Le président Emmanuel Macron a relancé l'idée d'un débat contre Marine Le Pen à l'approche des élections européennes du 9 juin.
Un face-à-face dénoncé ce dimanche 26 mai sur LCI par Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place Publique, selon qui il "n'a aucune raison d'être".
"Il cherche à faire de cette élection européenne un duel entre lui et l'extrême droite", a-t-il fustigé.

"C'est profondément scandaleux d'un point de vue démocratique." Alors que la campagne officielle des élections européennes va s'ouvrir lundi 27 mai, scrutin où la liste de sa majorité est en difficulté, Emmanuel Macron a relancé samedi l'idée d'un débat avec Marine Le Pen. "Je suis prêt à débattre maintenant", a lancé le président de la République dans les colonnes du Parisien. "Si on pense que c'est une élection où se joue une partie du destin de la France, ce que je crois, il faut débattre", a-t-il souligné, affirmant être à la "disposition" de la cheffe de file du RN. "La balle est dans son camp".

Un face-à-face hypothétique contre lequel s'insurge Raphaël Glucksmann. "Il cherche à kidnapper cette élection, à faire de cette élection européenne un duel entre lui et l'extrême droite. Ce sempiternel duel qui existe depuis sept ans et qui est rejoué à chaque élection", a dénoncé la tête de liste PS-Place Publique, invitée de L'Événement du Dimanche LCI. 

Ce débat n'a aucune raison d'être démocratiquement
Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place Publique

"Nous, avec notre campagne, nous montrons que cette élection n'est pas un duel. Il y a une alternative, une autre voie. Le gouvernement et l'Élysée vont essayer par tous les moyens, tous les stratagèmes de repolariser l'élection autour du match Attal-Bardella ou Macron-Le Pen", a déploré l'essayiste qui mène la liste "Réveiller l'Europe".

"Ce débat n'a aucune raison d'être démocratiquement", a affirmé Raphaël Glucksmann, rappelant qu'"il y a une tête de liste qui s'appelle Valérie Hayer et qui participe à des débats collectifs." "C'est sans doute l'élection européenne la plus importante de l'histoire. Et c'est précisément parce que c'est l'élection européenne la plus importante de l'histoire, qu'il ne faut pas de jeux de com' et de coups politiques. Il faut un vrai débat. En jouant avec les institutions et l'équité démocratique, Emmanuel Macron finit par faire monter le Rassemblement national. Il le présente en permanence comme la seule opposition possible à sa politique et à sa personne. (...) On n'a jamais eu une extrême droite aussi haute, aussi forte et aussi menaçante", déplore-t-il.


Y.R.

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