Le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, était l'invité ce mardi de TF1, au lendemain de l'accord des partis de gauche sur des "candidatures uniques" aux élections législatives du 30 juin.
En cas de victoire du bloc de gauche, il refuse que Jean-Luc Mélenchon devienne le nouveau Premier ministre.

"Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre", voilà l'un des slogans qui avait accompagné la campagne de la Nupes lors des élections législatives en 2022. Deux ans plus tard, le refrain semble très loin d'être le même. Dans la nuit de lundi 10 à mardi 11 juin, les principaux partis de gauche - La France insoumise, le Parti socialiste, les Écologistes et le Parti communiste - ont annoncé avoir trouvé un accord pour le premier tour des élections législatives anticipées, le 30 juin prochain. Ils présenteront des "candidatures uniques" pour maximiser leurs chances de victoire et tenter de battre le Rassemblement national.

Les socialistes sont arrivés en tête de la gauche.
Olivier Faure, Premier secrétaire du PS

En cas de majorité, ce bloc serait alors amené à gouverner. Avec quel Premier ministre ? Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, ce ne sera pas Jean-Luc Mélenchon. "Il n'y a pas de logique à ce que Jean-Luc Mélenchon soit candidat" pour succéder à Gabriel Attal à Matignon, a-t-il affirmé ce mardi sur TF1 (voir vidéo en tête de cet article). "En 2022, avec 22% à la présidentielle, il avait la force principale. La réalité politique est qu'aux élections européennes, les socialistes avec Raphaël Glucksmann sont arrivés en tête de la gauche."

Dès lors, la donne a changé, selon Olivier Faure, d'autant que socialistes et Insoumis n'ont pas retenu leurs coups les uns contre les autres lors des élections européennes. "Certains mots restent en travers de ma gorge", a souligné le patron du PS. "À bien des égards, La France insoumise a été dans l'outrance et a franchi la ligne jaune. Lorsque nous nous sommes retrouvés lundi, je leur ai dit ce que je n'avais pas du tout apprécié dans cette campagne, y compris avec des mots durs. Il ne s'agit pas de se voiler la face, mais nous devons faire face" au Rassemblement national.


I.N

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