À 15 jours des élections européennes, Jordan Bardella est l'invité du 20H de TF1 ce dimanche 26 mai.
En amont de cet entretien, on a décrypté la campagne portée par la tête de liste du Rassemblement national.
Attendu sur les questions de lutte contre l'immigration, il a choisi de faire du pouvoir d'achat un autre thème central de sa politique.

S'il y a bien un axe au cœur de la campagne du Rassemblement national aux élections européennes, c'est "l'impuissance de l'État face à l'immigration". Pour preuve, la photo ci-dessous choisie par Jordan Bardella, invité ce dimanche 26 mai du rendez-vous, "Partie de campagne", du 20H de TF1. Il s'agit de sa visite, très médiatique, en février dernier au poste frontière de Menton, point de passage de migrants entre l'Italie et la France. 

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Jordan Bardella veut en effet rétablir des contrôles aux frontières nationales et réserver la libre circulation aux Européens. Mais contrairement à certains de ses concurrents, comme François-Xavier Bellamy, tête de liste LR, ou Marion Maréchal, du parti Reconquête!, pas de murs aux frontières de l'Europe dans son programme ou de blocus en mer Méditerranée. 

Pour se démarquer, Jordan Bardella préfère faire aussi campagne sur le pouvoir d'achat. "Les factures explosent pour les familles, mais elles explosent aussi pour les entreprises", soulignait-il par exemple le 7 mai dernier face à ses militants. La tête de liste RN propose également de mettre fin aux règles du marché européen de l'énergie pour, selon lui, diminuer les factures d'électricité de 30 à 40%. Une façon, semble-t-il, de suivre les pas de Marine Le Pen, dont était la thématique centrale lors de la dernière élection présidentielle était le pouvoir d'achat.

Le JT de TF1 a par ailleurs passé au crible toutes les prises de parole de Jordan Bardella ces derniers mois, avec son partenaire Datapolitics et leur logiciel d'intelligence artificielle. Et sans surprise, c'est le candidat qui cible le plus "Emmanuel Macron", "Gabriel Attal", et "l'Europe de Macron". Des enjeux qui sont donc clairement nationaux. Au Parlement, le chef de file du RN n'a d'ailleurs déposé que 21 amendements, un bilan faible comparé aux 1200 du LR François-Xavier Bellamy ou aux 3460 de l'Insoumise Manon Aubry. 

Certes, Jordan Bardella est présent en séance plénière une fois par mois et il prend part au vote, mais il est beaucoup moins assidu en commission où il n'a assisté qu'à une réunion sur 58. De là à dire qu'entre préparer 2027 et peser au Parlement européen, son choix est fait, il n'y a qu'un pas. 


V. F | Reportage : Lucas Zajdela

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