Elections législatives 2017

Législatives à Paris : la voix de NKM s'est éteinte

Antoine Rondel
Publié le 18 juin 2017 à 23h42
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Source : Sujet JT LCI

MOMENT DE DISGRÂCE - Deux jours après son agression dans le Ve arrondissement, Nathalie Kosciusko-Morizet a essuyé une défaite face au marcheur Gilles Le Gendre, de plus de dix points d'écart.

"Dans 10 jours, ma voix peut séteindre", prophétisait-elle, cinq jours avant le premier tour. Le déroulé du premier tour des élections législatives a donné raison à Nathalie Kosciusko-Morizet, défaite au second tour de l'élection législative de la 2e circonscription de Paris. a obtenu autour de 45% des voix, contre un peu moins de 55% à son adversaire Gilles Le Gendre. L'ancienne ministre n'a pas traîné des pieds avant de reconnaitre sa défaite.

Un score pas si déshonorant, sachant qu'elle en avait obtenu 18%, contre près de 42% à son concurrent, mais un retard insurmontable. Signe d'une campagne qui ne s'est déroulée à aucun moment comme prévu, Nathalie Kosciusko-Morizet a été victime d'une agression, jeudi 15 juin, alors qu'elle tractait sur un marché du Ve arrondissement. Un homme l'a prise à parti, lui causant une frayeur qui l'a mise à terre et fait faire un malaise. Hospitalisée 24 heures, la candidate n'a pas pu terminer sa campagne.

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L'ex-ministre et candidate à la primaire de la droite et du centre se présentait dans une circonscription a priori imperdable, laissée à ses bons soins par un certain François Fillon. Lequel, s'il n'a pas fait campagne pour sa successeure, n'a pas économisé les tweets pour lui apporter son soutien. Sauf que... rien ne s'est passé comme prévu. Malgré ses appels du pied au lendemain de la victoire d'Emmanuel Macron et sa volonté de saisir "la main tendue" par celui-ci après la nomination d'Edouard Philippe, Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas pu s'éviter un candidat de la République en marche dans son secteur.

Pire, la candidate a vu arriver dans le secteur deux candidatures dissidentes en la personne de Henri Guaino, grand contempteur d'Emmanuel Macron, et Jean-Pierre Lecoq, tenant d'une ligne méfiante à l'égard du président chez Les Républicains, poussé en sous-main par les ténors du parti.

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