Ce mardi, LCI, Le Figaro et Sud Radio publient un premier sondage exclusif réalisé par Ifop-Fiducial.
C'est une première vue d'ensemble des forces en présence pour les élections législatives dont le premier tour aura lieu le 30 juin.
On y observe les grandes tendances qui se dessinent à trois semaines de ce scrutin crucial.

Pour ce premier sondage LCI, Le Figaro et Sud Radio depuis l'annonce d'élections législatives anticipées, l'institut Ifop, en partenariat avec Fiducial, a testé plusieurs cas de figure possibles lors du scrutin du 30 juin et 7 juillet, selon que la gauche se présentera sous bannière unie, ou en ordre dispersé. C'est la configuration telle qu'elle était lors de la réalisation de ce sondage les 10 et 11 juin 2024, auprès d'un échantillon de 1089 personnes inscrites sur les listes électorales.

L'hypothèse d'une gauche unie

À chacune des personnes interrogées, il a été demandé pour quel candidat elle avait le plus de chance de vote si des élections législatives avaient lieu dimanche prochain, dans le cas où la gauche présenterait des candidatures uniques. 25% d'entre elles ont répondu qu'elles voteraient pour un candidat de la gauche, qu'il soit affilié à LFI, au PCF, au PS, ou aux Écologistes. C'est-à-dire appartenant au "Front populaire", dont la création a été annoncée lundi soir.

18% des sondés voteraient pour un candidat de la majorité sortante (Renaissance, Modem ou Horizons). 35% indiquent leur intention de voter pour un candidat du Rassemblement national, et 4% pour un candidat du parti Reconquête. Soit une légère amélioration du score du RN par rapport au scrutin européen, et une érosion de celui du parti d'Eric Zemmour, mais inférieure à la marge d'erreur dans les deux cas. Quant aux candidats du parti Les Républicains, en crise depuis l'appel sur TF1 par Éric Ciotti d'une alliance LR-RN, ils obtiendraient 9% dans cette configuration avec une gauche sous bannière commune.

L'hypothèse d'une gauche divisée

La même question a été posée aux mêmes sondés quant à l'hypothèse d'une gauche qui se présenterait au scrutin chacun sous son étiquette, et sans accord d'union. Les candidats des quatre partis PCF, PS, LFI et Écologistes, totaliseraient dans ce cas de figure 32% des voix, soit 7% de plus au total que sous bannière unie. En pôle position à gauche, les candidats socialistes obtiendraient 13%, et les Insoumis 11%. Un score total plus élevé donc, mais des scores individuels peut-être trop faibles pour espérer attendre un deuxième tour. Le PCF obtiendrait 2%, et les Écologistes 6%.

Dans le même temps, les candidats de la majorité présidentielle sortante obtiendraient 16% des voix, et ceux du Rassemblement national toujours 35% - avec une nouvelle baisse du parti Reconquête à 3,5%. Quant aux candidats LR, ils obtiendraient 8%, soit un point de moins, en cas de gauche divisée.

On le voit, la fusion des gauches sous une bannière unie n'est pas du goût de tous les électeurs de cette sensibilité. 7% d'entre eux refuseraient leur voix à un candidat affilié au "Front populaire", dans ce qui, à cette heure, semble devoir être la configuration du scrutin le 30 juin prochain. Mais les candidatures séparées à gauche paraissent inférieures, à cette date, au minimum requis pour atteindre le second tour. 

De son côté, le Rassemblement national serait porté par la même dynamique que lors du scrutin européen, en améliorant même légèrement son score. Reconquête subit une légère érosion, et ne pourra pas compter sur l'aide du RN. Marion Maréchal vient de faire savoir, au lendemain de sa rencontre avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, que l'union annoncée n'était plus d'actualité.


F.Se

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