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"En Marche Reims" dément être à l'origine d'un SMS appelant à "bousculer" Marine Le Pen lors de sa visite dans la ville

Justine Faure
Publié le 5 mai 2017 à 17h27, mis à jour le 5 mai 2017 à 17h37
"En Marche Reims" dément être à l'origine d'un SMS appelant à "bousculer" Marine Le Pen lors de sa visite dans la ville

SMS - Florian Philippot et David Rachline ont diffusé sur leurs comptes Twitter un SMS attribué au comité rémois d'En Marche dans lequel des militants sont appelés à "siffler", "huer", "bousculer" et même "tuer" politiquement Marine Le Pen lors de sa visite dans la ville. Contacté par LCI, le comité d'En Marche Reims dément être à l'origine de ce message, et dénonce un faux.

La visite de Marine Le Pen à Reims a été agitée ce vendredi matin. Depuis, les frontistes, David Rachline et Florian Philippot en tête, en tiennent pour responsables les militants locaux d'Emmanuel Macron. Le directeur de campagne de Marine Le Pen et le vice-président du FN ont même diffusé dans l'après-midi sur leurs comptes Twitter un SMS attribué au comité rémois d'En Marche. Ce message appelle les militants à se rendre à la cathédrale, lieu de visite de la candidate FN ce matin, pour "la siffler, la huer et même (la) bousculer". "Des ballons et drapeaux Macron et Europe sont dispo au local ! Venez ! Faut la tuer", peut-on lire sur le message. 

"En Marche Reims" dénonce un faux

Mais contacté par LCI, "En Marche Reims" dément être à l'origine de ce SMS et dénonce un "faux". "Nous n'avons pas besoin de telles méthodes", nous affirme Franck Mitouart, le créateur et responsable communication du comité. "Je n'ai pas envoyé ce type de message. Je suis extrêmement vigilant sur ce que je publie, nous avons une éthique dans le mouvement", ajoute-t-il. Selon lui, il s'agit d'un faux mal fabriqué par le Front national. Il en veut notamment pour preuve le format de l'heure visible avant le message : 9H32 au lieu de 9:32. Franck Mitouart nous précise également que pour communiquer entre eux, les membres du comité utilisent le terme "marcheurs" plutôt que "militants".


Justine Faure

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