La voiture électrique, le véhicule de demain ?

Automobile : le Parlement européen vote l'arrêt des ventes de véhicules thermiques neufs en 2035

M.G
Publié le 8 juin 2022 à 21h18
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Les eurodéputés se sont mis d'accord, mercredi, pour réduire à zéro les émissions des automobiles neuves à partir de 2035.
Une telle mesure n'autorise, de facto, que la vente des véhicules électrique à partir de cette date.

Un coup de poing sur la table en faveur du climat. Le Parlement européen a approuvé, ce mercredi 8 juin, malgré une farouche opposition de la droite, la proposition de Bruxelles de réduire à zéro les émissions des automobiles neuves à partir de 2035.

Les eurodéputés, réunis en séance plénière à Strasbourg, ont validé ce texte qui n'autorise de facto, à cet horizon, que la vente de véhicules électriques, par 339 pour (249 voix contre, 24 abstentions). Le vote a été particulièrement serré du fait de l'opposition farouche de la droite. Il grave dans le marbre la position des élus de l'organe législatif européen avant leurs négociations avec les États membres pour finaliser un compromis. 

rrL'objectif du "zéro émission" a fait l'objet d'une âpre bataille dans l'hémicycle, avec un amendement du PPE (droite pro-européenne et première force au Parlement) proposant de viser plutôt une réduction de 90% des émissions automobiles en 2035. Si cette modification - qui a finalement été rejetée de justesse - avait été adoptée, cela aurait permis de poursuivre la vente de voitures hybrides. À l'inverse, les Verts voulaient, eux, avancer l'interdiction des moteurs thermiques à 2030. De même, un amendement de la droite promouvant l'usage de "carburants synthétiques" potentiellement plus écologiques que les fossiles a également été rejeté. 

Un défi pour l'industrie

Le texte final fixe "un cap clair à l'industrie en soutenant la fin des moteurs thermiques en 2035. C'est une victoire importante et cohérente avec l'objectif de neutralité carbone pour 2050", puisqu'une voiture roule en moyenne 15 ans, s'est félicité Pascal Canfin (Renew, libéraux), président de la commission Environnement au Parlement. "L'entrée dans l'électromobilité est une façon de protéger à la fois le climat et les emplois de ce secteur dans le temps", abonde l'eurodéputé allemand Michael Bloss (Verts), qui met en avant le délai de 13 ans dont disposent les firmes pour refondre leur modèle. 

En outre, "la suppression progressive des moteurs à combustion est une opportunité historique de mettre fin à notre dépendance au pétrole", tandis que la production accrue de véhicules électriques contribuera à en abaisser le prix, souligne encore Alex Keynes, de l'ONG Transport&Environment. 

Lire aussi

De son côté, la droite, qui a voté en bloc contre cette mesure, s'alarme des conséquences sur le tissu industriel. "Imposer le 'zéro émission' reviendrait à condamner tout un pan de l'activité industrielle et pénaliserait fortement les consommateurs", met en avant Agnès Evren (PPE). Ce texte "empêchera de commercialiser des véhicules hybrides performants ou des véhicules utilisant des biocarburants", dont la production pourrait s'avérer moins chère et moins émettrice de carbone que les véhicules électriques, fustige-t-elle. 

Pour rappel, les voitures représentent 12% des émissions de CO2 dans l'UE. 


M.G

Tout
TF1 Info