Pour la première fois dans cette campagne européenne, les huit candidats des principales têtes de liste débattaient ensemble sur un plateau télé.
Une "Grande Confrontation", diffusée sur LCI, qui intervient à moins de trois semaines du scrutin qui se tient le 9 juin.
Revivez les moments forts de l'émission présentée par David Pujadas.

Une "Grande Confrontation" entre les principaux candidats. Ce mardi 21 mai, LCI a organisé le premier débat télévisé entre les huit principales têtes de liste aux élections européennes du 9 juin. Durant trois heures, Manon Aubry (LFI), Jordan Bardella (RN), François-Xavier Bellamy (LR), Léon Deffontaines (PCF), Raphaël Glucksmann (PS/Place publique), Valérie Hayer (Renaissance), Marion Maréchal (Reconquête) et Marie Toussaint (Les Écologistes) ont répondu aux questions de David Pujadas.

Après avoir évoqué l'aide à l'Ukraine, la menace russe, la situation dans la bande de Gaza et la Nouvelle-Calédonie, les huit candidats ont parlé des questions économiques, leurs propositions en matière d'environnement avant de conclure sur les sujets migratoires. Retrouvez ci-dessous les temps forts de cette émission à moins de trois semaines du scrutin.

Ce live est à présent terminé. 

FIN DU DÉBAT

C'est la fin de cette "Grande Confrontation". Merci d'avoir suivi ce débat avec nous. Rendez-vous sur LCI (canal 26) et TF1+ pour suivre le débrief. 

LES CONCLUSIONS DES CANDIDATS

Tous les candidats ont procédé à leur conclusion. Revivez-les.

Elections européennes : les conclusions de tous les candidatsSource : TF1 Info

SUITE DES CONCLUSIONS

Marion Maréchal (Reconquête) conclut en s'adressant aux électeurs du RN, assurant qu'il n'y a "aucun vote perdu" dans un scrutin proportionnel, et s'en prend à la liste des Républicains. Elle défend "une droite de conviction". De son côté, Léon Deffontaines (PCF) souhaite "écrire une nouvelle page pour la gauche" avec les électeurs "qui veulent refaire de la question sociale leur priorité", en "défendant les services publics".


Jordan Bardella (RN) appelle les Français "à ne pas disperser les voix". "Je vous propose de renouer avec le temps de l'espérance", déclare-t-il. Enfin, Raphaël Glucksmann (PS/Place publique) lance que "la gauche humaniste qui assume le projet européen n'est pas morte". "Nous nous engageons à mener la résistance à cette vague d'extrême droite au Parlement européen."

PLACE AUX CONCLUSIONS

Les huit candidats passent désormais à leur conclusion. François-Xavier Bellamy (LR) estime que "la droite a la responsabilité de mettre en œuvre le projet pour se reconstruire". Valérie Hayer (Renaissance) déclare que "l'Europe est mortelle, avec un risque de décrochage économique", mais veut que l'Europe trouve d'ici à dix ans "le vaccin contre le cancer et le traitement contre Alzheimer".


Marie Toussaint (Les Écologistes) appelle les Français "à ne pas se tromper d'élection" puisque ne se joue pas le 9 juin "le duo Macron-RN". "Ne sombrons pas dans le repli identitaire, dans l'extrême droite qui porte atteinte aux droits", demande-t-elle. Manon Aubry (LFI) évoque, elle, le "droit des femmes" et promet d'en faire une priorité au Parlement européen avec "le droit à l'avortement dans la charte" de l'UE.

IMMIGRATION : UN "COMMERCE DES PEURS", SELON MANON AUBRY

"Nous venons d'assister au commerce des peurs", affirme Manon Aubry (LFI). "En France, Monsieur Bardella et Madame Hayer ont voté la même loi immigration. Contre cette Europe des barbelés, nous pouvons défendre un sauvetage et un accueil digne. Vous voulez renvoyer des Syriens, mais à qui ? À Bachar al-Assad ? À Daesh ? Cette course au plus raciste, je ne la supporte pas. On ne quitte jamais son territoire par gaieté de cœur."

VALÉRIE HAYER DÉNONCE "L'HYPOCRISIE" DE SES ADVERSAIRES SUR L'IMMIGRATION

Valérie Hayer (Renaissance) "dénonce l'hypocrisie sur le plateau". "Tous ceux qui viennent de s'exprimer avaient l'opportunité de sortir du statu quo lors du vote du pacte asile-immigration" qu'ils n'ont pas voté, affirme-t-elle. "Les migrants qui souhaiteront venir en Europe seront enregistrés aux frontières de l'UE. S'ils ne peuvent pas venir, on les renvoie. Pour les autres, on les accueille mieux."


"Vous faites votre beurre électoral sur l'immigration", lance-t-elle à Jordan Bardella (RN). "Je ne l'ai pas voté parce qu'il accélère l'immigration", affirme la tête de liste du Rassemblement national.

MARIE TOUSSAINT VEUT TRAVAILLER SUR "LES CAUSES" DE L'IMMIGRATION

"Nous devons d'assister à une course à l'échalote à qui haïra le plus", regrette Marie Toussaint (Les Écologistes). "Lorsque l'on refoule les migrants vers leur pays de départ, les personnes qui fuient la persécution, la misère, la guerre, elles sont déportées vers le désert. Nous n'avons donc traité en rien les causes de leur départ. Pourquoi sont-elles contraintes ? Pour des raisons de persécution, de misère, de violence, du dérèglement climatique. Prenons soin des causes, des gens qui arrivent. Soyons à la hauteur du projet européenne et œuvrons à l'intégration."

FRANÇOIS-XAVIER BELLAMY VEUT "RETROUVER DES FRONTIÈRES EUROPÉENNES"

"Quand on ne maîtrise pas ses frontières, on crée de la misère à grande échelle", déclare François-Xavier Bellamy (LR). "Si des gens meurent en Méditerranée, c'est parce que l'Europe n'a plus de frontières. Le vrai sujet est de retrouver des frontières. Il faut aider les pays comme la Grèce ou la Bulgarie, c'est ignoble de désarmer nos pays."

LÉON DEFFONTAINES DÉFEND UN "DROIT AU LOGEMENT"

"Lorsque l'on propose zéro immigration, on finance les réseaux de passeurs", rétorque Léon Deffontaines (PCF). "On a vu ce projet en Italie avec Giorgia Meloni : résultat, 450.000 migrants ont été régularisés. Le fond du problème est celui de l'accueil et de l'intégration".


"Et la dignité des Français ?", demande Marion Maréchal (Reconquête). Léon Deffontaines défend, lui, "un droit au logement" pour que les travailleurs sans papiers "puissent bénéficier des mêmes droits que les travailleurs".

IMMIGRATION : "UNE POLITIQUE LAXISTE QUI TRANSFORME LE QUOTIDIEN EN ENFER"

"La politique de dissuasion est la meilleure manière de sauver des vies" en Méditerranée, assure Marion Maréchal (Reconquête). "Cette politique laxiste a transformé le quotidien des Français en enfer. Je ne m'y résous pas. Quand vous faites des promesses de naturalisation et de regroupement familial, vous poussez les gens dans des tentatives désespérées."

IMMIGRATION : JORDAN BARDELLA PROPOSE LE "REFOULEMENT AUTOMATIQUE DES BATEAUX"

Jordan Bardella (RN) propose le "refoulement automatique des bateaux de migrants sur les ports européens" avec un "raccompagnement dans le pays d'origine". "Pour l'Union européenne, l'immigration n'est pas un problème, c'est un projet", assure-t-il. "Cela menace nos modes de vie, notre civilisation, nos comptes publics."


Raphaël Glucksmann (PS/Place publique), lui, préconise plutôt un "devoir de sauver". "Je suis pour les frontières, mais pas les cimetières comme frontières. La Méditerranée est le plus grand cimetière mondial", déplore-t-il. "Nous devons d'abord organiser le sauvetage, c'est notre obligation. Il n'y a pas de projet immigrationniste, ce sont simplement les besoins des économies européennes. Il est vital d'être réaliste."

PLACE AU DERNIER SUJET : L'IMMIGRATION

Les candidats débattent désormais des sujets liés à l'immigration. Que proposent-ils ? On fait le point.

GLUCKSMANN VEUT LA "DÉCARBONATION"

"L'énergie, ce n'est pas simplement la production, c'est aussi la simplicité et la sobriété, exprime de son côté Raphaël Glucksmann (Parti socialiste/Place publique). Je n'ai fait pas de la sortie du nucléaire un objectif, car mon objectif est la décarbonation."

PRIVILÉGIER LE NUCLÉAIRE OU LE RENOUVELABLE ?

Manon Aubry (LFI) "ne croit pas que le nucléaire va permettre de sauver le climat". "Je suis contre l'ouverture de nouveaux EPR", évoquant les questions de "gestion des déchets nucléaires" et de "ressources en eau". "Il faut ambitionner un 100% d'énergies renouvelables", ajoute-t-elle, tout en soulignant sa volonté de "protéger le fret SNCF de la vente à la concurrence". 

CLIMAT ET NUCLÉAIRE

"Un mix 100% renouvelable n'existe pas, avance François-Xavier Bellamy (LR). Je crois que l'écologie politique ne prend pas au sérieux la question du climat : elle veut organiser la décroissance." Le philosophe invite à "reconstruire une ambition nucléaire", alliant à la fois "maîtrise des prix et souveraineté énergétique". 


"On a besoin d'accélérer sur le nucléaire, indique pour sa part Valérie Hayer (Renaissance). C'est une énergie importante dans le mix français et en faire une priorité européenne." Marion Maréchal (Reconquête), elle, se dit "contre les 42%" d'énergies renouvelables posés en objectif par l'Union européenne d'ici à 2030.

NUCLÉAIRE, ÉNERGIE DE L'AVENIR ?

"L'énergie nucléaire est l'énergie de l'avenir", commence Léon Deffontaines (PCF), alors que l'objectif européen prévoit de passer à 42% d'énergies renouvelables. Ces deux types d'énergies sont "complémentaires", ajoute-t-il.


L'écologiste Marie Toussaint appelle pour sa part à "chasser les énergies fossiles". "Je propose que l'UE reprenne la main sur ces entreprises pétrogazières", précise-t-elle. "Nous nous sommes battus contre le charbon, contre le pétrole, contre le gaz."

NUCLÉAIRE VS RENOUVELABLE

Le débat va cette fois porter sur l'énergie et la place à octroyer au nucléaire et au renouvelable.

BELLAMY VANTE LE "MÉRITE DU TRAVAIL"

"On voit toutes les nuances de la gauche s'exprimer pour qu'il y ait plus de fiscalité, assure François-Xavier Bellamy (LR). Il y a une seule chose qui créé de la prospérité dans un pays : le travail. Nous sommes les seuls qui défendons le mérite du travail." Est-il favorable à un ISF européen ? "Bien sûr que non ! Ce n'est pas en créant de nouveaux impôts que nous allons réduire l'appauvrissement." Faut-il un ISF européen ? "Oui !", dit pour sa part Raphaël Glucksmann (PS/Place publique). 

BARDELLA ET DEFFONTAINES ÉCHANGENT VIVEMENT

"Ces discours qui indiquent que l'Europe est une chance renforcent l'extrême-droite, indique pour sa part Léon Deffontaines (PCF), visant Valérie Hayer. Mais je montrerai aux Français quel est le réel visage de Jordan Bardella", notamment en matière "économique". "Mais vous êtes communiste en 2024, répond le candidat du RN. Je n'ai pas de leçons en économie à recevoir."

DÉBAT SUR L'ISF EUROPÉEN

Manon Aubry (LFI) dénonce de nouveau "l'hypocrisie" de la candidate macroniste, Valérie Hayer. "Je propose un ISF à l'échelon européen pour aller chercher les plus grandes fortunes. On peut faire un taux progressif, qui touchent les 1 à 2% les plus fortunés."


"Je suis contre que la fiscalité et le droit du travail puissent être des compétences européennes, balaie pour sa part Marion Maréchal (Reconquête). Restons et occupons-nous déjà des compétences dans le cadre actuel."

UN ISF EUROPÉEN ?

Les candidats européens sont désormais interrogés sur la création d'un potentiel impôt sur la fortune (ISF) européen. "Il faut dégager des moyens publics d'investissement, commence Marie Toussaint (écologiste). Nous demandons un ISF climatique. Il faut aller cet argent chez les 0,5% personnes les plus riches (...) pour participer" à la transition écologique.


Au tour de Valérie Hayer (Renaissance) de s'exprimer sur ce sujet. "Comment on finance les grands projets qui sont devant nous aujourd'hui ? En faisant payer ceux qui ne paient pas leur juste part d'impôts aujourd'hui, comme les géants du numérique. En proposant aux Européens d'utiliser leur épargne pour investir dans les industries stratégiques à notre continent. Je suis favorable à ce qu'on mette à contribution les ultra-riches, mais à la bonne échelle."

RÔLE DE LA CONCURRENCE

Jordan Bardella (RN) estime que "l'énergie est trop chère pour subvenir aux besoins de réindustrialisation du pays" "des ambitions écologistes surréalistes, irréalistes" et "des règles de concurrence qui ne correspondent plus à la guerre économique que nous mènent aujourd'hui les grandes puissances émergentes", comme la Chine. 

LIBRE-ÉCHANGE

"Le logiciel écologiste qui gouverne au Parlement est la candidature de la Chine et du charbon, avance Marion Maréchal (Reconquête). On a un logiciel qui aboutit à la décroissance agricole et industrielle avec notamment le Green Deal. La réponse écologique, elle est dans le fait de reproduire local." Elle estime qu'il est nécessaire de "libérer" les entreprises de "l'enfer fiscal" et "d'arrêter de voter des traités de libre-échange à tout-va". 


Manon Aubry (LFI) déplore, elle, "une dose d'hypocrisie" en raison du vote de "l'ensemble des groupes politiques" en faveur d'accords de libre-échange. Ces traites "sont une folie", selon elle, à la fois "sanitaire", "environnementale" et "sociale". 

RÔLE DE LA CHINE

"Ce que demandent nos entreprises, c'est qu'on leur laisse travailler, estime François-Xavier Bellamy (LR). Ce que demandent les agriculteurs, c'est qu'en Europe il y a une concurrence déloyale d'huile de palme importée de contrebande. Il faut sortir de la naïveté." Le candidat républicain regrette que la majorité au Parlement européen ait voté pour "interdire le moteur thermique d'ici à 2035" et l'accuse d'avoir encouragé une forme de "décroissance", notamment au profit de la Chine. 


Cette transition écologique fait-elle le jeu des Chinois ? Pas selon Marie Toussaint (écologiste).  "L'écologie ça va avec l'économie, on a besoin de protectionnisme, de rehausser les droits de douane et de produire en Europe ce dont l'Europe a besoin, en particulier en ce qui concerne l'alimentation, la santé et l'énergie."

FAUT-IL DES BARRIÈRES ÉCONOMIQUES EUROPÉENNES ?

Raphaël Glucksmann (Parti socialiste) s'inscrit sur cette question dans la lignée du candidat communiste. "J'ai travaillé pendant tout le mandat pour le bannissement des produits issus du travail forcé. Dans la dernière ligne des négociations, le gouvernement a voulu retirer les panneaux photovoltaïques de ce texte." 

LA QUESTION DU PROTECTIONNISME

En matière de souveraineté, "il faut être plus offensif" et "relocaliser les secteurs stratégiques en Europe", notamment en matière de "médicaments", estime Valérie Hayer (Renaissance). "C'est aussi comment on va produire en Europe des voitures électriques", ajoute-t-elle. 


"Il faut un plan de relance, juge pour sa part Léon Deffontaines (PCF). Le protectionnisme n'est pas qu'un vain mot : remettons en cause l'ensemble des accords de libre-échange."

PLACE AUX QUESTIONS ÉCONOMIQUES

Les 8 candidats participant au débat ce soir vont à présent discuter des questions économiques. Ils débutent en évoquant la question du protectionnisme.

NOUVELLE-CALÉDONIE

La Nouvelle-Calédonie fait partie des "17 territoires dans le monde à décoloniser", affirme Manon Aubry (LFI). Qu'en est-il ?

SITUATION EN NOUVELLE-CALÉDONIE

Place aux questions autour de la Nouvelle-Calédonie, où Emmanuel Macron s'envole ce soir pour "une mission". "Enfin", commente Léon Deffontaines (PCF). "Les habitants de Nouvelle-Calédonie souhaitent avancer ensemble vers un nouveau processus."


"Y aller, oui, mais pour dire quoi ?", s'interroge Marion Maréchal (Reconquête), selon qui un report du projet de réforme constitutionnelle serait "une capitulation". "Il y a eu trois référendums en Nouvelle-Calédonie : à chaque fois, ils ont dit qu'ils voulaient rester français. Il est temps d'y restaurer l'ordre républicain et la paix civile. Sinon, il faudra envisager l'activation de l'article 36, l'état de siège, pour restaurer durablement la paix."

RAPHAËL GLUCKSMANN POUR "LA RECONNAISSANCE D'UN ÉTAT PALESTINIEN"

"Il va falloir passer à une étape supplémentaire de l'Union européenne et emboîter le pas au gouvernement espagnol : la reconnaissance d'un État palestinien doit être une base pour, ensuite, négocier", défend Raphaël Glucksmann (PS/Place publique). "Le gouvernement israélien fait tout pour empêcher l'émergence d'un État palestinien."

JORDAN BARDELLA ACCUSE LFI DE DÉVELOPPER "LES THÈSES DU HAMAS", UNE "DIFFAMATION"

"Depuis plus d'une heure, on ne parle pas des Français", déplore Jordan Bardella (RN). "Je me mets à la place des Français de confession juive qui tous les jours sentent monter l'idéologie islamiste sur notre sol. Une partie des mouvements politiques, à gauche et à l'extrême gauche, refusent de condamner le terrorisme. Les thèses que vous développez, Madame Aubry, sont les thèses du Hamas", poursuit-il, affirmant que la réponse israélienne "est légitime".


"C'est de la diffamation ce que vous faites, Monsieur Bardella", répond Manon Aubry (LFI). "Dans la bouche de l'extrême droite, il n'y a pas de solution concrète pour garantir la paix", poursuit Marie Toussaint (Les Écologistes), qui accuse "d'islamophobie".  "Toutes les haines doivent être combattues."

MARION MARÉCHAL DÉNONCE UN "CLIENTÉLISME ÉLECTORAL" DES INSOUMIS

"Si Manon Aubry, à chaque débat, parle de Gaza matin, midi et soir comme s'il s'agissait d'un territoire européen, c'est par clientélisme électoral", affirme Marion Maréchal (Reconquête). "Vous avez une grande part de responsabilité. Mais ce n'est pas payant pour la paix civile et la cohésion nationale."


"Vous n'avez pas de réponse à apporter pour protéger les civils" à Gaza, lui rétorque Manon Aubry (LFI). De son côté, Léon Deffontaines (PCF) demande "un peu de décence". "Il faut mettre hors d'état de nuire Benyamin Nétanyahou ainsi que les dirigeants du Hamas", déclare-t-il. "Le réquisitoire du procureur de la CPI va dans le bon sens."

LA RÉQUISITION DU PROCUREUR DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE DIVISE

"Madame Aubry, vous êtes disqualifiés à jamais pour parler de droit international", affirme François-Xavier Bellamy (LR). "Depuis des mois, vous avez toujours refusé de dire que le 7 octobre est un attentat terroriste islamiste." "Je n'ai pas de problème à le dire", répond Manon Aubry (LFI).


La tête de liste LR estime que le réquisitoire du procureur de la CPI "absolument scandaleux". "Ceux qui ont mis les Palestiniens dans cet enfer, ce sont les dirigeants du Hamas. Mettre sur le même plan l'agresseur et l'agressé, c'est procéder à un renversement accusatoire scandaleux. C'est ce discours qui fait que monte un antisémitisme virulent que vous couvrez."

L'ÉCHANGE ENTRE MANON AUBRY ET VALÉRIE HAYER SUR LE GOUVERNEMENT ISRAÉLIEN

Place désormais à la situation dans la bande de Gaza. "Je suis frappée par le deux poids deux mesures autour de cette table", regrette Manon Aubry (LFI). Elle réclame "des sanctions à l'égard du gouvernement d'extrême droite de Benyamin Nétanyahou". Elle demande à Valérie Hayer (Renaissance) si la France "fera le maximum pour arrêter Benyamin Nétanyahou" si la Cour Pénale internationale émettait un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien.


"Nous sommes au stade d'une réquisition", répond Valérie Hayer. "Cela me choque que l'on mette le Hamas et le gouvernement de Benyamin Nétanyahou sur un pied d'égalité. Mais ce qui se passe à Rafah et dans la bande de Gaza est intolérable. Le dialogue doit revenir."

L'ÉCHANGE ENTRE VALÉRIE HAYER ET RAPHAËL GLUCKSMANN SUR LES BUDGETS MILITAIRES

Valérie Hayer (Renaissance) demande à Raphaël Glucksmann (PS/Place publique) "pourquoi les socialistes à l'Assemblée nationale ont refusé de soutenir la loi de programmation militaire" alors qu'il réclame une hausse des budgets militaires. "Je ne suis pas au courant", répond Raphaël Glucksmann. "Je n'ai absolument jamais dévié de cap : je suis pour l'augmentation des budgets militaires des nations européennes."

ÉLARGISSEMENT DE L'UNION EUROPÉENNE

"Aujourd'hui, la priorité est la fin des massacres. La seule issue pour le permettre, c'est l'issue diplomatique", défend Léon Deffontaines (PCF). "Mais il y a une petite musique qui monte depuis le conflit en Ukraine : l'élargissement de l'UE à l'Ukraine. Il y a eu une vague d'élargissement il y a 20 ans, l'heure est au bilan : des usines françaises ont été délocalisées en Europe. Je m'opposerai à tout élargissement de l'Union européenne."

DÉFENSE EUROPÉENNE

Raphaël Glucksmann (PS/Place publique) estime que Vladimir Poutine "utilise les extrêmes droites européennes pour déstabiliser nos institutions". "Il faut se réveiller et faire beaucoup plus" pour l'Ukraine, estime-t-il. "Il faut assumer ce rapport de force. La seule manière d'obtenir la paix, c'est de montrer que Poutine sera défait. Il faut créer une défense européenne digne de ce nom."


Marion Maréchal (Reconquête) n'est pas de cet avis. "La Nouvelle-Calédonie est au bord de la guerre civile, des agents pénitentiaires se font tuer à l'arme de guerre", déclare-t-elle. "Je veux bien qu'on nous parle de défense européenne, j'aimerais d'abord que l'on garantisse la sécurité de la France."

QUELLES SONT LES POSITIONS DES CANDIDATS SUR L'UKRAINE ?

Les candidats évoquent la guerre en Ukraine. Que proposent-ils ?

GAZ RUSSE : L'ÉCHANGE ENTRE FRANÇOIS-XAVIER BELLAMY ET MARIE TOUSSAINT

François-Xavier Bellamy (LR) s'étonne que Marie Toussaint (Les Écologistes) "parle du danger que représente le gaz russe". "Qui a organisé cette dépendance, sinon ceux qui ont milité contre la filière nucléaire qui garantit notre autonomie stratégique", demande la tête de liste LR.


"On est dans une folle hypocrisie", lui répond Marie Toussaint. "Les Écologistes sont les seuls à n'avoir jamais eu de fascination pour le régime de Vladimir Poutine."

ENVOI DE TROUPES EN UKRAINE

Il n'y a "pas d'issue militaire aujourd'hui et demain parce que nous avons face à nous une puissance militaire", à savoir la Russie, affirme Manon Aubry (LFI) "Penser que l'on va réussir à mettre fin à cette guerre, c'est se fourvoyer. Les macronistes veulent maintenir une ambiguïté stratégique sur l'envoi de troupes, mais c'est inefficace et irresponsable. Cela fait peser le risque d'une guerre entre deux puissances nucléaires."


Envoyer des troupes au sol "est une idée extrêmement dangereuse", acquiesce François-Xavier Bellamy (LR). "Aujourd'hui, notre devoir est de reconstruire notre industrie de défense. Il faut tripler le budget du fonds européen de défense", mais "pas d'armée européenne", car "l'Europe ne doit pas devenir un État fédéral."

SOUTIEN À L'UKRAINE : L'ÉCHANGE ENTRE VALÉRIE HAYER ET JORDAN BARDELLA

Selon Valérie Hayer (Renaissance), "les menaces russes sont réelles". "La Russie a des intérêts en Nouvelle-Calédonie, c'est cela la réalité", affirme-t-elle. "Il faut sortir des postures. Jordan Bardella nous dit que la Russie est une menace, mais en 2022, Marine Le Pen appelait à une alliance militaire avec la Russie. Le RN a toujours refusé de soutenir les aides à l'Ukraine. On ne peut pas se dire en soutien de l'Ukraine sur les plateaux européens et pas sur les plateaux européens."


"Emmanuel Macron appelait à un rapprochement entre l'Europe et la Russie", lui répond Jordan Bardella (RN). "Pourquoi continuer à importer du gaz naturel alors que vous considérez votre fournisseur comme une menace pour notre sécurité collective ? Soyez cohérents."

VLADIMIR POUTINE, UNE MENACE POUR L'EUROPE ?

Pour Marie Toussaint (Les Écologistes), le président russe Vladimir Poutine "est une menace pour l'Europe et sa démocratie". Elle regrette que la France "continue à acheter du gaz" à Vladimir Poutine. "Nous continuons à importer de l'uranium enrichi. Or, il faut taper Vladimir Poutine au porte-monnaie. C'est la responsabilité de l'UE."


Jordan Bardella (RN) estime lui aussi que "la Russie est aujourd'hui une menace multidimensionnelle, pour notre sécurité et notre souveraineté". "C'est aussi une puissance nucléaire", fait-il valoir. "Nous sommes face à une menace que nous devons traiter en évitant tout risque d'escalade avec un soutien à l'Ukraine."

PLACE AUX SUJETS INTERNATIONAUX

Place désormais au premier thème de la soirée : l'international, et notamment la guerre en Ukraine.

L'INTRODUCTION DE MANON AUBRY

La tête de liste LFI Manon Aubry présente une photo d'une usine du nord de la France. "Cette entreprise est la preuve que le marché, c'est le chaos", déclare-t-elle. "Pour s'en sortir, il faut se donner le pouvoir de tout changer le 9 juin. Reprendre le contrôle sur le marché européen de l'énergie, garantir notre protectionnisme."

L'INTRODUCTION DE FRANÇOIS-XAVIER BELLAMY

La tête de liste LR François-Xavier Bellamy présente une photo d'une école après les violences urbaines de l'été dernier. "Tous les jours, l'autorité est défiée", affirme-t-il. "Il faut que l'Europe nous redonne la maîtrise de notre destin. C'est la droite européenne qui peut le réussir demain."

L'INTRODUCTION DE JORDAN BARDELLA

La tête de liste RN Jordan Bardella présente une photo du drapeau du Danemark. "L'un des grands défis est celui de l'immigration qui fait peser sur la France et le Danemark la menace de l'effacement", assure-t-il. "Je formule le vœu d'une Europe des nations qui protège nos frontières, défende notre art de vivre et notre civilisation."

L'INTRODUCTION DE RAPHAËL GLUCKSMANN

La tête de liste PS/Place publique Raphaël Glucksmann présente une photo des manifestations en Géorgie. "J'ai vu en Géorgie et en Ukraine des gens prêts à mourir pour le drapeau" européen, déclare-t-il. "Il est temps de se réveiller et de se redresser en Europe."

L'INTRODUCTION DE MARION MARÉCHAL

La tête de liste Reconquête Marion Maréchal présente une photo de l'allumage de la flamme olympique. "Notre civilisation française et européenne est menacée par le wokisme et la submersion migratoire" déclare-t-elle. "Je souhaite mettre fin à l'UE, complice de ces idéologies."

L'INTRODUCTION DE LÉON DEFFONTAINES

La tête de liste PCF Léon Deffontaines présente une photo d'une facture d'électricité. "Elle montre tout ce qui ne va pas dans cette Union européenne", affirme-t-il. "Nous souhaitons reprendre la main sur le marché de l'électricité et faire baisser les factures des Français en sortant du marché européen de l'électricité. C'est cette gauche que je souhaite incarner."

L'INTRODUCTION DE MARIE TOUSSAINT

La tête de liste des Écologistes Marie Toussaint présente une photo d'un ouvrier des chantiers navals de Dunkerque. "Il se bat, avec des milliers de ses collègues, face au lobby de l'amiante", déclare-t-elle. "Nous pouvons donner naissance à une nouvelle stratégie industrielle : celle de la réparation et de la dépollution du monde. Oui, l'Europe peut et doit nous libérer des produits chimiques et toxiques."

L'INTRODUCTION DE VALÉRIE HAYER

La tête de liste Renaissance, Valérie Hayer, présente une photo de la ville de Kharviv, en Ukraine. "Elle est sous le feu des bombes russes", affirme la candidate de la majorité présidentielle. "Un euro pour les Ukrainiens, c'est un euro pour tous les Français. Cette guerre a un impact sur notre quotidien. Cet argent n'est rien à côté de ce qu'il faudra mettre demain si la Russie gagne cette guerre."

JORDAN BARDELLA CONFIRME QUE LE RN "NE SIÈGERA PLUS AVEC L'AFD"

Jordan Bardella confirme que le RN ne siègera plus avec l'AFD allemande au Parlement européen. "L'AFD a franchi des lignes rouges", affirme-t-il. "Le RN aura de nouveaux alliés à l'issue des élections européennes. Les groupes seront remis à zéro à l'issue du scrutin du 9 juin."

LES CANDIDATS SUR LE PLATEAU

Les huit candidats sont arrivés sur le plateau de "La Grande Confrontation". Place au début du débat.

LCI

L'ARRIVÉE DES CANDIDATS À TF1

Les huit têtes de liste sont arrivées au sein de la Tour TF1 pour "La Grande Confrontation".

Elections européennes 2024 : l'arrivée des candidats à la tour TF1 avant "La Grande Confrontation"Source : TF1 Info

LES COULISSES DU DÉBAT

"La Grande Confrontation" démarre dans moins de 30 minutes sur LCI (canal 26) et TF1+. Découvrez les coulisses du débat.

Européennes : dernières minutes avant "La Grande Confrontation"Source : TF1 Info

D'ICI AU 9 JUIN

À l'heure où l'abstention sera scrutée de près, voici ce qu'il vous faut savoir afin de s'assurer que vous figurez bien sur les listes électorales

LES HUIT TÊTES DE LISTE PRÉSENTES SUR LCI

Voici les huit candidats présents dès 20h30 sur LCI (canal 26) et TF1+ pour "La Grande Confrontation" :


- Manon Aubry, tête de liste "La France insoumise".

- Jordan Bardella, tête de liste "Rassemblement national".

- François-Xavier Bellamy, tête de liste "Les Républicains".

- Léon Deffontaines, tête de liste "Parti communiste".

- Raphaël Glucksmann, tête de liste "Parti socialiste/Place publique".

- Valérie Hayer, tête de liste "Renaissance".

- Marion Maréchal, tête de liste "Reconquête".

- Marie Toussaint, tête de liste "Les Écologistes".

CHAQUE CANDIDAT VA PRÉSENTER UNE PHOTO

En introduction de "La Grande Confrontation", "chaque candidat" va présenter "une photo, un visage, un paysage qui représente ce qu'il veut de l'Europe ou ce qu'il ne veut plus voir", détaille Adrien Gindre, chef du service politique de TF1-LCI. "L'occasion de faire apparaître de premières différences, divergences, avant plus de deux heures de débat."

81 EURODÉPUTÉS FRANÇAIS

Au total, 720 députés issus des 27 États membres de l'Union européenne seront élus le 9 juin pour siéger au Parlement européen. Les Français auront à élire 81 représentants. À quoi ce chiffre correspond-il ?

UN DÉBAT, PLUSIEURS THÈMES

L'actualité internationale et notamment la guerre sur le continent européen, l'écologie, l'immigration... David Pujadas vous présente les différents thèmes abordés ce soir dans "La Grande Confrontation".

Européennes : quels seront les grands thèmes de "La Grande Confrontation" sur LCI ?Source : TF1 Info

COMMENT VOTER PAR PROCURATION ?

Vous n'êtes pas disponible le dimanche 9 juin pour vous rendre aux urnes ? Il est encore possible de faire une procuration. TF1info vous explique la procédure.

37 LISTES SUR LA LIGNE DE DÉPART

Quelque 37 listes ont été officiellement publiées samedi 18 mai au Journal officiel. Voici ce qu'il faut savoir sur ces listes, plus ou moins connues du grand public.

TEMPS DE PAROLE

Depuis le 15 avril, les temps de parole des candidats sont décomptés. Si lors de "La Grande Confrontation" ce lundi sur LCI, les huit têtes de liste auront le droit à un temps de parole égal, c'est le principe d'équité qui fonctionne lors de cette campagne. Explications.

LE RN NE SIÈGERA PLUS AVEC L'AFD

À quelques heures du débat, le président du RN et tête de liste Jordan Bardella a "pris la décision de ne plus siéger" avec les Allemands de l'AfD au Parlement européen, a indiqué à l'AFP son directeur de campagne, Alexandre Loubet, confirmant une information de Libération.


La tête de liste du parti d'extrême droite Alternative für Deutschland (Alternative pour l'Allemagne), Maximilian Krah, avait notamment considéré qu'un SS "n'est pas automatiquement criminel".

TOUT SAVOIR SUR LES EUROPÉENNES

Dates importantes, candidats, nombre d'élus... Voici tout ce qu'il faut savoir sur le scrutin du 9 juin prochain.

LES COULISSES DU DÉBAT

Le débat de huit têtes de liste aux européennes, c'est dans moins de trois heures sur LCI (canal 26). Positionnement sur le plateau, ordre des prises de parole... Tout a été tiré au sort. Découvrez les coulisses de "La Grande Confrontation".

La Grande Confrontation : comment les têtes de liste se sont-elles préparées ?Source : TF1 Info

SONDAGE EXCLUSIF

Tous les jours jusqu'aux élections européennes, l'Ifop-Fiducial mesure "en temps réel" les intentions de vote des Français pour LCI, Le Figaro et Sud Radio. Si l'élection avait lieu dimanche prochain, quel score obtiendraient les principales listes ? Retrouvez le baromètre de ce mardi 21 mai.

Bonjour et bienvenue sur TF1info pour suivre "La Grande Confrontation". Dès 20h30, les huit principales têtes de liste aux élections européennes débattront sur le plateau de David Pujadas, à 19 jours du scrutin. Un événement à suivre en direct sur LCI (canal 26), TF1+ et dans ce live.

Revivez ci-dessus les principales déclarations des huit têtes de liste lors de "La Grande Confrontation".


La rédaction de TF1info

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