Emmanuel Macron dans la course à l'Elysée

Macron prévient Valls : s'il garde l'étiquette PS aux législatives, il aura face à lui l'un des candidats d'En Marche !

Claire Cambier
Publié le 5 mai 2017 à 20h01
Macron prévient Valls : s'il garde l'étiquette PS aux législatives, il aura face à lui l'un des candidats d'En Marche !

VALLS EN MARCHE ? - Le candidat "En Marche !" renonce finalement à exiger de ses futurs candidats qu’ils quittent le parti pour obtenir l’investiture de son mouvement aux législatives. Mais il avertit néanmoins l’ancien Premier ministre : ce dernier devra tout de même choisir pour qui il "roule".

Emmanuel Macron fait machine arrière. Jusqu’à présent, le candidat "En Marche ! " demandait, s'il était élu dimanche soir face à Marine Le Pen, que les candidats investis sous l’étiquette "majorité présidentielle" quittent leur parti d’origine. Il visait notamment les membres du PS, nombreux à avoir rallier l’ancien ministre avant même le premier tour.

Interrogé vendredi matin sur RTL sur le fait de savoir si les socialistes qui souhaiteraient soutenir une future majorité Macron devraient "quitter le PS et déchirer leur carte", Emmanuel Macron a finalement répondu par la négative.  "Je ne demande à personne de déchirer sa carte, parce qu'à titre personnel, les gens peuvent toujours garder des engagements", a-t-il dit. En revanche, il a maintenu l'exigence principale : "Ils devront s'inscrire aux législatives sous la majorité présidentielle."

Vous pouvez tout à fait avoir une adhésion personnelle à un parti, à une sensibilité, mais il faut vous inscrire dans une majorité claire, il y a une majorité présidentielle. Ni LR ni le PS ne sont dans cette majorité présidentielle.

Emmanuel Macron

Le choix cornélien de Manuel Valls

Et pour évoquer cette nuance, c’est à Manuel Valls qu’il fait référence. "C'est simple : si Manuel Valls se présente sous l'étiquette du Parti socialiste, il aura face à lui un candidat de la majorité présidentielle. S'il se soumet à la procédure de la Commission nationale d'investiture présidée par Jean-Paul Delevoye, il peut être, comme d'autres responsables politiques l'ont déjà fait, investi", précise-t-il à RTL. "Vous avez compris la nuance que j'ai faite : j'ai dit ‘s'il est candidat sous l'étiquette parti socialiste’", a-t-il souligné. Avant de poursuivre : "Vous pouvez tout à fait avoir une adhésion personnelle à un parti, à une sensibilité, mais il faut vous inscrire dans une majorité claire, il y a une majorité présidentielle. Ni LR ni le PS ne sont dans cette majorité présidentielle".

Ce mardi, le maire socialiste de Lyon et fervent soutien d’Emmanuel Macron, Gérard Collomb, assurait également qu’il n’y aurait "pas de problème" pour que Manuel Valls "puisse avoir une investiture ou ne pas avoir de candidat en face de lui" s’il venait à quitter le PS. Mais entendra-t-il cet appel du pied ? Manuel Valls, qui a laissé entendre qu'il aimerait bien intégrer l’éventuelle future majorité d’Emmanuel Macron, remarque qu’il a "été désigné par le PS" et que " personne ne peut (lui) enlever cette étiquette". L’ancien Premier ministre fait donc face à un choix cornélien.

Au PS, des débats houleux en perspective

De son côté, le PS a annoncé ce vendredi qu'il lancerai officiellement sa campagne pour les législatives mardi prochain, en réunissant ses candidats à la Mutualité à Paris. Une réunion du bureau national du parti se tiendra au préalable dans la matinée. 

Mais déjà les frictions se font sentir. L'un des proches de Benoît Hamon, Guillaume Balas, estime que "Manuel Valls ne peut pas avoir l'investiture socialiste".  De manière générale, ce sont tous ceux qui ont appelé à voter dès le premier tour pour Emmanuel Macron dont l'investiture pose problème aux Hamonistes : Juliette Méadel, Malek Boutih, Jean-Marie Le Guen... Les débats promettent d’être houleux.

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