Dimanche soir, la France a connu une soirée électorale riche en émotions.
Des résultats des européennes à l'annonce de la dissolution de l'Assemblée, le JT de TF1 vous fait revivre ces heures intenses.

L'annonce des scores à 20h est, d'ordinaire, le moment le plus important d'une soirée électorale. Résultat dimanche soir : une victoire écrasante du Rassemblement national, et une demande de la tête de liste : "Le président de la République doit choisir de s'en remettre à l'esprit des institutions et d'organiser de nouvelles élections législatives", clame Jordan Bardella. La réponse du chef de l'État est en réalité déjà prête : dès 19h58, une dépêche de l'AFP annonce une prise de parole surprise d'Emmanuel Macron. 

Une heure plus tard, à 21h, le président s'adresse au pays : "J'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc, ce soir, l'Assemblée nationale", déclare-t-il.

La gauche parle d'union... mais désunie

L'onde de choc est ressenti au QG de Renaissance, où des journalistes de TF1 se trouvent alors. Les militants ont du mal à y croire. "Je pense que ce n'est pas une bonne décision", réagit l'un d'eux sous l'objectif de notre caméra.

Au même moment, les militants du RN, eux, exultent à leur QG de campagne, comme le montre notre reportage visible en tête de cet article. À 21h17, Marine Le Pen affiche sa détermination : "Nous sommes prêts à exercer le pouvoir si les Français nous font confiance lors de ces futures élections législatives. Nous sommes prêts à redresser le pays, à défendre les intérêts des Français."

À gauche, les militants sont sonnés, mais se disent prêts à repartir au combat. "On est fatigués de la campagne mais la fatigue n'est que de façade. Parce que l'annonce m'a remonté à bloc", dit l'un d'eux. Un autre abonde : "En tout cas, il faut continuer, ça c'est sûr."

Dans la soirée, tous les partis de gauche se posent la question d'une éventuelle union. François Ruffin de La France insoumise ne dit alors pas autre chose sur TF1 : "Il n'y a pas le choix, il faut qu'on arrête les conneries et qu'on soit le plus possible unis". Le socialiste Raphaël Glucksmann abonde, mais exclut Jean-Luc Mélenchon de l'équation : "Il semble que Jean-Luc Mélenchon n'a pas été exactement sur la ligne politique ni sur la manière de faire que nous avons portés pendant cette campagne", cingle-t-il.

Pendant que les oppositions se préparent, l'exécutif travaille dans l'ombre. Il est 22h à l'Élysée quand Emmanuel Macron convoque ses principaux ministres. Aucune image ne filtre, aucune caméra n'est admise. Tout l'inverse du Rassemblement national qui, à 22h30, se réunit en bureau exécutif pour définir la stratégie des prochains jours. Les échanges se poursuivront jusque tard dans la nuit. C'est tout de même à 2h30 du matin que Jordan Bardella quittera le siège du RN. 

À quelques kilomètres de là, place de la République, des manifestants se rassemblent spontanément en présence de la gauche. À Paris, mais aussi à Lille, ils font savoir leur refus de l'extrême droite.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : N. Gandillot, M. Guénégan, A. Portron

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