Les fortes pluies des dernières semaines ont fait monter le niveau des nappes phréatiques dans presque toutes les régions françaises.
Une situation bien plus favorable qu'en mars 2023, où 75% des niveaux étaient sous les normales.
Certains territoires, comme le Languedoc-Roussillon et le sud de l'Alsace, restent toutefois toujours sous pression.

Le niveau des nappes phréatiques s'améliore. Plus de la moitié d'entre elles se situent désormais au-dessus des normales, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bulletin mensuel. "En mars, la situation s'améliore de nouveau par rapport au mois précédent, indique ainsi l'organisme. L'état des nappes est généralement satisfaisant : 27% des points d'observation sont sous les normales mensuelles, 15% sont comparables et 58% sont au-dessus (respectivement 36%, 18% et 46% en février)."

Un niveau toujours "très bas" en Languedoc-Roussillon

L'an dernier, à la même époque, la situation des nappes phréatiques était bien plus délicate. En mars 2023, le niveau de 75% d'entre elles se situait alors sous les normales. Aujourd'hui, la situation se veut bien plus favorable. En cause ? Les fortes pluies des dernières semaines, par ailleurs responsables d'importantes crues dans plusieurs régions. Des intempéries qui ont résulté sur un excédent pluviométrique d'environ 85% par rapport à la période de référence 1991-2020.

Malgré tout, certains territoires demeurent sous pression à ce niveau. C'est le cas du Languedoc-Roussillon, où les niveaux des nappes phréatiques se maintiennent à des rangs "très bas", selon le BRGM. "Seules les nappes de l'ouest du pourtour méditerranéen (ouest Hérault, Aude et Pyrénées-Orientales) conservent des niveaux plus bas qu'en mars 2023", souligne ainsi la structure dans son bulletin. La nappe du Sundgau, dans le sud de l'Alsace, reste aussi basse, du fait de sa forte inertie, tandis que la situation est hétérogène en Corse.

L'ensemble de ces zones seront à surveiller avant l'été. "La période de recharge devrait se terminer en avril ou mai, selon les cumuls de pluie et la réactivité de la nappe, prévoit l'établissement public. Les épisodes de recharge devraient ensuite rester ponctuels et peu intenses, sauf événements pluviométriques importants." La situation dans les Pyrénées-Orientales, dans le Roussillon, sera particulièrement scrutée. L'an dernier, le département avait connu une sécheresse historique, poussant les autorités à restreindre l'accès à l'eau.


T.A. avec AFP

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