L'affaire Penelope Fillon

Fillon dénonce "un coup d'Etat institutionnel" et accuse le pouvoir

Vincent Michelon
Publié le 1 février 2017 à 13h18
Fillon dénonce "un coup d'Etat institutionnel" et accuse le pouvoir

Source : Witt/SIPA

LE COMPLOT - Devant les parlementaires du groupe Les Républicains, mercredi matin, François Fillon a attribué ses déboires à une volonté de la gauche au pouvoir de le faire tomber. Il leur demande d'être solidaires pendant "15 jours", le temps, espère-t-il, que la situation soit clarifiée.

François Fillon tente de retenir ses troupes. Conscient des rumeurs de remplacement pur et simple qui se font de plus en plus insistantes dans les rangs de la droite, le candidat à la présidentielle, en très grande difficulté dans l'affaire Penelope Fillon, a demandé un délai à ses soutiens pour tenter de clarifier la situation, selon des élus présents lors de la réunion. 

L'ancien Premier-ministre, qui fait face à une chute vertigineuse dans un sondage, a demandé aux parlementaires de "tenir 15 jours, d'être totalement solidaires", jusqu'au résultat, espère-t-il, de l'enquête sur les rémunérations de son épouse. "Tout bricolage qui pourrait être imaginé se traduirait par notre échec", a-t-il lancé à ceux qui font circuler les noms des possibles candidats alternatifs

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François Fillon en est convaincu : les nombreuses informations qui sont sorties depuis huit jours sur le train de vie de sa famille relève d'un "coup d'Etat" fomenté non dans les rangs de la droite, mais par la majorité au pouvoir.    

Nous sommes en face d'une tentative de coup d'Etat institutionnel

François Fillon

"J'aimerais qu'on dénonce ce coup d'Etat", a-t-il insisté auprès d'eux. "Cette opération ne vient pas de chez nous, de notre camp. Elle vient du pouvoir [...] Je vous demande de ne pas douter, de dénoncer, de vous battre et d'attendre sereinement le résultat de l'enquête préliminaire."

Avant de conclure par un "J'ai besoin de vous". Le sénateur LR Jean-Pierre Raffarin a répondu en apportant sa "solidarité totale". De son côté, le député Luc Chatel a appelé le candidat à "reprendre la main" face à cet "assassinat politique", lui conseillant de repartir sur le terrain pour mener campagne. D'autres s'inquiètent toutefois d'une situation qui n'est "plus tenable". Constatant : "Nous ne sommes plus seulement sur le registre de la justice, mais de l'éthique et de la morale." 

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