Opération sauvetage pour un béluga coincé dans la Seine

Béluga dans la Seine : des vitamines vont être administrées au cétacé

Samuel Azemard avec AFP
Publié le 6 août 2022 à 17h11, mis à jour le 10 août 2022 à 11h01
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Le béluga repéré dans la Seine depuis mardi refuse toujours de s'alimenter, malgré des opérations pour l'aider.
Le cétacé est actuellement dans une écluse à 70km de Paris.
Pour tenter de le nourrir, des vitamines vont lui être administrées.

Le béluga toujours aussi stressé refuse toute nourriture. Depuis mardi, le cétacé qui a pénétré dans la Seine n'a rien avalé et continue son périple tant bien que mal. Il est actuellement dans une écluse d'une dimension d'environ 125 mètres sur 25 mètres. Par conséquent, les autorités et l'ONG Sea Shepherd tentent tous les moyens. 

"Les vitamines sont administrées par un vétérinaire avec les moyens habituels, le fléchage (...). Il n’y a pas lieu d’être impressionné par cette technique", a déclaré Isabelle Dorliat-Pouzet, secrétaire générale de la préfecture de l'Eure, lors d'un point-presse samedi à proximité de l'écluse de Notre-Dame-de-la-Garenne. 

Une possible réouverture de l'écluse ?

"C’est un individu assez décharné et qui semble avoir des difficultés d’alimentation", a dit Isabelle Dorliat-Pouzet. Les tentatives de le nourrir, avec des harengs morts puis des truites vivantes, n'ont semble-t-il pas abouti.  Parmi les hypothèses pour éviter que le cétacé périsse, figurent la réouverture "de l’écluse vers la mer, à 160 km, pour qu’il puisse reprendre son chemin" ou le conserver dans le bassin "pour qu’il puisse reprendre de l’appétit". 

Interrogée sur la possibilité de l'extraire du bassin, la secrétaire générale a répondu que ce n'était pas l'hypothèse privilégiée car les spécialistes ne sont pas certains "que le béluga soit suffisamment costaud pour supporter cette manipulation". Toute décision sera prise "dans l’intérêt de l’animal" et "aucune décision n'a encore été prise". Autre élément inquiétant, "des petites taches" sont apparues qui peuvent être naturelles en raison de l'eau douce mais qui peuvent aussi signifier "d'autres difficultés", selon la même source. 

De leur côté, l'ONG Sea Shepherd a décidé d'organisé un live sur leurs réseaux à 18h30 afin de répondre à toutes les questions autour de ce cétacé. 


Samuel Azemard avec AFP

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