Opération sauvetage pour un béluga coincé dans la Seine

Béluga dans la Seine : le cétacé dans un état stationnaire

Dylan VEERASAMY avec AFP
Publié le 8 août 2022 à 13h11, mis à jour le 10 août 2022 à 11h00
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Le béluga bloqué dans la Seine est dans un état stationnaire.
Cependant, ses jours sont toujours en danger en raison des conditions dans lesquelles il se trouve.

Le béluga répéré dans la Seine mardi dernier était dans un état stationnaire lundi matin, a appris l’AFP auprès de l'ONG de défense des océans, Sea Sheperd. Lamya Essemlali, présidente de Sea Sheperd France a indiqué à l’AFP qu’il n’y a "pas de dégradation de son état", ajoutant qu’"il reste alerte, mais ne mange toujours pas"

Le cétacé refuse toujours de s'alimenter

Au cours des derniers jours, plusieurs tentatives pour nourrir l’animal, qui est apparu très amaigri, ont été faites, mais sans succès pour le moment. "Son manque d’appétit est surement un symptôme d’autre chose, une origine qu’on ne connait pas, une maladie. Il est sous-alimenté et ça date de plusieurs semaines, voire plusieurs mois. En mer, il ne mangeait plus", ajoute-t-elle.

Un manque d'alimentation pourrait fortement compromettre ses chances de survie, qui s’amenuisent de jour en jour en raison de son environnement actuel. En effet, le béluga gît actuellement dans l’écluse de Saint-Pierre-La-Garenne, dans l’Eure, où l’eau est chaude et stagnante, contrairement à son milieu aquatique naturel.

Plusieurs hypothèses ont déjà été évoquées pour venir en aide au cétacé bloqué dans la Seine. Parmi celles avancées, une extraction de l’animal ou bien une ouverture de l’écluse en espérant que l’animal ait la capacité de rejoindre la Manche par ses propres moyens. Dimanche 7 août, après concertation avec les autorités, il avait été annoncé que "l’option de l’euthanasie avait été écartée pour l’instant" car le béluga réagissait encore.

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Selon l'observatoire Pelagis, spécialiste des mammifères marins, il s’agit du second béluga connu en France après qu'un pêcheur de l'estuaire de la Loire en avait remonté un dans ses filets en 1948.  


Dylan VEERASAMY avec AFP

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