À trois semaines des élections européennes, Valérie Hayer était l'invitée du 20H de TF1 ce dimanche 19 mai.
En amont de ce nouvel épisode de "Partie de campagne", notre équipe s'est penchée sur la campagne portée par la tête de liste de Renaissance.
Lors de ses prises de parole, elle est la candidate qui évoque le plus l'Europe.

Elle veut être la candidate du soutien indéfectible à l'Ukraine. La preuve : pour illustrer ses engagements, Valérie Hayer a transmis au 20H de TF1 une photo de sa rencontre avec Volodymyr Zelensky à Kiev en mars dernier. Tête de liste de Renaissance, elle veut être celle qui est capable de dire non à la Russie et de soutenir la veuve d’Alexis Navalny, l’opposant de Vladimir Poutine est décédé en prison le 16 février dernier en prison. "Nous ne vous laisserons pas seule, nous serons là, à vos côtés jusqu'au bout", assurait-elle à Ioulia Navalnaïa le 28 février dernier devant le Parlement européen de Strasbourg.

Et pourtant, en passant au crible ses prises de parole avec notre partenaire Datapolitics, on peut être surpris. Valérie Hayer n’est pas la candidate qui évoque le plus l’Ukraine. L'analyse de chacune de ses sorties dans les médias démontre qu'elle est, en revanche, celle qui parle le plus de l’Europe. "Plan de relance", "taxe carbone" et "géants du numérique" sont les termes les plus récurrents dans son discours.

Une Europe sans défaut ?

Valérie Hayer défend avant tout un bilan et une ligne : quel que soit le problème, la solution passe par l’Europe. Selon le dernier sondage du 17 mai avec l'Ifop-Fiducial qui mesure "en temps réel" les intentions de vote des Français pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, sa liste arrive en deuxième position des intentions de vote, derrière celle du Rassemblement national (32% des intentions de vote) et devant celle du Parti Socialiste (14,5% de votes potentiels).

Parmi les 48 propositions, on retrouve un plan à 1000 milliards d’euros pour investir dans l’énergie, les transports ou la santé, financé en partie par un emprunt européen. Elle souhaite aussi le triplement des effectifs des gardes-côtes et gardes-frontières européens. Au Parlement, elle vote neuf fois sur dix dans le même sens que la majorité des députés. Pour elle, l’Europe n’aurait-elle aucun défaut, ou presque ?


Rania HOBALLAH | Reportage : Lucas Zajdela, Antoine Bourdarias, Marion Jouvenet

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