+2,6°C à la fin du siècle : l'ONU dénonce des engagements "pitoyablement" insuffisants

Emilie Roussey avec AFP
Publié le 27 octobre 2022 à 17h03
JT Perso

Source : TF1 Info

Les engagements des pays signataires de l'accord de Paris placent la Terre sur une trajectoire de réchauffement climatique de +2,6°C d'ici la fin du siècle.
Un chiffre bien supérieur aux 2°C annoncés lors de l'accord en 2015.
Antonio Guterres appelle les Etats et les acteurs privés à "combler cet écart" au risque d'aller "vers une catastrophe mondiale"

Le monde "ne peut plus se permettre de faire du greenwashing". A l'occasion de la publication de l'évaluation annuelle des engagements des signataires de l'accord de Paris par le programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), le secrétaire général de l'organisation Antonio Guterres a martelé que les objectifs de neutralité carbone "ne valent rien" sans des actions pour les honorer. "Nous avons besoin d'action climatique sur tous les fronts et nous en avons besoin maintenant", a-t-il insisté.

Et pour cause, selon le PNUE, les engagements annoncés par les pays signataires placent la Terre sur une trajectoire de réchauffement climatique de +2,6°C d’ici la fin du siècle. Un chiffre bien supérieur aux objectifs de l’accord de Paris signé en 2015, qui actait la volonté de contenir "nettement" le réchauffement sous 2°C, voire 1,5°C si possible.

"Vers une catastrophe mondiale"

Les engagements des pays signataires "ne sont pitoyablement pas à la hauteur" des objectifs, a commenté le secrétaire général de l'ONU dans un message vidéo, estimant que "nous nous dirigeons vers une catastrophe mondiale". Il a alors appelé les gouvernements, notamment ceux des Etats du G20, mais aussi les acteurs privés et les institutions financières à "combler l'écart" entre ces engagements et ceux nécessaires pour respecter les objectifs de l'accord de Paris. 

"Les engagements à la neutralité carbone ne valent rien sans des plans, des politiques et des actions pour les soutenir", a-t-il déclaré, ajoutant que "notre monde ne peut plus se permettre de faire du greenwashing, d'avoir de faux-semblants, des retardataires".

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A moins de deux semaines du début de la conférence climat de l'ONU COP27 qui se tiendra en Egypte, Antonio Guterres s'est aussi prononcé en faveur d'un "pacte historique" entre les économies développées et émergentes du G20. Un pacte qui pourrait permettre de "booster une transition énergétique juste".


Emilie Roussey avec AFP

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