Dans un entretien accordé au Parisien et publiée ce samedi, le président de la République s'est dit disposé à débattre avec la députée du Rassemblement national.
Une rencontre en vue des élections européennes du 9 juin, pour lesquelles "se joue une partie du destin de la France", a affirmé Emmanuel Macron.

Après le duel télévisé ayant opposé le Premier ministre Gabriel Attal à Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national pour les élections européennes du 9 juin, verra-t-on, avant le scrutin, un débat Emmanuel Macron-Marine Le Pen ? Le président de la République est de son côté prêt à relever le défi. "Je suis prêt à débattre maintenant avec Mme Le Pen", a déclaré Emmanuel Macron dans un entretien accordé au Parisien, paru ce samedi.

"La balle est dans son camp"

"Si on pense que c'est une élection où se joue une partie du destin de la France, ce que je crois, il faut débattre", a-t-il souligné, affirmant être à la "disposition" de Marine Le Pen. "La balle est dans son camp", a ajouté le chef de l'État. En revanche, Emmanuel Macron ne compte pas monter sur le ring avec son adversaire après les élections européennes. "Après l'élection, ce débat n’aura plus d’intérêt : je suis président de la République", a-t-il soutenu.

La députée RN n'a pas tardé à réagir, assurant sur la plateforme X qu'elle "débattrai(t) donc contre Emmanuel Macron si il met sur la table sa démission ou la dissolution de l’Assemblée nationale en cas d’échec de la liste Renaissance". Jeudi 16 mai, sur France 2, Marine Le Pen s'était déjà dite disposée à donner la réplique à Emmanuel Macron, tout en formulant la même exigence : qu'il démissionne ou qu'il dissolve l'Assemblée nationale si la candidate de la majorité présidentielle, Valérie Hayer, échoue. Selon notre dernier sondage mené par l'Ifop-Fiducial et publié vendredi 24 mai, la tête de liste Renaissance stagne d'ailleurs à 16% des intentions de vote, derrière Jordan Bardella (33%) et devant Raphaël Glucksmann, tête de la liste du Parti socialiste et de Place publique (14,5%).

Marine Le Pen n'a pas toujours eu la même position vis-à-vis de cet hypothétique débat avec Emmanuel Macron, qui serait une réédition de ceux intervenus en 2017 et en 2022 lors de l'entre-deux-tours de ces présidentielles. Le 12 mai dernier, elle avait déclaré être prête à débattre contre le président, mais seulement après les élections européennes, "en septembre" plus précisément. 

Dans les colonnes du Parisien, Emmanuel Macron a par ailleurs assuré qu'il n'a "jamais cru aux sondages", ces mêmes sondages qui donnent Valérie Hayer derrière Jordan Bardella dans les intentions de vote. "On verra le 9 juin", a-t-il rétorqué, lui qui a également lancé un appel aux électeurs, en parlant des candidats du Rassemblement national : "Réveillez-vous et regardez-les de près !" Le chef de l'État a également épinglé "l'ambiguïté lâche du RN" sur la question européenne, déplorant que le "débat" d'idées à l'approche des élections soit "dans la ouate"


N.K

Tout
TF1 Info