Tête de liste Reconquête aux européennes, Marion Maréchal a échangé ces derniers jours avec les cadres du Rassemblement national.
Un accord était en discussion en vue des législatives, mais il est tombé à l'eau ce mardi, rapporte l'ex-députée.
Le RN a opéré un "changement de position", regrette Marion Maréchal, et ne souhaite "aucune association directe ou indirecte avec Eric Zemmour".

Envisagée au soir de la dissolution de l'Assemblée, une alliance entre le Rassemblement national et Reconquête semble désormais totalement écartée. Marion Maréchal, qui a conduit la liste du parti dirigé par Eric Zemmour aux européennes, a échangé avec les cadres du RN en vue des législatives partielles des 30 juin et 7 juillet, mais ces discussions n'ont finalement pas abouti. Dans un communiqué, l'ancienne députée revient sur ce qu'elle décrit comme un revirement du parti dirigé par Jordan Bardella.

La présence d'Eric Zemmour bloque le RN

"Alors que nous étions sur le point de finaliser un accord prévoyant la représentation des 1,4 million d'électeurs de Reconquête aux élections européennes dans une coalition législative, Jordan Bardella m'a informée (mardi) après-midi d'un changement de position", fait savoir la nièce de Marine Le Pen dans cette déclaration, relayée mardi après-midi sur les réseaux sociaux. 

Marion Maréchal regrette "un changement de position" du RN qui "refuse le principe même d'un accord" avec Reconquête en vue des législatives. L'hypothèse d'investitures communes s'éloigne fortement et il semblerait que les désaccords entre les deux partis ne soient pas directement liés à des projets politiques divergents. "Malgré mes tentatives de négociation, le regrettable argument qui m'a été avancé (est) qu'ils ne souhaitent aucune association directe ou indirecte avec Eric Zemmour", a rapporté la cheffe de file de Reconquête.

Marion Maréchal a exprimé en début de semaine son "souhait ardent" de "trouver le moyen de nous rassembler" avec le parti dirigé par Jordan Bardella. Pour autant, "alors que nous étions sur le point de finaliser un accord prévoyant la représentation des 1,4 million d'électeurs de Reconquête aux élections européennes dans une coalition législative", le RN a finalement décidé de faire une croix sur un accord avec la formation fondée par Eric Zemmour.  "Cette décision soudaine et contradictoire avec nos nombreux échanges et travaux préparatoires n'est pas à la hauteur des événements et de l'espoir suscité parmi les Français", a déploré la nièce de Marine Le Pen.


TD avec AFP

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