Dans l'optique des élections législatives qui se tiendront le 30 juin et le 7 juillet, plusieurs formations de gauche ont annoncé lundi soir vouloir "soutenir des candidatures uniques dès le premier tour".
L'objectif est de porter "un programme de rupture", écrivent le Parti socialiste, le Parti communiste, les Écologistes et La France insoumise.
Ces formations politiques appellent aussi à "rejoindre les cortèges" prévus ce week-end à l'appel de la CFDT, la CGT, l'UNSA, la FSU et Solidaires, et à "manifester largement".

Après l'échec de la Nupes, seront-ils capables de s'unir ? Lundi 10 juin au soir, au lendemain de l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron, le Parti socialiste, le Parti communiste, les Écologistes et La France insoumise ont indiqué vouloir "soutenir des candidatures uniques dès le premier tour" des élections législatives, dans un communiqué également signé par Place publique, ou Générations.

"Dans chaque circonscription, nous voulons soutenir des candidatures uniques dès le premier tour", portant "un programme de rupture", écrivent les partis signataires.

Ils ont également appelé à "rejoindre les cortèges" prévus ce week-end à l'appel de la CFDT, la CGT, l'UNSA, la FSU et Solidaires, et à "manifester largement".

Eric Ciotti dénonce "la lourde responsabilité" du PS, PCF et EELV de s'associer avec LFI

Les partis de gauche avaient entamé lundi des tractations pour trouver une union pour les législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet. Ils se sont retrouvés au siège parisien des Écologistes dans l'après-midi avant de publier leur communiqué peu après 22h30.

"Nous appelons à la constitution d'un nouveau front populaire rassemblant dans une forme inédite toutes les forces de gauche humanistes, syndicales, associatives et citoyennes", écrivent les signataires, disant souhaiter "construire une alternative à Emmanuel Macron et combattre le projet raciste de l'extrême droite"

Lors d'un entretien lundi au JT de 20H de France 2, Raphaël Glucksmann avait proposé que l'ancien leader de la CFDT Laurent Berger ait vocation à devenir Premier ministre en cas de victoire, une idée dont ne fait pas mention le communiqué.

"Candidatures communes dès le premier tour, programme commun en cours de préparation. Un bon travail qui déjoue la division sur laquelle comptaient Macron et Le Pen", a réagi le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, que les socialistes souhaitent éloigner de la reconstitution de la gauche.

"On a validé la feuille de route autour du marqueur de la rupture et de la volonté d'élargir aux organisations syndicales associatives et citoyennes. Maintenant il faut s'entendre sur le contenu et l'accord électoral. On y travaille à partir de maintenant", a précisé à l'AFP le député LFI Paul Vannier, responsable des élections au sein du mouvement insoumis.

Le patron de LR, Eric Ciotti, a au contraire dénoncé "la lourde responsabilité" du PS, PCF et EELV de s'associer avec LFI. "On ne transige pas avec l'antisémitisme et l'anti-républicanisme", a fustigé le député des Alpes-Maritimes sur X, qui a mis en garde contre "un véritable danger pour la France".


La rédaction de TF1info avec AFP

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