VIDÉO - Jean-Chistophe Cambadélis se justifie après s'être énervé contre une journaliste de LCP

par Antoine RONDEL
Publié le 24 mai 2017 à 14h20
VIDÉO - Jean-Chistophe Cambadélis se justifie après s'être énervé contre une journaliste de LCP

CRAQUAGE - Le patron du Parti socialiste, candidat à sa réélection dans la 16e circonscription de Paris, a perdu son sang-froid face à une journaliste de la Chaîne parlementaire, qui le suivait alors qu'il faisait campagne dans le XIXe arrondissement. Il s'en est expliqué, mercredi 24 mai sur Radio Classique.

Les temps sont durs pour Jean-Christophe Cambadélis, candidat à un sixième mandat de député. Premier secrétaire du Parti socialiste, il peine à réunir une famille qui, pour partie, part sur sa droite, en rejoignant Emmanuel Macron et qui, pour l'autre, ne cache pas ses envies de recomposition du parti autour d'un axe moins social-libéral. Candidat, il doit faire face aux moqueries et à deux opposants très coriaces, le marcheur et secrétaire d'Etat Mounir Mahjoubi, qui bénéficie de la dynamique présidentielle, et l'insoumise Sarah Legrain, donnée "pour l'instant" gagnante par OpinionWay.

Lire aussi

Des données qui sont loin de faire de la campagne du député sortant une sinécure. On a pu s'en apercevoir, lors d'un reportage diffusé par LCP, mardi 23 mai. Suivi par une équipe de la Chaîne parlementaire boulevard Macdonald en pleine déambulation, il ignore leurs questions, avant de s'arrêter, de dévier le micro, de s'en emparer, malmenant la bonnette dudit micro au passage, pour déposer le matériel sur le capot de sa voiture. Vous pouvez revoir la séquence à partir d'1'49" :

Le tout en maintenant un dialogue difficile avec la journaliste :

Interrogée par Le Lab, l'auteure du reportage, Astrid de Villaines, n'a pas compris la réaction du député de Paris. "Je ne sais pas s'il a eu des expériences avec des journalistes avant, mais j'ai eu l'impression de payer pour tous les autres." Jean-Christophe Cambadélis, lui, a été invité à réagir au micro de Radio Classique, mercredi 24 mai, donnant d'ailleurs des explications différentes qu'au moment de sa perte de nerfs, fustigeant notamment une "interview sauvage" faite alors qu'il n'avait pas "sa cagette" : "Je protestais contre l’inégalité de traitement. Tous mes concurrents avaient le droit de choisir là où ils pouvaient être interrogés et moi non."

Largement réélu les fois précédentes, le patron du PS voit son statut de baron local menacé, après le score de Benoît Hamon à l'élection présidentielle dans son secteur (10%, loin derrière Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon). A titre de comparaison, Patrick Mennucci, député solidement implanté depuis des années dans les Bouches-du-Rhône, a vu son score fleuve de 2012 (33%) baisser de 20 points dans un sondage. De quoi envisager l'avenir sans grande sérénité.

Lire aussi

Suivez l'actualité politique sur notre page spéciale


Antoine RONDEL

Tout
TF1 Info