Le 9 juin, les électeurs français votent pour élire leurs eurodéputés.
Selon des chiffres de l'Insee publiés ce jeudi, 49,5 millions de personnes sont inscrites sur les listes électorales et donc susceptibles de participer au scrutin, soit 2,2 millions de plus qu'en 2019.
Dans la dernière ligne droite de cette campagne, retrouvez ici les dernières prises de parole des principaux candidats.

Ce live est à présent terminé. 

2,2 MILLIONS D'ÉLECTEURS DE PLUS QU'EN 2019

Selon les chiffres de l'Insee arrêtés au 8 mai et publiés ce jeudi, 95% des Français en âge de voter sont inscrits sur les listes électorales pour les élections européennes du 9 juin, soit 49,5 millions de personnes, en hausse de 2,2 millions par rapport à 2019. Parmi elles, 1,6 million résident hors de France et sont inscrites dans un consulat. 

DES ARGUMENTS PASSÉS AU CRIBLE DES VÉRIFICATEURS

À quelques jours du scrutin européen, LCI a proposé un nouveau rendez-vous politique mardi 29 mai, une semaine après avoir mis autour de la table des huit principales têtes de liste. L'occasion pour la cellule des Vérificateurs de passer au crible plusieurs arguments avancés par ces candidats.

CE QUI DIFFÉRENCIE LE RN ET LR SUR L'IMMIGRATION

Attaquant le Rassemblement national, François-Xavier Bellamy a souligné que "pendant cinq ans, ils ont critiqué l'agence Frontex, aujourd'hui, ils recrutent son directeur exécutif". Selon lui, "nous avons besoin de coopérer ensemble en Europe pour maitriser ensemble les frontières extérieures de l'Union européenne". Il s'agirait alors de "garder la maîtrise nationale de notre politique migratoire".

"NOUS SOMMES LA DROITE EUROPÉENNE"

Alors que de possibles recompositions des groupes à droite du PPE, le groupe de la droite européenne, dans lequel siègent les eurodéputés LR, pourraient advenir à l'issue des élections européennes, François-Xavier Bellamy s'est dit confiant sur LCI. "Nous sommes la droite européenne, nous sommes le parti qui demain va avoir la première force politique en Europe, aussi bien au Parlement européen qu'autour de la table des chefs d'État et de gouvernement", a-t-il assuré. "Ce qui est en train d'écrire, c'est l'avenir de la droite, c'est l'avenir d'une famille politique."

"LA POLITIQUE DE LA CHAISE VIDE" DU RN

"Les Macronistes auront fait pendant cinq ans la politique de la gauche et le Rassemblement national aura fait pendant cinq ans, la politique de la chaise vide", a affirmé sur LCI François-Xavier Bellamy, rappelant que si le RN a gagné les dernières élections européennes, rien n'avait changé pour la France et les Français. 

LE REFUS DU DUEL RENAISSANCE-RN

"Le Rassemblement national a été installé par Emmanuel Macron, y compris dans cette campagne", a insisté François-Xavier Bellamy, regrettant qu'"essaie d'imposer toujours aux Français le même 2e tour perpétuel de l'élection présidentielle". Or, selon la tête de liste des Républicains, "le vrai duel européen, il oppose deux grandes formations politiques eu Europe, qui sont les deux formations politiques qui structurent la vie démocratique dans la plupart des pays voisins, que sont d'un côté la droite européenne, et de l'autre côté, les socialistes européens". 


Concernant le RN, François-Xavier Bellamy souligne que ses eurodéputés font partie d'un groupe "en train de s'effondrer parce qu'on vient de découvrir un peu tard que les alliés du Rassemblement national ont des sympathies pour les SS", faisant référence à l'ancien leader du parti d'extrême droite allemand, l'Afd, qui avait assuré qu'un SS "n'était pas automatiquement un criminel". En réaction, le RN a décidé qu'il ne siégerait plus à ses côtés.

"IL FAUT RASSEMBLER DANS LA CLARTÉ"

Invité sur LCI, François-Xavier Bellamy ne s'est pas dit contre une éventuelle "union des droites", appelée de ses vœux par Nicolas Sarkozy. "Je pense qu'il faut rassembler, et il faut rassembler dans la clarté", a-t-il estimé. "Depuis des mois, des années, nous dénonçons la politique d'Emmanuel Macron parce qu'elle nous semble conduire la France dans l'impasse où elle est aujourd'hui. Et cette politique-là, nous ne voulons pas la soutenir, au contraire, nous en sommes les premiers opposants à l'Assemblée, au Sénat et c'est aussi le cas au Parlement européen", a-t-il néanmoins argué.


"La Macronie aura été pendant cinq ans le supplétif de la gauche et des Verts sur la décroissance de notre agriculture, sur le désarmement de nos frontières, sur la lutte contre l'énergie nucléaire, sur tous ces sujets-là, nous avons été en contradiction très forte", a souligné François-Xavier Bellamy.

"UN MOT DE SYMPATHIE"

Dans une longue interview au Figaro, Nicolas Sarkozy a fait part de sa sympathie vis-à-vis de François-Xavier Bellamy tout en choisissant de ne pas rendre son vote pour les Européennes public, manquant donc de marquer un soutien officiel à la liste portée par son parti et en difficulté dans les sondages. 


"Je respecte le choix de Nicolas Sarkozy, c'est à lui de décider s'il souhaite ou non rendre public son soutien. Dans tous les cas, je reçois ce mot de sympathie", a répondu la tête de liste LR pour les élections du 9 juin sur LCI. "Pour nous, ce qui compte, c'est de continuer à convaincre, de continuer à faire en sorte que cette campagne soit l'occasion de parler des enjeux européens, et aussi de l'avenir que nous voulons pour le pays."

François-Xavier Bellamy, tête de liste LR des Européennes, était l'invité de la matinale de LCI, ce mardi 7 mai.
François-Xavier Bellamy, tête de liste LR des Européennes, était l'invité de la matinale de LCI, ce mardi 7 mai. - Capture d'écran / LCI

"LES MAJORITÉS VONT CHANGER AU PARLEMENT EUROPÉEN"

Répondant à la critique de Marion Maréchal, qui a souligné que le RN, arrivé par deux fois en tête des élections européennes, n'avait jamais réussi à changer une virgule de la politique européenne, Laurent Jacobelli a appelé à être "constructif". Au Parlement européen, "demain, nous aurons des alliés, et probablement d'ailleurs des nouveaux alliés", a-t-il souhaité, alors le premier ministre hongrois Viktor Orban a appelé que Marine Le Pen et Giorgia Meloni travaillent ensemble.

"ENVOYER UN CARTON ROUGE" À EMMANUEL MACRON

"Il faut lui envoyer un carton rouge, une sanction lourde parce que sinon, ça va continuer et les Français n'en peuvent plus", a appelé Laurent Jacobelli, député RN de Moselle, à propos des élections européennes, où la tête de liste de son parti, Jordan Bardella, est donné en tête des intentions de votes. "Plus l'écart entre la liste de Jordan Bardella et la liste de la majorité présidentielle sera grand, plus le besoin d'une dissolution se fera sentir", a-t-il par ailleurs estimé. 

DES ÉLECTIONS "HISTORIQUES" POUR VIKTOR ORBAN

Viktor Orban, premier ministre de la Hongrie qui doit prendre la présidence du Conseil européen le 1er juillet prochain, a jugé dans un entretien au Point que "ces élections sont historiques." Selon lui, "outre le nombre de sièges qu'obtiendra tel ou tel parti, la chose à mon sens la plus importante sera le nombre de députés disposés à aller plus loin dans la guerre en Ukraine et nombre de ceux qui seront pour y mettre un terme." Il a ajouté que "l'avenir du camp souverainiste en Europe, comme de la droite en général, repose aujourd'hui entre les mains de deux femmes. Tout dépendra de la capacité à coopérer de Marine Le Pen, en France, et de Giorgia Meloni, en Italie." 


"Si elles parviennent à travailler ensemble, au sein d'un groupe unique ou d'une coalition, elles seront une force pour l'Europe", a encore espéré Viktor Orban. Concernant les eurodéputés du Fidesz, le Premier ministre hongrois a expliqué vouloir adhérer à l'ECR, le groupe de Giorgia Meloni, "mais aussi savoir clairement quelles seront, d'une part ses relations avec le Rassemblement national". 

"UN SCRUTIN DE MI-MANDAT" POUR JORDAN BARDELLA

La tête de liste du Rassemblement national Jordan Bardella a qualifié les élections européennes dans une interview au Parisien de "scrutin de mi-mandat". Selon lui, "la sanction doit être lourde", contre à un soi-disant "projet caché de Macron". Le président du parti d'extrême droite a de nouveau appelé à dissoudre l'Assemblée nationale si le RN arrivait en tête le 9 juin prochain, bien que ces deux élections n'aient aucun lien.


Il a par ailleurs développé les mesures phares de son programme. "J'ai fixé deux priorités : le pouvoir d'achat et la protection de notre identité", a-t-il développé, souhaitant baisser les factures d'énergie et l'instauration d'une double frontière.

"MOBILISER LE PEU D'ÉLECTEURS QUI LUI RESTENT"

Emmanuel Macron "essaie de mobiliser le peu d’électeurs qui lui restent", a estimé Marine Le Pen, sur franceinfo, alors que le président de la République a dénoncé la montée de l'extrême droite dans cette campagne d'élections européennes. "Les peuples européens sont en train de se réveiller", s'est-elle félicitée.


Alors que le Rassemblement national proposait de quitter l'Union européenne, avant de revenir depuis sur cette proposition, Marine Le Pen a été interrogée sur un éventuel Frexit. "Contester le fonctionnement de l'Union européenne n'entraine pas la volonté de sortir de l'Europe", a-t-elle insisté. "Nous avons parfaitement le droit de contester le fonctionnement de l'Union européenne, de vouloir en changer les règles, de vouloir peser pour que les politiques toxiques s'arrêtent, pour réorienter l'Union européenne, sans vouloir en sortir", a souligné Marine Le Pen.

"LE DANGER DE L'ARRIVÉE DE L'EXTRÊME DROITE AU POUVOIR"

Sur France Inter, la tête de liste de la France insoumise, Manon Aubry, a souligné que le dernier mandat européen a vu se déployer plusieurs crises auxquelles le Parlement européen a notamment dû répondre. "Il y a un certain nombre de dogmes aussi qui ont bougé sous ce mandat. Pour la première fois, on a parlé de protectionnisme, les règles budgétaires qui ont organisé l'austérité ont été suspendues et là, on est à la croisée des chemins", a-t-elle mis en avant. "Il y a énormément d'enjeux dans ce scrutin."


Par ailleurs, elle a fustigé les critiques des macronistes. "Qui a été le marchepied de l'extrême droite ?  Qui a repris un texte sur l'immigration en France qui reprend les thèses de Jean-Marie Le Pen sur la préférence nationale ? C'est précisément les macronistes", a dénoncé Manon Aubry. "Les macronistes ont choisi leur opposition, ils essaient de nous rejouer 'c'est nous ou le chaos', personnellement, je trouve que ça ne fonctionne pas très bien au vu de leurs difficultés dans la campagne, mais surtout, c'est extrêmement dangereux parce que ça fait planer le danger de l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir". 

LES EURODÉPUTÉS RN NE DÉFENDENT PAS "LES INTÉRÊTS DE LA FRANCE"

"Avoir des députés Rassemblement national au Parlement européen qui représentent la France, ça ne fait pas bouger du tout une ligne pour les intérêts de la France", a dénoncé de son côté Nadine Morano, sur la liste des LR pour ces élections européennes. 


"Un vote sanction, mais efficace au sein du Parlement européen, c'est voter pour des députés qui servent à quelque chose dans cet hémicycle-là", a encore mis en avant l'eurodéputée sur France 2. "Pour défendre les intérêts des Français et représenter la France dans cet hémicyle, il faut voter pour François-Xavier Bellamy", a-t-elle insisté.

LES PROPOSITIONS MACRONISTES

"Moi, je défends, avec Valérie Hayer, une liste qui propose d'investir massivement pour notre économie et nos entreprises, une politique beaucoup plus efficace en matière d'immigration, un plan massif pour notre jeunesse, pour les femmes...", a défendu Gabriel Attal, fustigeant les propositions défendues par la France insoumise comme par la liste menée par Raphaël Glucksmann, qui se rapproche dans les intentions de vote de la tête de liste macroniste.

"LA FRANCE NE SERA PAS PLUS FORTE EN ÉTANT PLUS SEULE"

Gabriel Attal a vanté les nombreux avantages de l'Union européenne, assurant que "la France ne sera pas plus forte en étant plus seule". Selon lui, "on peut reprocher des choses à l'Europe et évidemment qu'elle a des défauts, et évidemment que notre travail, c'est de faire en sorte de les corriger". 


"C'est ça notre travail : régler des problèmes et surtout, inventer des politiques qui protègent mieux les Français. On ne le fera pas avec ni le Rassemblement national, ni la France insoumise, ni avec des partis qui sont malheureusement devenus des supplétifs pour le Parti socialiste, de la France insoumise, des Républicains, pour le Rassemblement national", a continué le Premier ministre.

LE RN "FAIT TOUT POUR NE PAS PARLER D'EUROPE"

"La ficelle du Rassemblement national, c'est la même depuis toujours, c'est la grosse ficelle 'il y a un projet caché, qui vous attend, il faut sanctionner le gouvernement par avance'", a encore dénoncé sur RTL Gabriel Attal, en réponse à une interview de Jordan Bardella dans le Parisien dans laquelle la tête de liste du parti d'extrême droite a fait savoir qu'"aux européennes, la sanction contre Emmanuel Macron doit être lourde".


"Si mon tempérament, c'était de reporter des décisions difficiles après les élections, je ne viendrais pas d'annoncer la réforme de l'assurance chômage", a souligné Gabriel Attal, défendant ses réformes, et dénonçant tout "projet caché" dont l'accuse Jordan Bardella. "Le Rassemblement national, comme toujours, fait tout pour ne pas parler d'Europe dans cette élection. Leur programme à un niveau européen équivaudrait à une sortie de l'Europe pour la France. Ne soyons pas les Britanniques qui ont pleuré après le Brexit", a ajouté le Premier ministre.

DES "DÉPUTÉS QUI TRAVAILLENT"

"Les députés d'extrême droite sont les moins travailleurs au Parlement européen", a accusé Gabriel Attal sur RTL, promettant des "députés qui travaillent" et qui "défendent les intérêts de la France en Europe, et c'est le cas avec la liste de Valérie Hayer". 

"IL FAUT SE BATTRE JUSQU'AU BOUT"

Le Premier ministre Gabriel Attal continue de soutenir la campagne électorale de la tête de liste macroniste Valérie Hayer, en difficulté dans les intentions de vote. "Il faut se battre jusqu'au bout, je ne fais pas de commentaire sur des résultats qui n'ont pas eu lieu", a-t-il rappelé, assurant que "ce qui se joue dans cette élection, c'est : est-ce qu'on pense qu'on sera plus fort en étant plus uni au niveau européen ou est-ce qu'on pense qu'on sera plus fort en se repliant sur nous-même et en s'isolant".


"Est-ce que la France sera le pays qui envoie le plus grand bataillon de députés d'extrême droite au Parlement européen, à un moment où l'extrême droite est très haute dans tous les pays européens, et qui donc pour la première fois de l'histoire du Parlement européen, pourrait avoir une capacité de blocage des institutions européennes", a-t-il encore mis en avant sur RTL. Il a ainsi appelé à ne pas "éloigner l'enjeu européen" de cette élection, visant "les extrêmes" qui tenteraient d'en faire un scrutin national : "C'est une élection européenne."

BONJOUR

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré aux élections européennes, dont le scrutin en France est prévu le 9 juin prochain. Retrouvez ici toutes les informations liées à la campagne de ce jeudi 30 mai.

La campagne se joue "dans les dix derniers jours, parfois dans les dernières heures", parole de François Bayrou. Mercredi, l'expérimenté président du MoDem, principal allié de la majorité, a appelé son camp à enclencher la vitesse supérieure. Tous les candidats sont bien conscients qu'il est plus que temps de battre le rappel. 

Les positions, comme le relèvent quotidiennement notre sondage, changent peu. Jordan Bardella (RN) fait la course en tête depuis le 8 avril, date de la première mouture de l'enquête journalière menée par Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio. La liste Renaissance menée par Valérie Hayer conserve péniblement sa petite avance (16%) sur Raphaël Glucksmann (PS-Place Publique), deux points derrière (14%). À 7%, Manon Aubry (LFI) et François-Xavier Bellamy (LR) ne parviennent pas à décoller, tout comme la liste des Écologistes, bien que Marie Toussaint retrouve une dynamique positive en gagnant 1,5 point en 3 jours pour s'établir à 6,5% d'intentions de vote. C'est autant que la liste Reconquête de Marion Maréchal. Léon Deffontaines avec 3% ferme la route. 

Ce 30 mai, à J-10, retrouvez ci-dessus les interventions des candidats et de leurs soutiens : dans "Bonjour" sur TF1 à 7h40, c'est le député et porte-parole du Rassemblement national Laurent Jacobelli qui répond à Adrien Gindre.  


La rédaction de TF1info

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