Le n°3 de la liste RN aux européennes visé par une plainte pour complicité de crimes contre l'humanité et de torture

par J.F. avec AFP
Publié le 24 avril 2024 à 11h10

Source : TF1 Info

L'ex-directeur de Frontex et numéro 3 de la liste Rassemblement national aux élections européennes, Fabrice Leggeri, est visé par une plainte pour complicité de crimes contre l'humanité et de torture.
Elle a été déposée mardi par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et l'association d'aide aux migrants Utopia 56.
Il dénonce "des allégations incorrectes".

Est-ce un coup dur dans la campagne du Rassemblement national ? Ce mardi 23 avril, la Ligue des droits de l'homme (LDH) et l'association d'aide aux migrants Utopia 56 ont annoncé avoir déposé plainte contre Fabrice Leggeri, numéro 3 sur la liste de Jordan Bardella et ancien directeur de Frontex, pour complicité de crimes contre l'humanité et de torture. Les deux ONG estiment que l'agence de l'UE chargée du contrôle des frontières a joué "un rôle essentiel dans la commission  (...) de crimes contre l'humanité" en Méditerranée, "la route migratoire la plus meurtrière au monde" sous la direction de Fabrice Leggeri.

"Pour affirmer le rôle de police de l'agence, son directeur a alors fait le choix d’une politique visant à faire obstacle, quel qu’en soit le prix – en vies humaines notamment – à l’entrée des personnes migrantes au sein de l’UE", affirment-elles. Elles accusent l'ex-directeur de Frontex de 2015 à 2022, d'avoir "laissé se perpétuer des faits criminels" dont il avait, selon elles, connaissance.

Leggeri dénonce "des allégations incorrectes"

Interrogé par le journal Le Monde, Fabrice Leggeri a dénoncé "des allégations incorrectes" relevant de "manœuvres politiciennes" dans le but de "discréditer la liste du RN". Face à ces accusations, le Rassemblement national, qui caracole en tête des sondages avant les européennes du 9 juin, a rapidement exprimé son soutien à son candidat. "Les associations d'extrême gauche, partisans de la submersion migratoire et complices des passeurs, veulent réduire au silence ceux qui défendent le principe du contrôle des frontières", a affirmé Marine Le Pen sur X. "Son seul 'crime', c’est de refuser la submersion migratoire du continent européen", a pour sa part dénoncé la tête de liste du RN, Jordan Bardella.  


J.F. avec AFP

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