Et si manger deux fois moins de viande suffisait à régler le problème climatique de la France ?

par A. Lo. avec AFP
Publié le 20 février 2024 à 17h51

Source : JT 20h WE

Une étude du réseau Action Climat et de la Société française de nutrition recommande de réduire sa consommation de viande pour atteindre 450 grammes maximum par semaine.
Cela permettrait d'atteindre les objectifs climatiques fixés pour le pays.
Réduire de moitié sa consommation de viande n'aurait par ailleurs pas d'impact nutritionnel, selon les régimes alimentaires suggérés.

Un geste pour la planète et pour la santé. Une étude révélée ce mardi 20 février par le réseau Action Climat et la Société française de nutrition montre que réduire de moitié la consommation actuelle de viande en France permettrait d'atteindre les objectifs climatiques fixés pour le pays, tout en étant en accord avec les apports nutritionnels recommandés.

Un impact carbone réduit et en "adéquation nutritionnelle"

L'alimentation représente 22% de l'empreinte carbone de la France, et "60% de ces émissions proviennent de la production, au niveau agricole, des aliments que nous consommons", rappelle l'étude. Or, dans le cadre de sa 2e Stratégie bas carbone, la France s'est engagé à une réduction des gaz à effet de serre de son secteur agricole de 46% d'ici 2050.

L'étude souligne pourtant que dans l'Hexagone, "après deux décennies de baisse entre 1990 et 2012, la consommation de viande par habitant affiche une légère hausse depuis une dizaine d'années." Selon le document, "la quantité de viande consommée par habitant en France est aujourd'hui deux fois supérieure à la moyenne mondiale". Entre 2000 et 2022, la consommation de poulet par habitant dans l'Hexagone aurait plus que doublé.

À travers un travail de modélisation "de régimes alimentaires durables", le réseau Action Climat et la Société française de nutrition montrent néanmoins "qu'il est possible de réduire de 50% la consommation de viande tout en satisfaisant l'adéquation nutritionnelle et sans avoir recours à des produits enrichis ou à des supplémentations." Cette baisse "conduirait à une réduction de l'impact carbone de l'alimentation comprise entre -20% et -50% selon le type de changements alimentaires associés", est-il indiqué.

Les diètes suggérées par l'étude comprennent "davantage de fruits et légumes, de légumineuses, de fruits à coque et de produits céréaliers complets qu'aujourd'hui, avec une consommation modérée d'œufs et de produits laitiers, et une forte diminution des produits gras, sucrés et/ou salés". C'est pourquoi le réseau Action Climat et la SFN insistent sur "la nécessité" pour le gouvernement de "prendre en compte les enjeux environnementaux" et donc de préconiser de "ne pas consommer plus de 450 grammes de viande par semaine", toutes viandes et charcuteries confondues.


A. Lo. avec AFP

Tout
TF1 Info