REVIVEZ - "Sept ans de macronisme ont affaibli la France" : Jordan Bardella lance la campagne des européennes

Publié le 3 mars 2024 à 12h00, mis à jour le 3 mars 2024 à 17h04

Source : TF1 Info

À trois mois des élections européennes, Jordan Bardella, président du Rassemblement national et tête de liste, a lancé sa campagne ce dimanche 3 mars à 15 heures au Parc Chanot, à Marseille.
Le discours du candidat, largement en tête des sondages, était précédé d'une intervention de Marine Le Pen.
Le duo du RN a désigné son adversaire en attaquant frontalement Emmanuel Macron, et rappelé ses thèmes de prédilection, la lutte contre l'immigration et la défense des "nations".

Ce live est à présent terminé. 

"JE VOUS APPELLE À UN TORRENT DE PARTICIPATION"

"Le 9 juin, je vous appelle à un torrent de participation. Ne laissez personne décider à votre place du futur de la France. Le 9 juin, avec nous, la France revient et l'Europe revit", conclut Jordan Bardella.

"LE 9 JUIN MARQUERA LE JOUR 1 DE L'ALTERNANCE"

"Ces élections européennes du 9 juin, marqueront le jour 1 de l'alternance et je veux appeler les Français à s'unir et à se rassembler. À ceux qui seraient tentés de disperser leur vote sur une autre liste patriote ou de s’abstenir, je veux leur dire que nous menons une course contre le temps et qu'après il sera trop tard. Vous qui venez de la droite, vous qui venez de la gauche, vous qui venez d'ailleurs : quand la France court le risque de l'abîme, il est du devoir de chaque fils et fille France de s'unir et d'enclencher le cycle du redressement. Une seule idée nous guide : la France, encore et toujours."

JORDAN BARDELLA DÉTAILLE SON PROGRAMME

"Jamais nous n'opposerons la nécessaire préservation de l'environnement et l'indispensable protection du pouvoir d'achat des Français. Nous nous battrons pour une diplomatie écologique, qui donne toute sa place au nucléaire, parce que la vocation de la France c'est défendre le progrès scientifique et la puissance productive", lance Jordan Bardella, qui détaille plusieurs mesures de son programme.


"Face aux difficultés du monde agricole, nous voulons l'exception agri-culturelle, qui sanctuarise nos filières face à la concurrence déloyale. Nous changerons les règles du jeu et instaurerons le patriotisme économique. Dans les cantines françaises, on doit pouvoir manger français !"


"Face aux tenants de l'idéologie migratoire, nous sommes les défenseurs des droits légitimes des citoyens et les défenseurs de l'identité nationale. Les Français ont le droit de rester Français ! Nous refuserons le pacte pour les migrations, nous défendrons l'idée de la double frontière – frontière nationale et frontière européenne - qui, est, au fond, une double sécurité pour les peuples d'Europe."

"NOUS DEVONS NOUS PRÉPARER À PRENDRE LA RELÈVE"

"J'ai défendu, je défendrai, toujours, avec franchise, avec conviction, avec honneur une certaine idée de la France. L'idée que notre pays n’est pas voué à la relégation, à la dissolution ou au silence. L'idée que la France n'a pas fini d’étonner le monde, et qu'elle est faite pour le plus grand des destins. J'ai défendu et je défendrai l'idée cardinale que la France doit reprendre son rang en Europe et dans le monde. Jamais nous n'accepterons de petites ambitions pour notre pays, jamais nous ne tolérerons ce qui va à l'encontre de sa vocation, de ses intérêts et par-dessus tout de son peuple."


"Faire de la politique ce n'est pas jouer, feindre, mentir, baisser le regard ; c'est au contraire réfléchir, entendre, méditer, voir loin et, désormais, pour nous : se préparer à l'action. Nous arrivons au bout d'une époque, et nous devons nous préparer à prendre la relève", affirme Jordan Bardella.

"LE 9 JUIN, VOUS AVEZ LE POUVOIR DU CHANGEMENT"

"Vous avez dans votre bulletin de vote ce 9 juin, le pouvoir du commencement, le pouvoir du changement et à l'évidence le pouvoir du redressement ! Depuis cinq ans ensemble, nous avons parcouru un long chemin... Et me voici une nouvelle fois devant vous, paré à conduire la bataille des européennes

"LE GRAND EFFACEUR... S'APPELLE EMMANUEL MACRON"

"Au fond, ce que nos dirigeants et l'Union européenne ont provoqué, main dans la main, c'est le grand effacement de la France. Un grand effacement qui se traduit par le recul de la France chez elle, sur son propre sol, mais également en Europe et dans le monde. Par le délabrement de l'État, la dislocation du pays et la désunion des Français ! Et le grand effaceur... s'appelle Emmanuel Macron", poursuit Jordan Bardella, qui égrène "les 7 ans de macronisme ont affaibli la France." "La clarté dans l'action et la cohérence dans la pensée, c'est ce qui a cruellement manqué à la France pendant 7 ans."

"LES DEUX GRANDS PILIERS DE CETTE BATAILLE DÉCISIVE"

"Le Pacte vert d'un côté, le Pacte migratoire de l'autre : voici les deux grands piliers de cette bataille électorale décisive devant nous. Décisive, parce qu'ils engagent qui nous sommes et qui nous voulons être ; décisive parce qu'ils remettent en cause le travail d'un côté, et l'identité de la France de l'autre."

"LE RESPECT EST DÉSACRALISÉ"

"Nous entrons dans une époque où le respect de la personne humaine est désacralisée, où les plus anciens, les plus fragiles, les femmes enceintes, les enfants, ne sont plus intouchables. Une société dans laquelle dix enfants peuvent en lyncher un 11e à terre. Une société où le faible est livré à la merci des violents. Une société où le squatteur est plus protégé que le propriétaire, une société où l’honnête citoyen est accusé et où le délinquant est excusé. Une société de la grande inversion dans laquelle le bourreau devient la victime et la victime devient le responsable. Nous ne pouvons nous y résoudre."

"100 TRAUMATISMES PAR JOUR, 1000 BLESSURES QUI RESTENT À VIE"

"Partout en France, tous les seuils d'alerte ont été dépassés, et avec eux la dégradation de la situation sécuritaire du pays. Selon les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur, nous avons franchi les 1000 agressions par jour ! 1000 agressions par jour, c'est 1000 traumatismes par jour, c'est 1000 blessures qui restent à vie, c'est 1000 compatriotes frappés par une violence qu'aucun ne devrait jamais subir."

"LA FRANCE, AVEC NOUS, PROTÈGERA SES FRONTIÈRES"

"De toute évidence, ces élections constituent un référendum contre la submersion migratoire. Alors qu'on invoque à tour de bras, du matin au soir, le respect du droit des migrants à être pris en charge, qui à part nous se soucie du droit des Français à vivre en paix, chez eux, dans leur pays. (...) Notre politique migratoire ne doit plus être centrée sur la volonté des derniers arrivants, mais sur le consentement de la Nation."


"C'est aux Français, et à eux seuls, de décider qui peut entrer sur notre sol, qui peut s'y maintenir, et qui ne le peut pas. La France gouvernée par le Rassemblement national refusera ce pacte de submersion. Elle fera respecter ses lois et l'autorité de l'État", assure Jordan Bardella. "Je le dis aux passeurs qui profitent du trafic d'êtres humains, à l'extrême gauche, aux associations pro-migrants, à tous ceux qui veulent profiter de la France sans respecter ses règles : la France, avec nous, protègera ses frontières."


"Avec nous, le temps de la naïveté est fini : la France n'est pas et ne peut pas être le désordre."

"CE QUE VIT LA FRANCE N'A RIEN D'UNE FATALITÉ"

"Ce que vit la France, mes amis, n'a rien d'une fatalité. C'est la conséquence de choix politiques. Il nous est possible de faire autrement : avec bon sens, respect des gens, sens de l'unité nationale et du bien commun."

JORDAN BARDELLA ATTAQUE EMMANUEL MACRON

"Pardon de rappeler l'essentiel : est-ce de la faute du RN si Emmanuel Macron suscite une telle défiance aujourd’hui dans le pays ? Plutôt que de faire preuve de mépris, ne devrait-il pas se demander avec humilité pourquoi est-ce qu'il ne peut plus déambuler dans ce Salon sans trois cordons de sécurité autour de lui ? N'en déplaise au président de la République : s'il y a eu un tel contraste entre ma venue au Salon, celle de Marine, et la sienne, c'est peut-être parce que nos agriculteurs, et les Français en général, sentent que nous les respectons, que nous les considérons et que - par-dessus tous - nous les comprenons."

"CHERS AGRICULTEURS, LA FRANCE VOUS AIME !"

"Ce Pacte vert, scellé par Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen, impose la décroissance agricole. Il a provoqué la détresse de nos paysans et une colère inédite dont vous avez tous vu la mobilisation. Qu'il me soit permis de dire ici, en votre nom à tous, le soutien de tous les Français à nos agriculteurs : chers agriculteurs, la France vous aime ! La France vous regarde, la France vous soutient ! 


"Votre cri de révolte, c'est le cri d’une France pudique et digne, d'une France qui n'est pas décidée à disparaître. Votre cri de révolte, c'est le cri d'une France qui entend vivre dignement de son métier, de sa terre et sur sa terre, sans dépendre d’aides permanentes ! (...) Il n'y a pas de ruralité sans agriculteur ; il n'y a pas de souveraineté sans agriculture", affirme Jordan Bardella. 


"C'est à cause de ce Pacte vert que notre agriculture vit un plan social qui ne dit pas son nom. Après avoir liquidé nos usines, les petits hommes gris de Bruxelles veulent la peau de nos fermes."

"ON EST SUR LE POINT DE GAGNER LA PARTIE"

"Adeptes des fake news, des arguments mensongers, parfois des théories du complot, nos adversaires macronistes nous accusent d'avancer masqués, de défendre un 'Frexit' caché, de vouloir sans le dire nous emparer du pouvoir pour sortir de l'UE. Je n'ai pas peur de cet argument, et je vais y répondre."


"Nos adversaires doivent regarder autour d’eux. Le vent d'espoir qui nous porte en France souffle partout en Europe ! En Italie, en Suède, en Hongrie, au Pays-Bas, en Autriche, en Flandre, ailleurs ! On ne quitte pas la table du jeu quand on est sur le point de gagner la partie", lâche-t-il devant ses militants.

"LA FRANCE N'A PAS BESOIN DE MOURIR POUR QUE L'EUROPE VIVE"

"Peu d'élections façonneront l'avenir comme celles qui viennent. Les Français nous attendent et l'Europe nous regarde. Marine vous a parlé des menaces qui pèsent sur la confiscation par Bruxelles de nos libertés. L’Europe devait être ce manteau qui nous protège. Or, l'Union européenne actuelle nous dénude chaque jour davantage, pour nous livrer aux vents glacés de la mondialisation. La France n'a pas besoin de mourir pour que l'Europe vive. Les Nations n'ont pas besoin de s'éteindre pour que l'Europe brille. L'Europe ne doit plus être subie, elle doit être voulue et, pour cela, elle doit associer les peuples qui la composent."

"VOTRE MAIN NE TREMBLERA PAS DEVANT L'URNE"

C'est au tour de Jordan Bardella de monter au pupitre. "Je vais vous faire une confidence : je savais que vous seriez là, je savais que vous répondriez présents à l'appel de ceux qui refusent la fatalité, l'impuissance et l'esprit de défaite. Je sais déjà que votre main ne tremblera pas devant l'urne ; je sais déjà que vous serez au rendez-vous du vote le 9 juin prochain, pour dire à l'Europe et au monde que la France est de retour."


"En réalité, mes amis, nous n'avons pas d'autre option que la victoire. Face à l'accélération de l’Histoire, face aux convulsions d'un monde incertain, et parce qu'elle est à la croisée des chemins, la France est à l'heure des choix", affirme la tête de liste RN au scrutin européen. "Notre Nation est au croisement de grandes décisions que le peuple de France a désormais entre ses mains. Des décisions, dont l'impact ne sera pas seulement mesurable sur les cinq années à venir, mais sur les prochaines décennies."

"JE SUIS CONVAINCUE DE LA VICTOIRE" DE JORDAN BARDELLA

"Mon cher Jordan, tu le sais la responsabilité qui nous revient, c'est l'histoire qui nous la confie. C'est pourquoi j'accepte avec enthousiasme de t'accompagner en clôturant symboliquement la liste que tu mèneras, j'en suis convaincue, à la victoire. Pour que la France revienne, pour que l'Europe revive." 

"L'ARMATURE DE LA TRANSITION POLITIQUE"

"Un grand projet qui fédère toutes les énergies du pays, une nouvelle élite pour le mener, un État pour le soutenir. Voilà l'armature de la transition politique que nous proposons au pays. Cette transition sera réfléchie et résolue, elle sera nationale et populaire, elle sera française et européenne."


"Dans une démocratie, à 100 jours d'une élection, il est nécessaire que s'opère une alchimie qui est de transformer l'indignation en action, le besoin en volonté, la conscience nationale en vote. (...) Quand ils ont comme ambition de transformer notre État-Nation en simple conseil régional, il faut les défaire dans les urnes ! (...) Nous, héritiers de ceux qui ont fait triompher le droit des peuples, de ceux qui ont apporté la liberté aux pays d'Europe, nous formons le peuple qui incarne aux yeux du monde l'exemple de la Nation."

"NOUS APPELONS AU RETOUR DU POLITIQUE"

"Nous devons réhabiliter la politique si nous voulons sortir le pays et l'Europe d'une technocratie
sclérosante, de misérables logiques comptables qui sont de faux calculs ; il faut aussi rompre avec les renoncements de ces élites qui ont tout promis et tant trahi, tant parlé et tout bradé. Nous en appelons donc au retour du politique, retour : de la conscience politique ; de la décision politique ; du pouvoir du politique ; et de la responsabilité politique", appelle la cheffe de file des députés RN.


"Nous croyons à la grande politique, celle qui sait s'affranchir des querelles subalternes, des verbiages polémiques et des pensées toutes faites, celle qui privilégie l'action sur la communication, celle qui vise l'efficacité et non les artifices, celle, enfin, qui donne à l'engagement militant qui est le nôtre, qui est le vôtre, chers amis, ses lettres de noblesse", continue Marine Le Pen.

"C'EST LA FAUTE AU RN"

"Comme il y a 30 ans, nous pataugeons toujours dans le 'responsables mais pas coupables' avec un gouvernement qui ne cesse de se défausser. C'est la faute de la crise, du RN, de la guerre, du RN, des réseaux sociaux, du RN, des Chinois, du RN, des martiens, du RN...", énumère, avec ironie, Marine Le Pen. "Ces dérobades indignes discréditent la parole et l'action publique."

"REFAIRE DE LA FRANCE 'UN PARADIS ÉNERGÉTIQUE'"

"Un pays est comme un corps vivant : privé d'énergie, il est condamné à dépérir, à devenir improductif. Détruire nos capacités énergétiques est donc une faute impardonnable. (...) Il est encore possible de refaire de la France un "paradis énergétique'", affirme Marine Le Pen devant les militants du RN.

"ILS VEULENT UN EFFACEMENT ANTHROPOLOGIQUE"

"La fin annoncée des voitures thermiques en 2035 et les persécutions contre les automobilistes ne sont pas un hasard : ces gens ne combattent pas pour une autre voiture, ni pour moins de voitures, mais pour plus de voitures du tout. (...) Ils disent qu'ils veulent la 'transition écologique' ? Non  : ce qu'ils veulent, c'est un effacement anthropologique. L'explosion du coût de l'énergie non plus n'est pas un hasard, mais un choix idéologique dont l'objectif est de limiter l'activité industrielle et même individuelle des Français."

LA RÉVOLTE PAYSANNE, "LA PARFAITE DÉCLINAISON DE NOS IDEES"

"Je vois dans la révolte paysanne qui se déroule dans toute l'Europe, dans les revendications qui s'y expriment, la parfaite déclinaison de nos idées. L'attachement à nos racines, le besoin de reconnaissance du travail, le refus des logiques mercantiles folles, le principe du juste échange, la souveraineté et la sécurité alimentaires. Ce que viennent dire les agriculteurs aux dirigeants français et européens, c'est le cri de tous les entrepreneurs, tous les bons professionnels qui aiment leur métier : laissez-nous travailler !"

"OPPOSER L'HOMME ET LA NATURE EST UNE ABERRATION"

"Le projet de déconstruction est beaucoup plus profond qu'on ne peut l'imaginer puisqu'il s'attaque aujourd'hui à la conception que nous devons avoir de la place de l'Homme dans la nature. (...) Pour l'Union européenne qui a fait sienne l'idéologie des activistes écologistes les plus fous, l'être humain serait un 'oppresseur' de la nature et, à ce titre, il devrait être remis à sa place entre le ver de terre et la mauvaise herbe. Cette conception n’est pas sans conséquences pratiques : l'Homme mis en accusation est sommé de battre sa coulpe, de réduire ses activités par nature toxiques."


"Le texte du Parlement européen 'restaurer la nature' pourrait en réalité se titrer 'effacer l'être humain'. Or, choisir entre l'Homme et la nature, et les opposer, est une aberration. (...) Cette relégation de l'Homme qui est véhiculée de Paris à Bruxelles est, je n'hésite pas à le dire, fondamentalement antihumaniste."

MARINE LE PEN ATTAQUE EMMANUEL MACRON ET L'UE

"On s'étonnera d’ailleurs qu'un homme qui a fait de la déconstruction son projet en suivant le chemin inverse de ce que l'on a appelé 'la Renaissance' ait osé usurper ce mot pour dénommer son mouvement... Il aurait dû l'appeler 'Liquidation'. Quant à l'Union européenne, elle devrait sans doute troquer sa devise, 'Unis dans la diversité' pour le slogan : 'Tout doit disparaître'... même notre mémoire."

"PLUS RIEN NE TIENT DEBOUT"

"Déconstruire, c'est aussi effondrer notre puissance industrielle avec le bradage de nos fleurons nationaux ou l'abandon de nos filières stratégiques, comme l'agriculture, à une concurrence déloyale organisée. Déconstruire, c'est saper l’identité sociale de la France avec la réforme inique des retraites ou encore tout récemment la volonté annoncée crânement par Gabriel Attal de baisser encore les montants et la durée de l'assurance chômage", déplore Marine Le Pen devant le public du Parc Chanot. "Éducation, dette, logement, sécurité intérieure, extérieure, recherche scientifique, santé, plus rien ne tient debout."


"Devant ce bilan, chaque année, des milliers de jeunes Français de grand talent, souvent très diplômés qui ne trouvent plus en France d'espoir d'épanouissement, partent sous d'autres cieux", poursuit-elle. "Nous luttons, vous le savez, depuis longtemps contre l'immigration ; demain, nous devrons aussi lutter contre l'émigration en redonnant aux Français l’envie de créer et d'entreprendre au pays."

LA DISSUASION NUCLÉAIRE INSCRITE DANS LA CONSTITUTION ?

"Nous, nous sommes les défenseurs de la souveraineté nationale et de ses composantes. Nous, nous disons que la dissuasion nucléaire, garante de la sécurité et de la liberté de la France, ce legs irremplaçable du Général de Gaulle, appartient à la France et au peuple. C'est pourquoi je proposerai, compte tenu de la menace que fait peser la convoitise de l'UE à laquelle Emmanuel Macron est prêt à céder, que la dissuasion nucléaire soit inscrite dans la Constitution comme un élément inaliénable de notre souveraineté."

"EMMANUEL MACRON A FAIT PERDRE À NOTRE PAYS SON INFLUENCE"

"Comment peut-on envisager de faire entrer son pays en guerre avec autant de désinvolture quand on sait  les souffrances et les destructions que la guerre engendre ? Or, ni notre indépendance, ni notre intégrité territoriale, ne sont en jeu pas plus qu'une obligation découlant d'une de nos alliances. Au-delà de la guerre de tous contre tous qu'ils ont imposée sur un plan économique, social, agricole, commercial, c’est aujourd'hui la guerre, la vraie, que certains appellent de leurs vœux."


"Certains observateurs ont suggéré que cette annonce pourrait avoir un but purement politicien dans le cadre de l'obsession quasi-pathologique développée par Emmanuel Macron à l'égard du Rassemblement national. Nous n'osons croire que le président de la République puisse faire preuve d’autant de cynisme." 


"En abandonnant la stature et le rôle qui fut celui de notre pays dans le monde, Emmanuel Macron a fait perdre à notre pays son influence et le crédit que la France s'était forgé au fil des siècles", poursuit l'ancien candidate à la présidentielle. "En fait, depuis qu'il est au pouvoir, directement depuis 7 ans, indirectement depuis 2007, Emmanuel Macron n'a eu de cesse que de déconstruire ce qui fait la France."

"UNE ATMOSPHÈRE DE FIN DE RÈGNE"

"Nous avons de plus en plus le sentiment de marcher dans les gravats d'un système écroulé. Nous vivons une atmosphère de fin de règne", attaque Marine Le Pen, en préambule de sa prise de parole. "Un garde des Sceaux qui n'est plus ministre de la Justice mais ministre de l'impunité. Un ministre de l'Économie réduit à commenter son vertigineux naufrage financier. Un gouvernement de fantômes qui erre sans but et ne sait plus qu'invectiver l'opposition. Un président en état de siège, sifflé au salon de l'Agriculture, qui croit pouvoir trouver le salut politique dans des postures guerrières qui ont stupéfié les Français."

MARINE LE PEN OUVRE LE MEETING

Marine Le Pen ouvre la campagne européenne du RN, "riche de tant de promesses pour nos militants et des dizaines de millions de Français." "Il est des périodes en politique qui voient arriver des grands basculements, qui annoncent la fin d'une époque, d'un cycle, d'un système. Mes amis, les temps que nous vivons sont de ceux-là", lance la cheffe de file des députés RN. "Emmanuel Macron se voulait maître du temps, il se contente d'être le spectateur du compte à rebours qui égrène le temps politique qui lui reste."

LE TANDEM BARDELLA-LE PEN ENTRE SUR SCÈNE

Le tandem Jordan Bardella-Marine Le Pen fait son entrée dans le Parc Chanot. Ils s'offrent tous les deux une longue déambulation jusqu'à la scène, d'où ils vont s'exprimer l'un après l'autre.

"LA FRANCE REVIENT, L'EUROPE REVIT"

Le RN a révélé samedi, à la veille de ce grand meeting, son slogan et son affiche de campagne pour le scrutin européen. "La France revient, l'Europe revit", est-il écrit, avec une photo de Jordan Bardella.

LE RN LANCE SA CAMPAGNE

Le premier meeting de campagne de Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national aux élections européennes, vient de débuter au Parc Chanot, devant 6000 personnes, avec un clip d'introductif.

L'IMMIGRATION AU COEUR DU DISCOURS ?

Lors de sa prise de parole à Marseille, Jordan Bardella ne devrait pas s'aventurer dans la technicité institutionnelle mais se concentrer sur ses thèmes de prédilection. En premier lieu, l'immigration, "le plus grand péril qui se pose aux pays d'Europe", a-t-il estimé dans un long entretien paru dimanche matin dans La Provence. Le "grand remplacement" ? "C'est une réalité, même si je n'utilise pas ce terme car je ne le trouve pas clair. Des millions de Français ne reconnaissent plus leur pays".

UNE "STRATÉGIE TRICOLORE" DÉPLOYÉE

Lors d'une conférence de presse, jeudi à Paris, Jordan Bardella a dévoilé une "stratégie tricolore" inspirée des feux de circulation, faisant le tri entre les coopérations communautaires que le président du RN "approuve" (en vert, par exemple Erasmus), de celles pour lesquelles il réclame de "nouvelles conditions" (orange, comme pour Schengen) et des "lignes rouges", notamment l'immigration.


Une sortie de l'Union déguisée, telle que l'accuse la macronie ? "Pas de 'Frexit', ni public, ni caché" jure la tête de liste, en se disant ne pas être "contre l'Europe" mais "contre l'Union européenne", renvoyée à un simple "modèle d'organisation politique comme il pourrait en exister plusieurs". Lui prône une simple "alliance des nations", en renvoyant son ébauche "d'ici la prochaine présidentielle". 

MARINE LE PEN ATTENDUE AVANT JORDAN BARDELLA

À deux pas du stade Vélodrome, la tête de liste RN doit prendre la parole en conclusion du grand raout, une première, alors que le privilège était jusqu'alors réservé à Marine Le Pen. Elle s'exprimera cette fois-ci avant lui. Jordan Bardella tracera, lui, les axes de sa campagne. Le rendez-vous phocéen inaugure une série d'une dizaine de réunions publiques programmées au cours des trois prochains mois, dont l'une à Paris le 1er mai.

LE RN FAIT LA COURSE EN TÊTE DANS LES SONDAGES

Selon un sondage exclusif Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio publié le 11 février, le Rassemblement national arriverait largement en tête des élections européennes le 9 juin.

Jordan Bardella recueillerait 28,5 à 29% des intentions de vote, contre 18 à 19% pour le camp présidentiel.

BARDELLA LANCE SA CAMPAGNE

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue sur TF1info pour suivre ce direct. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, lance ce dimanche sa campagne avec un grand meeting devant 6000 personnes à Marseille à partir de 15h. Ce premier discours de campagne sera précédé d'une intervention de Marine Le Pen. Une séquence à suivre ici-même en notre compagnie et sur LCI (canal 26 de la TNT). 

Le jour J pour celui qui caracole en tête des sondages à trois mois des élections européennes. Jordan Bardella, président du Rassemblement national et tête de liste de la formation politique, lance sa campagne depuis le Parc Chanot, à Marseille, ce dimanche 3 mars à 15 heures. Un meeting à suivre en direct sur LCI (canal 26). 

Son discours sera précédé d'une intervention de Marine Le Pen, qui a de son côté les yeux déjà rivés sur l'élection présidentielle de 2027. Le RN a d'ores et déjà commencé cette campagne cruciale, notamment dans les travées du Salon de l'agriculture, qui s'achève ce dimanche sur fond de colère du monde rural. Samedi, Jordan Bardella se déplaçait dans le Gard, s'érigeant en défenseur des "traditions" et de "l'identité"

L'immigration et le libre échange dans le viseur

Dans une interview accordée dimanche à La Provence, Jordan Bardella indique avoir choisi de commencer sa campagne dans la cité phocéenne comme "un clin d'œil à [ses] origines méditerranéennes", "au cœur d'une région dans laquelle le RN ne cesse de progresser, élection après élection". Ce choix apparaît également comme un défi lancé directement à Emmanuel Macron qui, lui aussi, a fait de Marseille sa "ville de cœur", le chef de l'État ayant déployé dans cette ville un vaste plan d'investissement, notamment dans le domaine de l'éducation. "Mon seul adversaire, c'est Emmanuel Macron et mon seul ennemi, c'est abstention", déclare-t-il d'ailleurs à La Provence

"On est opposés au fonctionnement de l'Union européenne, mais pour l'Europe, qui est une réalité géographique, civilisationnelle, culturelle sur laquelle doit se construire la coopération des nations libres et souveraines", expose Jordan Bardella, qui réfute envisager un "Frexit", accusation portée ces derniers jours par Emmanuel Macron. 

Parmi les thèmes de campagne du RN : la lutte contre l'immigration à l'échelle européenne, "l'écologie punitive", les traités de libre échange et la "concurrence déloyale"


Vincent MICHELON

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