau européen, le PPE (droite conservatrice) conservera le principal groupe au Parlement, avec 191 sièges. Les sociaux-démocrates (135 sièges) suivent en seconde position. Le détail de la composition de l'hélmicycle dans cet article.

REPÈRE

Emmanuel Macron a annoncé ce dimanche soir la dissolution de l'Assemblée nationale. Le chef de l'État y voit une réponse aux élections européennes, qui ont donné une large victoire au Rassemblement national.

DERNIERS RÉSULTATS

Voici les dernières projections mises à jour au Parlement européen après le scrutin et par groupe. 

Parlement européen

TROIS SEMAINES DE CAMPAGNE

Une nouvelle campagne électorale démarre : Emmanuel Macron a répondu à la victoire historique de l'extrême droite aux européennes par une dissolution retentissante de l'Assemblée nationale, un coup de poker qui plonge la France dans un profond flou politique. Trois semaines éclairs s'ouvrent avant le premier tour des législatives le 30 juin puis le second le 7 juillet, à la veille des Jeux Olympiques de Paris (26 juillet - 11 août). Face à la "montée des nationalistes", le chef de l'État a expliqué vouloir "redonner" aux Français "le choix de notre avenir parlementaire par le vote".

"COUP DE POKER"

Après le "coup de tonnerre" provoqué par la victoire historique de l'extrême droite aux européennes, la dissolution de l'Assemblée nationale annoncée par le président de la République Emmanuel Macron constitue "un coup de poker", souligne unanimement la presse française ce matin. "La double déflagration", titre l'éditorialiste Jean-Pierre Dorian dans Sud Ouest, "la première a retenti avec l'annonce des résultats et le score du Rassemblement national" et la seconde quand le chef de l'État a "provoqué l'électrochoc suivant, annonçant (...) la dissolution de l'Assemblée nationale". 


C'est "un pari extrême", titrent de concert Midi Libre et Libération. "L'option de la dissolution est audacieuse, elle est périlleuse, voire dangereuse, si au terme de ce processus le choix des Français devait se porter sur le Rassemblement national (RN) en désignant de facto Jordan Bardella comme Premier ministre", estime Olivier Biscaye dans Midi Libre. "Une décision de tous les dangers" met en garde Stéphanie Zorn, dans la Voix du Nord, tout comme Stéphane Vernay dans "Ouest France" pour qui "c'est prendre le risque d'un raz-de-marée RN les 30 juin et 7 juillet prochains".

RÉSULTATS

Le Rassemblement national a largement dominé les élections européennes, ce dimanche, arrivant en tête avec 32% des voix. La liste de Jordan Bardella est plébiscitée dans toutes les régions. Dans certaines d'entre elles, il s'agit d'un raz de marée.

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré aux Élections européennes et à ses conséquences. Retrouvez ici les dernières informations. 

Un tremblement de terre politique. Emmanuel Macron a annoncé dimanche la dissolution de l'Assemblée nationale après l'écrasante défaite encaissée face au Rassemblement national de Jordan Bardella, large vainqueur des élections européennes en France. Un pari ultra-risqué qui va conditionner la suite - et la fin - du second quinquennat du chef de l'État, qui affirme avoir voulu redonner aux Français "le choix de notre avenir parlementaire par le vote".

Deux ans après les précédentes qui avaient privé le camp présidentiel d'une majorité absolue, les nouvelles élections législatives auront lieu les 30 juin et 7 juillet. En attendant le scrutin, une nouvelle campagne commence donc sans délai. 

Cette dissolution est la sixième sous la Vᵉ République. La dernière, décidée par Jacques Chirac en 1997, avait débouché sur une cohabitation après la victoire de la gauche et la nomination du socialiste Lionel Jospin à Matignon.


La rédaction de TF1info

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