EN BREF - Élections européennes : Jordan Bardella et Marine Le Pen lancent la campagne à Marseille

par Y.R.
Publié le 3 mars 2024 à 17h54

Source : TF1 Info

À moins de 100 jours du scrutin européen, le Rassemblement national, largement en tête des sondages et emmené par Jordan Bardella, a donné, dimanche 3 mars, le coup d'envoi de sa campagne lors d'un grand meeting à Marseille.
Le président du RN, tête de liste, a multiplié, à l'instar de Marine Le Pen, les attaques visant Emmanuel Macron.
Voici tout ce qu'il faut savoir.

Un meeting géant de lancement censé donner corps à la dynamique stimulante dans les sondages. Introduit par Marine Le Pen, Jordan Bardella a lancé, dimanche 3 mars, à Marseille, devant plus de 5000 personnes réunies au Parc Chanot, la campagne du Rassemblement national pour les élections européennes du 9 juin prochain. À quelques pas du Vélodrome, où bat le cœur de l'OM et celui de la cité phocéenne, la tête de liste du RN a pointé "le grand effacement de la France", "provoqué main dans la main" par l'Union européenne et "le grand effaceur, Emmanuel Macron". TF1info récapitule. 

Qu'a dit Marine Le Pen ?

• En ouverture du meeting, Marine Le Pen s'est attaquée à Emmanuel Macron, cible numéro un du RN. "Il se voulait maître du temps, il se contente d'être le spectateur du compte à rebours qui égrène le temps politique qui lui reste", a-t-elle lancé, fustigeant le "cynisme" et les "postures guerrières" d'un Président "en état de siège". "Comment peut-on envisager de faire entrer son pays en guerre avec autant de désinvolture quand on sait les souffrances et les destructions que la guerre engendre ?"

• L'ex-candidate à la présidentielle a accusé le locataire de l'Élysée de n'avoir "eu de cesse déconstruire ce qui fait la France", notamment en voulant "mutualiser" le siège au Conseil de sécurité de l'ONU "au bénéfice" de l'UE.

• Se posant en "défenseure de la souveraineté nationale", la présidente du groupe RN à l'Assemblée a proposé l'inscription dans la Constitution de la dissuasion nucléaire "compte tenu de la menace que fait peser la convoitise" de l'UE, "à laquelle Emmanuel Macron est prêt à céder".

 • Pour Marine Le Pen, "la révolte paysanne qui se déroule dans toute l'Europe" se veut être "la parfaite déclinaison" des idées du Rassemblement national, mentionnant "le besoin de reconnaissance du travail", "le refus des logiques mercantiles folles" ou encore "le principe du juste échange".

• Appelant à "un retour au politique", la députée du Pas-de-Calais a mis en avant une "transition réfléchie et résolue, nationale et populaire, française et européenne", portée par la liste du Rassemblement national, où elle a confirmé sa candidature "symbolique" à la dernière place.

Qu'a dit Jordan Bardella ?

"La France n'a pas besoin de mourir pour que l'Europe vive. Les Nations n'ont pas besoin de s'éteindre pour que l'Europe brille. L'Europe ne doit plus être subie, elle doit être voulue", a clamé le président du parti d'extrême droite.

"Le vent d'espoir qui nous porte en France souffle partout en Europe", a assuré Jordan Bardella, appelant ses adversaires à "regarder autour d'eux". "On ne quitte pas la table du jeu quand on est sur le point de gagner la partie", a-t-il jugé, faisant référence aux chances des partis nationalistes européens lors du scrutin de juin.

• "Il n'y a pas de ruralité sans agriculteur ; il n'y a pas de souveraineté sans agriculture", a-t-il déclaré, à destination du monde agricole. "Chers agriculteurs, la France vous aime, la France vous regarde, la France vous soutient."

Sur l'immigration, thème de prédilection du RN, la tête de liste a rappelé sa détermination à stopper "la submersion migratoire". "C'est aux Français, et à eux seuls, de décider qui peut entrer sur notre sol, qui peut s'y maintenir, et qui ne le peut pas", a-t-il indiqué. "Le temps de la naïveté est fini : la France n'est pas et ne peut pas être le désordre."

• "Vous avez dans votre bulletin de vote ce 9 juin, le pouvoir du commencement, le pouvoir du changement et à l'évidence le pouvoir du redressement", a-t-il conclu. "Le 9 juin marque le jour 1 de l'alternance (...) le 9 juin, je vous appelle à un torrent de participation. Ne laissez personne décider à votre place du futur de la France."


Y.R.

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