38 listes sont validées pour les élections européennes des 8 et 9 juin 2024.
Pour les petits candidats, privés de l'appui des grands partis, elles peuvent être très coûteuses.
Le 13H de TF1 a suivi plusieurs d'entre eux, pour comprendre comment elles font face.

Sur ce marché parisien, la concurrence est rude, comme on le constate dans le reportage du 13H en tête de cet article. Ce jour-là, ils étaient nombreux à tracter pour leur candidat aux Européennes. Pour ceux qu'on appelle "les petits candidats", comme ici Pierre Larrouturou, difficile de sortir du lot face à ceux des grands partis. "Mais pourquoi vous n'allez pas avec Glucksmann ?", lui demande une dame. "Mais parce qu'il nous a foutus dehors", lui répond le candidat dans un sourire, "il trouve que nous sommes un peu trop à gauche pour lui".

Frais de campagne

L'organisation d'une campagne coûte cher, et ces partis peinent parfois à trouver les fonds pour les professions de foi, les bulletins de vote et les affiches, qui se chiffrent en millions. Sans compter les déplacements, privilégiés par certains candidats comme Jean Lassalle, dont il juge le coût exorbitant. Affichage et déplacements compris, il chiffre sa campagne juste au-dessous de 2 millions d'euros.

Pour tous, l'objectif est d'au moins atteindre le score plancher de 3%, qui permet un remboursement des frais de campagne à hauteur de 4 millions d'euros. À partir de 5%, la liste obtient des sièges au Parlement européen. Mais l'objectif est incertain, et certains anticipent. Ainsi, les réunions publiques de Florian Philippot sont payantes, pour couvrir une partie des frais engagés. Le merchandising des accessoires de campagne est aussi une des ressources sur lesquelles tablent les candidats. 


La rédaction de TF1info | Reportage : T. Petit, L. Lacides, E. Fourny

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